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Vinocéo : du vin vieilli dans l’océan

Publication : 07-05-2015
Denis Drouin
Denis Drouin

La côte ouessantine, nouvelle cave naturelle pour grands crus français ? C’est l’idée de trois associés qui ont lancé Vinocéo à Brest, fin 2014, et immergent 2 000 bouteilles cette année.

Faire descendre des bouteilles de grands crus à 90 m de fond, sur un sol sableux, pendant un an, tel est le challenge du trio d’associés de Vinocéo, ingénieurs de formation issus du domaine offshore. Basé à la pépinière d’entreprise du Technopole, Vinocéo « s’intéresse à tous les marchés de niche innovants à forte valeur ajoutée », explique Denis Drouin. « Amphoris en est un de nos projets, ayant pour objectif de faire vieillir des bouteilles qui nous sont confiées par des vignerons, négociants, distributeurs, épiceries fines, voire des entreprises. »

2000 bouteilles pour commencer.

Pour ce faire, ils ont dû concevoir des caissons brevetés et, surtout, repérer un lieu réunissant toutes les conditions d’une cave : température constante à 12/13°, noir complet, fond stable... « Le fait est qu’il y en a très peu en France. C’est à Ouessant que nous en avons repéré trois. » Un premier site a bénéficié d’une autorisation préfectorale. Amphoris a donc immergé tout récemment 2 000 bouteilles, pour 25 clients. Un vrai trésor, au goût de cargaison engloutie puis retrouvée...

Un goût unique.

« Ce vieillissement sous l’eau n’est pas une nouveauté, indique Denis Drouin, des vignerons le pratiquent depuis longtemps partout dans le monde. Ce qui est nouveau, c’est de mettre un emplacement rigoureusement sélectionné à disposition de tous les vignerons. Cette méthode présente un double intérêt : gustatif car le contenu évolue de manière unique, selon des tests réalisés par des vignerons. Marketing aussi puisque les traces marines sur la bouteille correspondent au besoin de différenciation des producteurs. » Dans un an, quelques bouteilles seront transmises en laboratoire pour obtenir des données plus scientifiques. A terme, l’entreprise voudrait immerger plusieurs dizaines de milliers de bouteilles par an, pour répondre à une demande internationale, asiatique et américaine. « Nous sommes sur un produit rare, de luxe, entre 30€ et 100€ la bouteille », qui sera estampillé Ocean Wine, vieilli au large d’Ouessant, qui pourrait profiter à terme d’un tourisme haut de gamme de découverte œnologique.

www.amphoris.fr




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