La volaille s’impose comme une réponse aux contraintes budgétaires et aux nouvelles attentes des consommateurs. Moins chère que le bœuf ou le porc, elle bénéficie d’un effet de substitution renforcé par l’inflation, avec une progression de 10 % en cinq ans en restauration hors domicile (ITAVI, ANVOL 2026). Les formats innovants — poulets frits, découpes rôties — séduisent une clientèle en quête de praticité et de gourmandise, dans un contexte où la viande bovine a reculé de 14,5 % (France AgriMer).
Cette tendance s’étend à la restauration collective et rapide, où la volaille incarne flexibilité et accessibilité. Les professionnels du secteur, comme Poule et Toque, surfent sur cette vague en proposant des produits élaborés, alliant traçabilité, qualité et diversité.
Une filière française à l’épreuve des défis structurels
Pourtant, la réalité est plus contrastée : entre 1995 et 2025, alors que la consommation a bondi de 65 %, la production française a chuté de 17,2 % (France AgriMer 2026). Résultat : une volaille sur deux consommée en France est importée, avec un taux de dépendance passé de 35,6 % en 2018 à 43,7 % en 2025. Pression du libre-échange, concurrence de produits à bas coûts, manque de renouvellement des éleveurs, tensions géopolitiques, etc expliquent cette situation. Face à ces enjeux, Poule et Toque mise sur une offre 100 % française (poulet, dinde, canard) pour sécuriser les approvisionnements et répondre aux attentes des chefs.




