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Bretagne Services logistique : avec une croissance annuelle de 15%, l’entreprise de Bruz (35) traite 5 millions de colis par an

Véronique Maignant, le 17.01.2020

Née en 1997 sous l’impulsion du Groupe Yves Rocher, Bretagne Services Logistique (BSL) emploie aujourd’hui 320 personnes réparties sur 4 sites implantés autour de Rennes.  Disposant d’une surface logistique de 60 000 m² largement robotisée, l’entreprise enregistre depuis trois ans une croissance annuelle de 15%.  Membre de Bretagne Supply Chain elle est particulièrement impliquée dans Let’s Go

« Nous sommes spécialisés dans le petit colis, nous traitons environ 5 millions de commandes par an », explique Rolf Beyer directeur général, actionnaire minoritaire de BSL. L’entreprise appartient au groupe Dimotrans et s’est spécialisée à l’origine dans la préparation et l’envoi de colis pour la cosmétique. Yve Rocher bien sûr, mais aussi L’Oréal Paris, NYX et quelque 18 marques du groupe L’Oréal font parties de ses clients. En 2015, elle est aussi devenue centre de préparation unitaire pour Gemo (textile). « Depuis trois à quatre ans, nous développons d’autre clients B to C comme Melijoe, (textile), Envie de Fraise (textile), tapis chic mais aussi des entreprises plus régionales comme Henaff & Co, Poule à pois (jouets en bois à Chateaugiron) ou encore les éditions du Chasse-Marée ». Résultat, si BSL réalisait 14 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, aujourd’hui ce dernier atteint 27 millions d’euros. « En 2021, il devrait frôler les 30 millions d’euros », souligne le dirigeant. BSL travaille avec 38 transporteurs, propose 80 solutions de transport. « Nos sites sont tous distants de 10 km d’une plateforme Coliposte ».

 

Des sites de plus en plus robotisés

 Ce développement est le fruit d’une politique d’extension avec l’acquisition récentes de 23 000 m² de surfaces supplémentaires situéess à proximité du siège situé à Bruz. « Notre principale activité consiste à faire du picking et de la préparation de commandes. Nous nous appuyons sur la technologie Scallog ». Les robots mobiles se déplacent sous les étagères et les apportent aux postes de travail, réduisant ainsi le port de charges lourdes et optimisant les flux de commandes. L’opérateur n’a plus qu’à prélever le nombre de produits indiqué par le système.  Le site de Bruz, l’un des plus petits, 5 500 m², compte à lui seul 8 robots et 200 étagères.  « Depuis ce site nous traitons des petits colis, des commandes de produits des différentes marques de l’Oréal en provenance de 25 sites. Nous sommes objectivés par la marque : 99% des commandes doivent partir le jour même de leur arrivée. Elles émanent de particuliers et sont passées pour 90% d’entre elles, en ligne, entre 20h et 23h. Elles partent essentiellement vers l’Europe de l’Ouest mais nous sommes en discussion avec le Groupe L’Oréal pour nous occuper aussi de l’Europe de l’est ». En période normale, 3 000 colis partent du site de Bruz. Cependant, ce nombre peut monter à 15 000 si promotion ou fête des mères, Saint-Valentin, etc.  « Autre tendance de fonds : le pic des commandes étant le dimanche soir, 40% de notre activité sont réalisées le lundi ». 38 titulaires sont employées sur cette plateforme mais l’effectif peut grimper à 120 personnes selon la saisonnalité.

 

Souplesse dans l’organisation

Une telle réactivité clients avec une variation en volume d’activité de 1 à 10 requiert une organisation particulièrement souple. Les samedi et dimanche peuvent être travaillés. « Le personnel que nous recrutons doit-être à même de pouvoir suivre l’activité », poursuit Rolf Beyer. Rémunération complémentaire, accord d’aménagement du temps de travail, mise en place d’un management favorisant la polyvalence, « la relation est dans le donnant donnant. Un accord d'aménagement du temps de travail a été élaboré avec les représentants du personnel, permettant d’ajuster les 35H de travail hebdomadaire à la baisse ou à la hausse, tout en maintenant la fixité des niveaux de salaires mensuels. Nous limitons aussi l’intérim à 15 % maximum de l’effectif de la société. En fin d’année il peut monter à 450 ».  Ce développement d’activité oblige BSL à recruter. « La supply chain a beaucoup évolué depuis les premières usines. Nous ne gérons plus des stocks, nous gérons des flux. Les clients ont besoin de personnalisation, d’une livraison toujours plus rapide... C'est l'effet Internet ».  Les technologies révolutionnent la manière de concevoir et de suivre la supply chain. La traçabilité lors des livraisons, la traçabilité industrielle, les drones pour les inventaires, les AGV (Automated Guided Vehicles) pour déplacer toujours plus de matière, les technologies RFID sont de véritables enjeux des prochaines années… 

Membre de Bretagne Supply Chain, fortement impliqué dans Let’s Go, Rolf Beyer compte sur cet évènement régional pour attirer de nouveaux candidats.

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