En France, les industries de la mer (35 milliards d’euros de chiffres d’affaires cumulés) représentent 130 000 emplois et plus de 1 000 métiers différents : de la conception à la maintenance des navires, des énergies marines aux industries nautiques, en passant par la compétition ou encore la défense. Confrontée à des enjeux structurants pour son avenir, la filière doit se transformer en profondeur et relever plusieurs défis, parfois croisés, entre la transition énergétique, la souveraineté industrielle et la réindustrialisation des territoires. Ces réalités, à la fois stratégiques et de terrain, dessinent une hausse significative des besoins en main d’œuvre qualifiée, évaluée à 10 000 embauches annuelles en France ces prochaines années.
Une formation de référence pour l’évolution des métiers de la mer
C’est pour répondre à cet enjeu qu’a été créé le CINav, acteur national de l’emploi et de la formation des industries de la mer, à l’initiative conjointe du Groupement des industries de construction et activités navales et du ministère de la Défense. Composé des cinq Régions et rectorats du littoral, des industriels de la filière, de l’État et des principaux opérateurs de la formation, il pilote la construction d’une offre de formations professionnelles inédites et adaptées aux évolutions des compétences. C’est ainsi qu’est né B.Sea, un cursus de référence pour accélérer la transition écoénergétique des industries de la mer et former les acteurs de la filière aux nouvelles compétences requises, selon les modalités d’enseignement initial (du CAP au doctorat) et/ou continu.
La caution scientifique
« Piloté par CINav, ce projet s’inscrit dans une démarche d’intelligence collective associant référents académiques et acteurs industriels, afin de garantir des contenus scientifiquement irréprochables et directement mobilisables. B.Sea constitue un levier structurant pour transformer durablement les compétences de toute la filière », souligne Lénaïc Segalen, déléguée générale de CINav. C’est ce consortium interdisciplinaire soutenu par 15 partenaires* que vient de rejoindre l’Université de Bretagne Occidentale. « En tant qu’université de pointe sur les sciences de la mer, intégrer B.Sea nous permet de transformer nos recherches en compétences opérationnelles pour les industriels. C’est en outre le lien direct entre la connaissance fondamentale et l’action sur le terrain pour la préservation de nos océans », explique Pascal Olivard, président de l’UBO.
Actuellement dans sa phase opérationnelle, le projet B.Sea a pour objectif de déployer massivement ses formations en octobre 2027.
*les 15 partenaires du projet B.Sea sont : CINav, UBO, Naval Group, Évolen, France Énergies Marines, CEA, Muséum national d’Histoire naturelle, Wind Ship, Ikigai, AFPA, Studio Nyx, Centrale Nantes, Centrale Méditerranée, ENSTA Fondation Open-C.




