Résultat d’un partenariat entre l’Insee et le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, cette nouvelle photographie de l’égalité entre les femmes et les hommes en Bretagne propose une comparaison des situations en 2020 dans cinq grands domaines : démographie, enseignement-éducation, travail-emploi, salaires, conditions de vie.
Une durée de vie plus longue de 6 ans
Sur les 3 373 835 habitants que compte la Bretagne, 51,4 % sont des femmes et 48,6 % sont des hommes. Comme au niveau national, les femmes vivent en moyenne 6 ans de plus que les hommes, 85,2 ans contre 79,1 ans en 2020. En dessous de la trentaine, elles sont moins nombreuses que les hommes, puis le rapport s’inverse et l’écart se creuse franchement dans les tranches d’âge plus avancé. Ainsi, parmi la population âgée de 75 ans et plus, 62% sont des femmes et 38% des hommes. Cette répartition est à peu près la même quel que soit le département. Par ailleurs, dans la région, l’âge moyen des mères à l’accouchement est passé de 29,6 ans en 2000 à 30,8 ans en 2020.
43% des Bretonnes diplômées du supérieur

Plus le nombre d’enfants est important plus le recours au temps partiel s’intensifie

Des écarts de salaires de 15% à 21% selon la tranche d’âge
À temps de travail équivalent, les Bretonnes perçoivent en moyenne un salaire inférieur de 15% à celui des Bretons. Ainsi, en 2021, dans la région, le salaire net (en équivalent temps plein) des femmes s’élève en moyenne à 24 130 euros par an, alors qu’il est de 28 230 euros pour les hommes. Un écart identique à celui enregistré au niveau national. Ces inégalités de salaires se creusent avec l’âge. Dans la région, la rémunération des femmes salariées de 25 à 34 ans est inférieure de 9 % à celle des hommes. Cet écart atteint 21 % parmi les 50-64 ans. Bien que moins nombreuses à occuper des postes de cadres (13 % contre 18% % pour les hommes), les Bretonnes qui bénéficient de ce statut, perçoivent des salaires inférieurs à ceux des hommes à temps de travail équivalent (39 670 euros contre 47 530 euros par an en moyenne).
Des femmes deux fois plus seules à partir de 65 ans

La monoparentalité concerne essentiellement les femmes, 20% de celles âgés de 25 à 49 ans. Dans cette tranche d’âge, seulement 5% des hommes vivent sans conjoint et avec un ou plusieurs de leurs enfants. Dans la région, le niveau de vie médian s’établit à 17 280 euros annuels pour les familles dont une femme assure seule la garde des enfants, contre 23 240 euros pour l’ensemble de la population .
Entre 25 et 49 ans, 58 % des femmes vivent en couple avec un ou plusieurs enfants contre 53 % des hommes. Toujours pour la même tranche d’âge, les femmes sont 12 % à vivre seules contre 21 % pour les hommes. L’écart se réduit puis s’inverse avec l’âge : entre 50 et 64 ans, 23 % des femmes vivent seules et c’est le cas pour 22 % des hommes. À partir de 65 ans, les femmes sont deux fois plus nombreuses que les hommes à vivre seules (41 % contre 21 %), en lien avec une espérance de vie plus élevée.




