Croissance

Les chefs d’entreprise bretons plutôt optimistes pour 2026 sauf dans la construction

En Bretagne, la croissance de l’activité dans l’industrie et les services devrait s'accélérer modérément pour atteindre +3 % en 2026 quand celle de la construction se ferait encore attendre. C’est ce qui ressort de la dernière enquête régionale de la Banque de France relative à l’activité 2025 et aux perspectives 2026 des entreprises bretonnes et à laquelle plus de 1 300 d’entre elles ont participé*.  Les raisons de ce relatif optimisme tiennent dans une reprise de la consommation, des investissements privés ainsi que des exportations.
Banque de France
Evolutions du chiffre d'affaires dans l'industrie bretonne

« Il faut se garder de généraliser car il peut y avoir des différences importantes au sein d’un même secteur mais ce qu’il ressort de cette enquête régionale* est une orientation positive de l’activité dans l’industrie et les services en 2026. », indique Claudine Hurman, directrice régionale de la Banque de France en Bretagne.

 

 

 

En 2026, l’industrie bretonne retrouve des couleurs

Au regard des chiffres présentés par la Banque de France, C’est l’industrie qui devrait porter la croissance de l’économie bretonne en 2026 avec une hausse prévue du chiffre d’affaires de 3% contre + 0,5 % en 2025 et des investissements de 13,2 % contre 5,8% un an plus tôt. « La croissance de l’industrie bretonne se rapproche de la croissance nationale. Malgré le contexte international, les investissements ne se sont pas arrêtés en 2025 et repartent à la hausse en 2026. » La rentabilité s’améliore également puisque seulement 12% des entreprises s’attendent à une baisse en 2026 contre 26% en 2025.

La fabrication de matériels de transport, « portée par l’automobile et le naval » et celle d’équipements électriques et électroniques sont particulièrement bien orientées (respectivement +8,7 % +6,6% de CA en 2026) avec une activité à l’export en forte hausse (respectivement +18,1% et +10,8 % en 2026). L’accélération dans l’agroalimentaire, qui représente 40% des effectifs de l’industrie bretonne, est toutefois plus réduite avec une évolution du CA % en 2026 estimée à 2,8% (+ 1% en 2025). « L ’export dans l’agroalimentaire devrait malgré tout reprendre des couleurs, +3,6% attendus en 2026 contre -7,8 % en 2025 du fait « des difficultés de la filière laitière et des taxes douanières imposées par la Chine. »

 

 Les services bien orientés sauf dans l’hébergement restauration

Les services marchands devraient également voir leur activité continuer à progresser avec une hausse attendue du chiffre d’affaires en 2026 de + 3,5 % contre + 2,2 % en 2025, tirée par l’information communication et les activités scientifiques et techniques. Par contre, les entreprises du secteur de l’hébergement et la restauration envisagent un recul de leurs effectifs et une dégradation de leur rentabilité. « C’est un secteur qui souffre, confronté à une très forte concurrence et des difficultés de recrutements », souligne Florent Saint-Cast, responsable des affaires économiques au sein de la Banque de Franceen Bretagne.

 

La construction va continuer à souffrir

Enfin, la production dans la construction devrait rester négative pour la 3e année consécutive (-0,3% en 2026 contre -0,8% en 2024 et 2025) avec des effectifs quasi stables. L’investissement est en fort recul ( -11,1% en 2026 contre -4,5% en 2025). « Alors qu’en 2025, le gros œuvre a beaucoup souffert ( -6,5 % de production), il retrouve un peu des couleurs en 2026 avec une hausse des permis des construire accordés. Par contre, le second œuvre devrait être plus en en retrait en 2026 du fait de la baisse anticipée des travaux de de rénovation. Dans ce secteur, on ne s’attend pas à une réelle reprise avant 2027. », poursuit Claudine Hurman.

 

« Globalement, quel que soit le secteur d’activité, les effectifs bretons resteront stables en 2026 et la rentabilité, neutre en 2025, devrait repartir à la hausse. En matière de défaillances d’entreprises, il semble qu’on ait atteint un pic et que le plus dur est derrière nous.  On sent une sorte d’immunisation, d’autonomisation faces aux incertitudes. Les entreprises ont appris à s’adapter, continuent à innover. Le climat économique reste sain. », conclut la directrice de la Banque de France en Bretagne.


 

* 1300 entreprises ont participé à cette enquête, entre le 17 novembre 2025 et le 16 janvier 2026, représentant un effectif total de 138 000 salariés et un chiffre d’affaires de près de 36 millions d’euros.  L’effectif moyen par entreprise s’élève à environ 107 personnes avec un taux de représentativité particulièrement important dans l’industrie.

 

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