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Frédéric Malin dirige Copex, une entreprise emblématique du Pays de Lorient spécialisée dans la conception de machines pour traiter les ferrailles.
DR/Copex
Frédéric Malin dirige Copex, une entreprise emblématique du Pays de Lorient spécialisée dans la conception de machines pour traiter les ferrailles.

Industrie : Copex se lance sur de nouveaux marchés

Julie Menez, le 05.11.2018

Créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et spécialisée dans la conception et la fabrication de presses utilisés pour traiter les déchets métalliques, Copex réalise plus de 60 % de son chiffre d'affaires à l'export. A l'occasion de ses 70 ans, l'entreprise a réuni à Caudan, salariés et clients étrangers autour d'un concours photo mettant en lumière ses imposantes machines.

C'est devant 180 personnes, les salariés mais aussi de nombreux clients venus de partout dans le monde, que Copex a célébré son 70e anniversaire. "Les 60 ans sont tombés en plein dans la crise, alors nous avions fêté cet anniversaire uniquement avec les salariés, c'était alors important de se retrouver entre nous, de conjurer le mauvais sort...", se souvient Frédéric Malin, dirigeant de Copex.

Plus de 60 % du chiffre d'affaires est fait à l'export

Dix ans plus tard, l'entreprise a su faire face à la crise et se diversifier pour aller chercher de nouveaux marchés. Pour fêter cette nouvelle décennie, l'entreprise, qui réalise 60 à 70 % des 12 M€ de son chiffre d'affaires à l'export, a donc grand ouvert ses portes à ses clients. Ainsi Australiens, Chinois, Russes et Américains sont-ils venus découvrir cette entreprise historique du Pays de Lorient. Ils ont aussi eu droit à une visite guidée de la base, à Kéroman. "Copex a été créée en 1948 avec la fabrication de cisailles et de presses hydrauliques permettant de traiter les ferrailles nécessaires à la reconstruction de la ville", rappelle celui qui, après être arrivé comme directeur financier, a repris l'entreprise en 1998.

Une diversification maîtrisée

Au départ spécialisée dans les machines destinées au recyclage des métaux et des ferrailles, Copex s'est peu à peu diversifiée. En effet, elle conçoit et fabrique aujourd'hui des presses permettant de compacter les déchets ménagers et les déchets recyclables comme les canettes et les conserves, ainsi que des unités de transfert adaptées au transfert multimodal des déchets ménagers. Plus récemment et en France, Copex a développé des machines pour le conditionnement de produits agricoles et de fibres végétales, qu'elle va commercialiser à l'international, d'abord en Europe, puis sur les autres continents. "La presse permet de conditionner la luzerne en balles afin de l'exporter du pays producteur vers les pays consommateurs. Il y a un beau potentiel de développement."

"Notre diversification passe par de nouveaux marchés et de nouveaux produits, résume Frédéric Malin. Nous avons engagé un travail de prospection sur l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, pays où le potentiel de traitement de la ferraille est colossal. Nous espérons aussi capitaliser sur une bonne réussite et nous implanter dans les pays du golfe, où travaillent de nombreux ingénieurs indiens."

Pour les missions de prospection au Bangladesh et en Arabie Saoudite, Copex a sollicité Bretagne Commerce International. "Dès lors qu'on a des outils dynamiques pour l'organisation de mission, on les sollicite, note le dirigeant morbihannais. En tant qu'entrepreneur, il faut utiliser tous les relais locaux d'accompagnement au développement à l'international." L'entreprise a aussi souscrit une assurance-prospection auprès de la BPI.

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Copex recrute

Le bureau d'études se compose de 17 personnes, dont un binôme de R&D. En tout, Copex emploie une centaine de salariés. "La sidérurgie, c'est une aventure exceptionnelle mais l'industrie souffre d'a priori négatifs", déplore le patron de Copex qui, comme de nombreux industriels, peine à recruter.

Outre l'image négative qui colle à l'industrie et n'attire pas forcément les candidats, c'est aussi la question des compétences qui pose problème. "Notre problématique de recrutement est liée aux spécialités. Nous avons besoins de bons mécaniciens et hydrauliciens mais il n'y a pas de filières d'enseignement adaptées", estime Frédéric Malin.

Le fait d'exporter les machines sur tous les continents exige aussi d'autres compétences, qu'on n'apprend pas à l'école. "L'activité requiert des déplacements à l'étranger pour au minimum dix ou quinze jours. En plus des compétences techniques, ça demande aussi une grande autonomie, liée aux déplacements."

Dans le cadre de la célébration de son 70e anniversaire, l'entreprise Copex avait proposé à ses salariés, comme à ses clients, un concours photo mettant à l'honneur les machines morbihannaises. La remise des prix a été le point d'orgue de la journée d'anniversaire, le 25 octobre. Tous les salariés ont participé au concours, en groupe.

Les photos sont aujourd'hui exposées dans l'atelier et la réalisation d'un calendrier est prévue. "Il s'agit de valoriser un travail qui en a besoin. Mais qui est passionnant : de la conception à la mise en route, ici, chacun visualise son travail", conclut Frédéric Malin.

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