Transitions

Facturation électronique. « Une TPE sur cinq n’est pas au fait du sujet », alerte la CCI Ille-et-Vilaine

Le compte à rebours est lancé. Le 1er septembre 2026, la facture électronique deviendra une obligation pour toutes les entreprises. Derrière cette réforme majeure, c’est tout un écosystème qui doit s’adapter. Or, sur le terrain, une grande majorité de TPE semble découvrir ce que la transition vers la facturation électronique implique, à la fois sur le plan technique, financier et organisationnel. C’est ce qui ressort des premières réunions d’information organisées, courant janvier, par la CCI Ille-et-Vilaine en lien avec la CMA, l’Ordre régional des experts comptables de Bretagne et la DGFIP*.
CCI Ille-et-Vilaine
Intervention de l'ordre des experts comptables de Bretagne et de la DGFIP à l'occasion d'un atelier d'information sur la facturation électronique organisé à Saint-Malo par la CCI Ille-et-Vilaine lors d'une

« On est surpris par l’engouement pour chacun de nos ateliers d’information. Il faut bien l’avouer, on ne s’attendait pas à un tel public. C’est à la fois très positif mais aussi un peu inquiétant car à l’issue de chacun d’entre eux, on sent un vent de panique parmi certains participants, principalement des artisans et des commerçants. Ils ne sont pas prêts à ce tournant digital. Quelques-uns ne sont pas encore équipés de logiciels de facturation. Pourtant, tous vont devoir authentifier leurs factures en passant par une des plateformes agréées par l’Etat. Cette complexité technique s’apparente à une véritable charge mentale, à un obstacle douloureux à surmonter pour un grand nombre d’entre eux. », explique Christophe Séby, Responsable Délégation Saint-Malo à la CCI Ille-et-Vilaine.

 

Toutes le entreprises concernées, sans exception

En effet, dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devront avoir choisi une plateforme et passer par elle pour recevoir leurs factures. Elles devront aussi se plier à l’e-reporting pour les autres sommes encaissées. Il n’y aura pas d’exception. Même les autoentrepreneurs et les très petites entreprises qui ne paient pas de TVA car leur chiffre d’affaires est trop faible, sont tenus de prendre le virage. « La généralisation de la facturation électronique représente une réforme majeure pour l’économie française : elle s’inscrit dans un mouvement global de lutte contre la fraude à la TVA, mais aussi de simplification et de modernisation des échanges commerciaux entre entreprises », souligne la DGFiP*. Après une longue phase de tests, le gouvernement vient de publier une liste qui contient une centaine de plateformes agréées.

La facturation électronique présente notamment la vertu de réduire les erreurs de saisie, de TVA et d’automatiser l’émission, la réception et le classement des factures. « Le nerf de la guerre, c’est la trésorerie. Avec cette réforme, les entrepreneurs vont suivre plus finement le parcours des factures, visualiser les créances en temps réel, anticiper les blocages de trésorerie. C’est un outil de pilotage autant qu’un outil réglementaire, poursuit Christophe Seby. « Le plus important, c’est de choisir une plateforme adaptée à son secteur et compatible avec son outil métier, ». Pour les experts-comptables, cette réforme représente à la fois un défi opérationnel et une opportunité stratégique d’accompagnement des entreprises dans leur transition numérique.

Prochaine étape de la réforme, un test grandeur nature de six mois sera lancé en mars 2026 : les entreprises équipées pourront commencer à échanger des factures électroniques. « Les freins techniques sont levés, et pour les entreprises, le plus tôt sera désormais le mieux pour choisir une plateforme », assure la DGFIP*.

 

Partout en Bretagne, les CCI organisent des ateliers d’information sur la facturation électronique : découvrir le planning et s’inscrire

 


*Direction Générale des Finances Publiques

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