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Doudou et Compagnie va s’appuyer sur le site de la Guerche de Bretagne pour renforcer sa production de mascottes J.O 2024 made in France

Véronique Maignant, le 29.11.2022

En lançant, en 2020, un projet d’investissement de  3,5 millions dans un site de production flambant neuf en plein cœur de la Guerche de Bretagne, en Ille-et-Vilaine, Alain Joly, Fondateur de Doudou et Compagnie n'aurait jamais imaginer décrocher, quelques mois plus tard, le marché de la fabrication des  mascottes «Phryges» des Jeux olympiques et paralympiques 2024. Pourtant, l’entreprise a été choisie pour développer 60% de la production totale des collections de peluches et doudous mascottes, sous licence officielle. Ce mardi, en présence de Tony Estanguet, Alain Joly a annoncé renforcer ses moyens de production sur le site breton afin de fabriquer 50% de sa production de peluches Mascottes en France. L’autre moitié sera fabriquée en Chine.

Tony Estanguet, président du Cojop et Alain Joly, fondateur de Doudou et Compagnie

C’est en 2019 que l'entreprise Maïlou Tradition, qui fabriquait des doudous et peluches 100 % made in France à Châteaubourg, a été reprise par le Groupe parisien Doudou et Compagnie présidé par Alain Joly. Celui-ci emploie 110 personnes pour un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros dont 40% à l’international,  en croissance de 20 à 30 %. Depuis cette reprise, la société a investi 3, 5 millions d’euros dans un nouveau site de 3 500 m² (1 500 m² de capacité de production – 2 000 m²  de stockage) à la Guerche  de Bretagne, situé à quelques kilomètres de l’ancien site « avec la volonté de relocaliser et produire des peluches de qualités. Un doudou sur deux en France est doudou fabriqué chez nous » souligne  Alain Joly.

Ce mardi 29 novembre, accompagné de nombreux élus et de Tony Estanguet , Président du comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'été de 2024, le patron du groupe a affirmé vouloir assurer « 50% de la production des Mascottes Phryges en France ». Une façon d’éteindre la polémique née début novembre lorsque il avait été avancé 15%  de production en France. « Avec l’élan des Jeux Olympiques et Paralympiques, nous tentons le pari de re-fabriquer en France. Afin de garantir un prix accessible, nous avons décidé de fabriquer les pièces premières dans notre usine en Asie et d’assurer en France le travail de couture, montage, retournage, finitions et contrôle qualité sans oublier la recherche et le développement. C’est 80% de la valeur ajoutée qui sera ainsi apportée en France. »

600 000 mascottes fabriquées en France

Doudou et compagnie devrait fabriquer 1,2 million de «Phryges»  sur les deux millions de peluches attendues d'ici 2024. Environ 600 000 mascottes devaient être produites en France dont une grande partie sur le site de la Guerche de Bretagne. Le reste sortira de l'usine chinoise de Doudou et compagnie. Pour atteindre cet objectif, la production va s'étendre sur la surface de stockage et passer à 3 500 m². Le groupe va également recruter et « passer de 15 à 60 couturières [...] d'ici fin 2023 ». La production des peluches, qui va considérablement accélérer pour atteindre 1 000 à 1 500 pièces par jour, contre 700 prévues jusqu'ici, doit démarrer début janvier, pour une mise en vente dès «mi-janvier».

 

39,99 € la mascotte française

Le prix des mascottes françaises a été abaissé 39, 99 euros l'unité contre 30 euros  pour les mascotte chinoises. « Pour réussir ce pari, il est indispensable que tous les acteurs fassent un effort sur leurs marges. » Ce à quoi ce sont engagés les distributeurs français de jouet dont certains représentants étaient présents, ce jour, à la Guerche de Bretagne. Cependant il y aura bien une différence entre les deux mascottes. « La mascotte française est un peu plus grande et a une peluche plus fournie. Elle est  de meilleure qualité », assure Alain Joly. Elles seront distribuées dans 5 000 points de vente, en distribution spécialisée et grandes surfaces alimentaires. D’ici à 2024, Doudou et Compagnie entend doubler son chiffre d’affaires qui pourrait avoisiner les 40 millions d’euros.


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Pour leur 17e édition, les Trophées bretons du développement durable changent de nom et deviennent les Trophées bretons des transitions. Organisé depuis 2005 par l'Etat, l'ADEME en Bretagne et la Région Bretagne, ce concours régional récompense les porteurs d'actions innovantes et pérennes en faveur du développement durable.
Associations, établissements d’enseignement, acteurs publics ou encore entreprises ont ainsi jusqu’au dimanche 19 mars 2023 pour déposer leur dossier.
Les candidatures sont simples et rapides sur la page www.tropheesdd.bzh/candidatez/

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