Croissance

Bretagne. En croissance de 1,4 % sur un an, le PIB par habitant atteint 34 600 euros

119 milliards d’euros : c’est le montant du Produit Intérieur Brut (PIB) créée par la Bretagne en 2023, plaçant la région au 9e rang national derrière les Pays de la Loire (144 milliards d’euros) et devant la Normandie (116 milliards d’euros). Si la Bretagne se distingue des autres régions françaises par une production de richesse proportionnellement plus élevée dans l’agriculture et la fabrication de denrées alimentaires, ces activités traditionnelles sont peu génératrices de valeur ajoutée et pèsent de moins en moins dans l’économie régionale. C’est ce qui ressort de la dernière étude de l’Insee Bretagne, publié ce jeudi 15 janvier 2026.
V.M
La valeur ajoutée générée par la fabrication de denrées alimentaires en Bretagne est la plus forte des régions métropolitaines. À elle seule, la Bretagne produit 11,9 % de la VA de cette branche.

Avec 119 milliards de richesse produite en 2023, la Bretagne contribue à hauteur de 6,2 % de la richesse créée en France métropolitaine – hors Île-de-France- une part équivalente à son poids démographique. « Cette part positionne la Bretagne entre ses deux régions limitrophes, derrière les Pays de la Loire (144 milliards d’euros) et juste devant la Normandie (116 milliards d’euros) », souligne l’Insee Bretagne. Au 1er rang des régions françaises figure l’Île-de-France, avec 860 milliards d’euros. Par habitant, le PIB atteint 34 600 euros en Bretagne , un niveau proche de la moyenne de l’ensemble des régions de province (35 600 euros), mais nettement inférieur à celui des habitants d’Île-de-France (69 300 euros).

Une croissance du PIB  beaucoup plus forte que dans les autres régions

Depuis 2000, la croissance du PIB a été relativement continue dans la région. Cependant, la Bretagne, tout comme l’ensemble du pays, a dû faire face à trois crises majeures. « L’éclatement de la bulle internet en 2002 a freiné la croissance du PIB breton qui n’a véritablement repris son essor qu’en 2004. Ensuite, la crise financière de 2008 a entraîné un recul plus marqué du PIB en Bretagne (-3,2 % en 2009) que dans l’ensemble des régions métropolitaines hors Île-de-France (-2,8 %). Enfin, la Bretagne a été une des régions économiquement les moins touchées par la crise sanitaire de 2020, ce qui s’est traduit par un repli du PIB régional (-4,9 %) nettement moins prononcé que le recul moyen dans l’ensemble des régions de province (-6,3 %) », analyse l’Insee. Au final, entre 2022 et 2023, la croissance du PIB breton (+1,4 %) est nettement supérieure à la moyenne de celle des régions de province (+0,5 %).

Services marchands et non marchands, moteurs de la richesse

En 2022, dernier millésime disponible, la valeur ajoutée générée en Bretagne s’élève à 100 milliards d’euros. Elle représente 6,2 % de la VA générée en France métropolitaine hors Île-de-France (1 607 milliards d’euros). « Les services marchands et non marchands sont le moteur principal de la richesse régionale, représentant trois quarts de la production. À eux seuls, les services marchands génèrent près de la moitié de la VA (49,8 %), un poids légèrement inférieur à celui observé pour l’ensemble des régions de province (51,8 %) », souligne l’insee dans son étude. C’est notamment le cas de l’information et de la communication , qui représente 4,2 % de la VA, contre 3,3 % pour la France métropolitaine hors Île-de-France. Le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (10,5 % de la VA régionale contre 10,1 % dans l’ensemble des régions de province), les autres activités de services (3,0 % contre 2,7 %) et l’hébergement-restauration (2,0 % contre 1,8 %) affichent également des poids légèrement supérieurs dans la région.

L’agriculture et les activités industrielles en retrait

« Les branches d’activité plus présentes en Bretagne se caractérisent, pour la plupart, par le fait de générer peu de valeur ajoutée », relève également l’Insee. C’est en particulier le cas de l’agriculture, de la fabrication de denrées alimentaires et de la construction. Cette plus grande présence des secteurs à faible valeur ajoutée dans la région contribue à expliquer une productivité apparente du travail (ratio entre le PIB et l’emploi) inférieure en Bretagne au niveau observé en France métropolitaine hors Île-de-France. « En 2022, le PIB par emploi atteint ainsi 74 600 euros en Bretagne, contre 80 500 euros pour l’ensemble des régions de province. »

Pour conclure, sur la période étudiée, la valeur ajoutée  bretonne augmente en moyenne de 2,8 % par an. Cette progression  est la plus élevée dans les secteurs de la construction (+3,4 %), des services marchands (+3,1 %) et non marchands (+2,9 %). À l’inverse, le rythme annuel de progression observé dans l’agriculture et l’industrie (+2,1 %) est inférieur à celui de l’ensemble de l’économie bretonne. Mécaniquement, la contribution de ces deux secteurs dans la VA régionale diminue entre 2000 et 2022, de 2,5 points pour l’industrie et de 0,7 point pour l’agriculture.

 

Retrouvez l’étude complète de l’Insee

 

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