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TPC Ouest François Coville
Aude Sirvain
François Coville dirige TPC Ouest, qui emploie 55 salariés, entre Saint-Avé et Gouesnou.

À Saint-Avé, TPC Ouest s’est recentrée sur les chantiers publics

Julie Menez, le 03.01.2018

L'entreprise morbihannaise TPC Ouest a réussi à dépasser la crise de 2009 en repositionnant son activité réseaux humides sur les chantiers publics. Son PDG, François Coville, est aussi le président de la Fédération régionale des travaux publics depuis deux ans. Il défend la nécessité pour les collectivités et les entreprises de renouveler les infrastructures et les réseaux souterrains.

François Coville, dirigeant de TPC Ouest, a co-créé cette société avec Franck Pottier (TP Ouest), en 2006. Il a racheté l’intégralité des parts un an plus tard. D’une quinzaine de salariés au départ, TPC Ouest en emploie aujourd’hui 55. “L’entreprise a connu une évolution très importante. Au départ, elle était très concentrée sur la clientèle privée : près de 85% de l’activité se faisait dans les réseaux humides de lotissements ou d’aménagements individuels. Aujourd’hui, 70% de l’activité est pour le secteur public”, explique François Coville.

LIRE AUSSI notre dossier : "Palmarès 2017-2018 : la dynamique des entreprises bretonnes se confirme"

Investir dans des moyens humains

L’entrepreneur avait déjà une expérience solide des travaux publics. Le repositionnement de TPC Ouest s’est fait grâce aux moyens humains : “L’embauche d’une nouvelle équipe, familière des contraintes du public. Je connaissais le marché mais tout seul je n’y serai pas arrivé”. Chantiers publics et chantiers privés ne s’appréhendent pas de la même manière. “Quand on travaille dans un lotissement, on évolue dans un environnement libre. En ville, il y a les contraintes des réseaux urbains, des riverains… On se retrouve face à des interlocuteurs différents. Il faut être fort sur la préparation des chantiers et anticiper tous les problèmes techniques pour pouvoir offrir une meilleure analyse.

Depuis Saint-Avé, à proximité de Vannes, l’entreprise rayonne sur tout le Morbihan et jusqu’en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique, principalement sur la presqu’île guérandaise. L’agence finistérienne de Gouesnou, commune de Brest métropole, lui permet de capter des chantiers sur ce département mais aussi dans les Côtes-d’Armor. “Nous allons là où les appels d’offres nous portent”, sourit François Coville. Et s’il reconnaît être “dans une phase de conquête sur le Finistère” et être attentif aux projets de la métropole rennaise (cette “terre d’appels”), le dirigeant morbihannais temporise : “Nous n’avons pas vocation à être plus gros.

Alerter les collectivités

Depuis deux ans, François Coville préside la Fédération régionale des travaux publics pour la Bretagne. “Les travaux publics ont un intérêt évident pour la région. Or, depuis quelques années, le sujet est mis de côté.” Selon lui, “depuis 2014 et en raison des élections, le public est à la peine. Et les dotations d’Etat en baisse entraînent la réduction des investissements de la part des collectivités”, déplore François Coville, qui pointe aussi un phénomène “de réorganisation territoriale qui dure depuis 15 ans !”.
Le président de la FRTP Bretagne espère donc une prise de conscience des élus locaux. “Quand les infrastructures existent, les collectivités ont malheureusement tendance à penser qu’elles vont être là ad vitam aeternam et ils n’investissent plus. Le
problème, c’est qu’elles vieillissent !
”.

L’entrepreneur en est persuadé : la situation pourrait devenir critique à moyen terme : “Les réseaux sont sous terre, invisibles… On les oublie. Or, il est essentiel de les maintenir en bon état et de les renouveler pour assurer la distribution en eau potable ou en électricité, le bon fonctionnement de la téléphonie et d’Internet. Ils sont aussi importants pour les déplacements… Combien de temps le réseau électrique existant va-t-il permettre aux TGV de fonctionner correctement ?”. À titre d’exemple, l’entrepreneur cite le réseau d’eau national, rénové de 0,6% par an et devant durer 180 ans ; “sauf que les réseaux posés dans les années 70 sont déjà à bout de souffle. 20% de l’eau potable qui sort de l’usine est perdue”.

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