En Bretagne, les dépenses antipollution ont atteint 124 millions d’euros en 2023, soit 4 % du total national. Pourtant, le montant moyen par établissement (163 700 €) reste inférieur à celui observé en France (242 200 €). Cette différence s’explique notamment par la taille et la nature des industries locales.
La réglementation, principal moteur des investissements, et le rôle des études
Près de 70 % des établissements bretons citent les normes environnementales comme leur principale motivation pour dépenser. Les considérations économiques (60 %) et sociétales (60 %) jouent également un rôle clé.
Hors investissements, les dépenses antipollution incluent aussi des travaux d’études : en 2023, plus d’un tiers des établissements en ont réalisé pour un montant total de 13 millions d’euros. Parmi celles-ci, deux tiers concernent des études préalables (études d’impact, coûts d’investissement, etc.), et un tiers des études réglementaires ou de contrôle (études de danger, audits, certifications environnementales, etc.).
Des investissements majoritairement dédiés à des solutions spécifiques, avec un soutien public limité
89 % des dépenses (soit 111 millions d’euros) sont consacrées à des investissements, contre 86 % en France. Parmi eux, 87 % (97 millions d’euros) concernent des équipements spécifiquement conçus pour réduire l’impact environnemental : filtres antipollution, bassins de rétention ou encore bacs de récupération des eaux usées.
Pour financer ces projets, 18 % des établissements bretons (contre 20 % en France) bénéficient d’aides publiques, qui couvrent 31 % des dépenses liées aux investissements et 15 % des dépenses liées aux études.
L’énergie et l’eau, principaux domaines d’action des dépenses antipollution
En Bretagne, l’énergie représente 42 millions d’euros (soit plus d’un tiers des dépenses), avec deux tiers dédiés à la réduction de la consommation d’énergie et un tiers à la production d’énergies renouvelables (12 % des dépenses régionales, contre 22 % en France).
Le deuxième poste est l’eau, qui concentre 29 % des dépenses (contre 15 % en moyenne nationale), avec 19 % pour le traitement des eaux usées et 10 % pour une gestion plus durable. Les établissements de l’industrie agroalimentaire, particulièrement présents en Bretagne (plus de 470 établissements), concentrent 49 % de l’ensemble des dépenses antipollution de la région, une part bien supérieure à la moyenne nationale (16 %).
Enfin, la protection des sols (12 %) et de l’air (10 %) complètent les priorités environnementales de la région.





