Rennes compte près de 64 % de locataires (chiffre INSEE). Si le loyer au mètre carré tend à diminuer sur un an à 17,74 euros en 2026 contre 19,37 euros en 2025, la capitale bretonne reste cependant la ville la plus chère de Bretagne, ex æquo avec Saint-Malo. De même, comparé au reste de la France, le loyer moyen rennais demeure supérieur à la moyenne des villes de province (14,61 €/m²), tout en restant très éloigné des niveaux observés à Paris, plus de deux fois plus élevés.
Rennes, 4e ville française la plus tendue
“ Trouver un logement à louer à Rennes reste très difficile : la ville demeure la 4e grande ville française la plus tendue. Toutefois, nous observons les premiers signes d’une légère détente avec un score de tension en recul (10 cette année contre 11,03 l’an dernier) et une baisse sensible du loyer au mètre carré (-8 %). Ce mouvement pourrait s’expliquer par un regain des accessions à la propriété, l’assouplissement du DPE en 2024 qui a permis la remise sur le marché de certains biens, ainsi qu’un réalignement progressif des loyers face aux capacités financières des locataires, en recul à Rennes. », observe Ivan Thiébault , data analyst chez LocService.fr
Les loyers moyens observés à Rennes, selon la taille du logement, oscillent entre 474 € pour un studio de 20 m² , 658 € pour un T2 de 38 m², 803 € pour un T3 de 58 m² et enfin 902 € pour un T4 de 72 m² . Ville étudiante, le marché locatif rennais favorise nettement les studios/T1, qui représentent 61 % des recherches de candidats locataires sur les 12 derniers mois. « Ces petits appartements bénéficient notamment de la demande des étudiants qui sont environ 68.000 à habiter l’agglomération », souligne Ivan Thiébault. Autres indicateurs : « dans un peu plus d’un tiers des recherches (34,4 %), le locataire souhaite que son futur logement soit meublé, un chiffre qui grimpe à 40 % lorsqu’il s’agit d’un étudiant. » Enfin le spécialiste de la location relève que budget moyen déclaré par les candidats locataires rennais s’élève à 641 €, en léger retrait par
rapport à l’an dernier (- 3€).
Immobilier breton. Le nombre de transactions a progressé de 9% en 2025
* Cette étude ne porte que sur les locations classiques (“longue durée”) destinées à être la résidence principale du locataire.



