« Fiiish » (comptez trois i), c’est le cri que peut pousser un pêcheur aux prises avec une belle prise. « Cheese« , c’est le sourire qu’il fige pour l’éternité en présentant le beau poisson pêché, et souvent relâché. La pêche sportive est un loisir partagé dans le monde entier. L’entreprise Fiiish est bien placée pour le savoir, elle qui conçoit, fabrique et envoie des milliers de leurres innovants à travers les océans.
Pêcheur amateur sur la pointe Finistère, Matthieu Guennal (graphiste designer de métier) commence par dessiner et fabriquer ses propres leurres, à la maison. Leur efficacité fait mouche, et des envieux parmi ses amis, pêcheurs de bars comme lui. En 2010, il décide de se lancer dans la production de leurres en série, et implique son frère Pierre dans l’aventure. Ce dernier est expatrié en Chine, où il trouve les prestataires qui fabriqueront les leurres dessinés par Matthieu. Fiiish est née, et le succès des brevets déposés sans cesse renouvelé. « Peu de leurres sont adaptés à la pêche aux bars. Nos innovations portent sur la parfaite articulation entre la tête du leurre en plomb, un corps fluide et l’hameçon caché pour assurer une nage parfaite », explique Matthieu Guennal. « Aujourd’hui, nous proposons une dizaine de modèles pour 600 références au total », précise le dirigeant et fondateur de Fiiish. La PME réalise 3,5 millions d’euros par an.
Trophées de l’international par WTC

Cette expansion remarquée a valu à Matthieu Guennal et son équipe d’être sacrés lauréats des 1ers Trophées de l’international, remis par le réseau WTC Brest, en octobre dernier. « ça a été une surprise », se rappelle le dirigeant brestois, plutôt discret sur le développement de son activité et son rayonnement à l’étranger. Depuis cette remise de prix, Matthieu Guennal participe aux réunions WTC organisées sur la métropole de Brest. « Je suis souvent le nez dans le guidon, absorbé par beaucoup de choses à gérer. Ces sorties et temps de rencontre avec d’autres dirigeants me font du bien, car je peux partager des problématiques qui sont communes aux entrepreneurs, même si on n’évoluent pas dans les mêmes secteurs. »
Innovations et Japon

D’autres perspectives de développement tracent la trajectoire de l’entreprise. « Nous étudions l’opportunité d’étendre notre présence au Japon, où nous avons de la demande. Il nous faut pousser notre analyse de marché pour à la fois adapter nos produits aux poissons et techniques de pêche nippone, et envisager peut-être le déploiement d’une base logistique depuis la Chine, pour être distribués sur l’archipel voire en Australie. » Le projet est désormais ferré.
Une délégation bretonne au 55th Annual WTCA Global Business Forum, début avril à Marseille

« Cet événement met en avant les opportunités d’affaires pour les participants francophones qui souhaitent développer leur réseau à l’international, en offrant à la France une vitrine mondiale et en facilitant l’accès à de nouveaux marchés au sein d’un seul et même événement (400 participants – 80 pays différents). Ce Forum permet de découvrir le réseau mondial de la WTCA et comment il « connecte les entreprises, à l’échelle mondiale« , rappelle le communiqué de présentation de cet événement.
Au programme : conférences ; rendez-vous BtoB ; réseautage ; visites d’entreprises : sciences, énergies, gastronomie, innovations maritimes, environnement et RSE ; dîner de gala
En savoir plus sur le 55th Annual WTCA Global Business Forum, organisé à Marseille



