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Vice-présidente du conseil de métier transport d’animaux vivants de l’OTRE,  Nancy Le Fébvrier codirige les Transports Lelandais  avec son père Philippe Lelandais
V.Maignant
Vice-présidente du conseil de métier transport d’animaux vivants de l’OTRE, Nancy Le Fébvrier codirige les Transports Lelandais avec son père Philippe Lelandais

Transports Lelandais (22). Engagée pour la défense du métier de chauffeur routier, Nancy Le Fébvrier soigne aussi sa marque employeur

Véronique Maignant, le 12.07.2021

Les Transports Lelandais fêteront leurs 40 ans l’an prochain. Installée à La Landec dans les Côtes d’Armor, la PME assure le transport d'animaux vivants en France et à l'international. Une activité qui doit concilier au quotidien le respect de la réglementation sur le bien-être animal et la réglementation transport. Nancy Le Fébvrier, fille du fondateur pilote une équipe d’une vingtaine de chauffeurs. Comme le reste de la profession, sa principale difficulté réside dans le recrutement.

 

C’est en mars 1982, à Aucaleuc dans les Côtes d’Armor, que l’aventure démarre. Philippe Lelandais, aujourd’hui 63 ans, s’installe en tant que patron-chauffeur avec un camion d’occasion. Seul, il se lance dans le transport de porcs. Petit à petit, le transport d’animaux évolue et il se diversifie dès 1990, notamment pour l’Angleterre avec le transport de bovins. En 2011, l’entreprise déménage à proximité, à La Landec, sur 10 000 m² et accroit son activité à l’international. C’est aussi à cette date que Nancy Le Fébvrier, fille de Philippe Lelandais, rejoint l’équipe qui s’agrandit.

 

Un marché bousculé par la crise du Covid

Aujourd’hui, la flotte de véhicules est composée de 17 bétaillères. L’effectif total s’élève à 26 salariés dont 21 chauffeurs pour un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros. « Avant la crise du Covid, l’international représentait 30 % de notre activité. Aujourd’hui nous sommes à 15%. La France et le Maghreb constituent nos principaux débouchés.  Des pays comme le Liban ne sont plus en capacité d’acheter des animaux », explique Nancy Le Fébvrier, codirigeante, qui prendra prochainement la succession de l’entreprise familiale. Le transport d’animaux vivants totalise environ cent entreprises en France implantées dans les territoires ruraux. Ces PME (transport bovin, ovin, porcin et de volaille) emploient pour la majorité moins de 20 salariés et sont le plus souvent familiales.

 

Un maillon essentiel de la fourche à la fourchette

Environ 50 % de l’activité l’entreprise concerne le transport de porcs, 40 % les bovins et 10 % d’autres animaux (ovins, caprins, autruches, équins…). « Tous ne vont pas à l’abattoir bien au contraire », poursuit-elle. Le transport concerne aussi les animaux pour le lait, la reproduction ou l’élevage. « Le souci du bien-être animal est pour nous fondamental. Nous transportons du vivant. Nous avons des relations permanentes avec les éleveurs, insiste-t-elle. Pendant la crise du Covid, nous n’avons pas arrêté nos lignes régulières entre la France et l’Italie. Nous aussi, nous sommes un maillon essentiel de la fourche à la fourchette. »  Aussi, quand le Gouvernement a rendu obligatoire, en janvier 2021, l'apposition d'une signalisation « Angles Morts » sur les poids lourds, la codirigeante, par ailleurs, vice-présidente du conseil de métier transport d’animaux vivants de l’OTRE*, n’a pas hésité à signer la pétition demandant son report. « On ne peut pas être héros un jour et le lendemain, être montrer du doigt. Ces autocollants, six par camion, nuisent à l’image de la profession. Franchement nous n’avions pas besoin de ça. »

 

Des chauffeurs recherchés

Les principales difficultés des Transports Lelandais concernent le recrutement de chauffeurs. « C’est un problème récurrent, propre à toute la profession, mais qui ne fait que s’accentuer, d’année en année. La convention collective du transport qui impose aux salariés sur le départ, une seule semaine de préavis, ne nous aide pas. Ça nous laisse peu de temps pour nous retourner et ça accélère la décision de changement. Le métier de chauffeur est une passion, un métier qui demande beaucoup, mais qui rend énormément pour l’aspect "voyage" et le relationnel. Le transport d’animaux vivants ne peut en aucun cas être job alimentaire. Nos recrutements se font principalement par le bouche à oreilles et notre page Facebook ». Celle-ci compte 3 500 abonnés et c’est Nancy Le Fébvrier qui s’en occupe. Actuellement, elle est à la recherche de 2 chauffeurs. « Nous faisons en sorte de leur garantir les temps de repos et la qualité de vie au travail qui leur sont dus, qu’ils puissent concilier vie privée et vie professionnelle. » Un système de prime va être mis en place en septembre prochain.  « Il s’agit de récompenser les bonnes pratiques. » Celles-ci relèvent de la relation client mais aussi de la ponctualité ou encore du bien-être avec les animaux.

 

Formation « Marque employeur » avec la CCI

Afin de trouver de nouveaux axes de recrutement, la codirigeante a démarré la formation proposée par la CCI des Côtes-d’Armor : « Marque employeur : valoriser mon entreprise pour séduire ». Ce programme d'accompagnement gratuit, financé par la Région Bretagne, réunit une dizaine d’entreprises pendant 6 matinées. « C’est boostant et c’est tout de suite très concret ! On apprend à maitriser des outils comme Canva pour améliorer le design et le message de nos posts ou de nos vidéos et sortir du lot. Le retour des autres participants est également très riche d’enseignement. » Dès la fin de la première séance, elle a conçu elle-même son visuel pour annoncer à ses partenaires et via les réseaux sociaux la première participation de l’entreprise aux Trophées des Routiers 2021. « C’est un évènement fédérateur pour l’entreprise, qui valorise nos chauffeurs .» La formation de stagiaires participe aussi à la démarche.  « Ils sont une courroie de transmission de la marque employeur. C’est important qu’ils valident le métier. Il leur faut apprendre la conduite mais aussi à charger et décharger le camion, en prenant soin des animaux. Chaque bétaillère peut transporter jusqu’à 200 cochons ou 30 bovins.» La PME a par ailleurs été la première en 2020 à utiliser du biocarburant dans le transport d’animaux vivants en France en achetant un camion qui roule avec du colza 100% français. Un autre façon de se démarquer et d’accroître sa e-reputation.

*OTRE .Organisation des Transporteurs Routiers Européen

2 500 000. 

C’est le nombre de kilomètres parcourus en 2020 par l’ensemble des 17 camions


Plus d'informations sur le programme  proposé par la CCI Côtes-d'Armor : Marque employeur  : valoriser mon entreprise pour séduire 

L'évènement

Le 14 septembre à Brest : comment éveiller et cultiver la curiosité dans un contexte professionnel en s’appuyant sur les outils du design ?

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CCI Innovation Bretagne x Super Super ont le plaisir de vous inviter à participer à un workshop pour vivre un parcours créatif afin de découvrir comment éveiller et cultiver la curiosité dans un contexte professionnel & faire le lien avec les outils du design au service de la transformation de l'entreprise. RDV le 14/09/21 de 9h00 à 17h à The Corner à Brest. La participation est gratuite. Néanmoins, l’inscription est obligatoire.

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