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Chatillon Chocolatier
Simon Cohen
Michel Chatillon (à droite) et Renaud Cherel ont mis au point des "Coeurs de Plougastel" qu'ils espèrent voir s'imposer comme la nouvelle spécialité bretonne.

Chatillon Chocolat se prépare pour une opération séduction à l'international

Julie Menez, le 11.02.2019

On peut diriger son entreprise depuis 50 ans et être toujours à la recherche d'évolutions. Epaulé par son gendre, Renaud Cherel, l'artisan finistérien Michel Chatillon signe de nouveaux produits qu'il espère voir gagner le coeur des gourmands, partout en France et bien au-delà.

De la rondeur mais aussi du caractère, voilà ce qui fait un bon chocolat... et un bon chocolatier ! Michel Chatillon a débuté sa carrière à Brest comme pâtissier et chocolatier, en 1965. "Au bout de plusieurs années, j'ai vu que le marché de la pâtisserie s'effritait, il y avait beaucoup de contraintes pour la production, c'était aussi compliqué pour livrer les boutiques et, en plus, le loyer augmentait..."

Profiter de l'attractivité du patrimoine de Pleyben

Ni une ni deux, en 1993, le Finistérien quitte la Cité du Ponant, direction Pleyben et un emplacement particulièrement stratégique, à quelques mètres du fameux enclos paroissial qui attire des dizaines de milliers de touristes chaque année. Une fréquentation dont Michel Chatillon entend bien tirer parti, grâce au tourisme industriel : "L'idée était de faire visiter l'entreprise et de faire goûter les produits afin de se faire connaître du grand public pour ensuite vendre les produits par correspondance." Une opération gagnante, notamment portée par l'un des produits phares de Chatillon Chocolatier : le florentin. 

Cette gourmandise qui fait depuis des décennies les beaux jours du chocolatier finistérien a nécessité de nombreux ajustements de la chaîne de production, avant que le professionnel obtienne un résultat à la hauteur de ses attentes. "Aujourd'hui, nous fabriquons un florentin de grande qualité artisanale mais avec une capacité de production importante", résume Michel Chatillon. Car ce produit fait à Pleyben est commercialisé dans les grandes surfaces bretonnes et françaises, comme E.Leclerc (sous la marque Nos Régions ont du talent) et Casino, et par correspondance pour la marque Jours Heureux, de Damart. "D'après une étude de Damart, plus de 75 % de consommateurs disent désirer racheter des florentins", se félicite Renaud Cherel, responsable de production de l'entreprise, gendre de Michel Chatillon.

Chatillon Chocolatier entend aussi positionner ses produits dans les épiceries fines. Pour ce faire, l'entreprise finistérienne mise sur une gamme de délicieux biscuits au beurre de baratte Le Gall, comme les Pétales de crêpe dont la recette "magnifie le goût du sarrasin" dans un biscuit sucré. "Un voyage gustatif", promet Renaud Cherel.

Les Coeurs de Plougastel, la spécialité bretonne de demain ?

Plus récemment, Chatillon a produit des "Coeurs de Plougastel", des bonbons de chocolat à la fraise de Plougastel. Six mois auront été nécessaires pour atteindre le résultat escompté et pour amadouer la fraise de Plougastel, "produit subtil qui s'écrase très vite". "Nous avons commencé la commercialisation en juillet 2018 et ce produit a très vite trouvé son public, note Michel Chatillon. Nous voulons en faire la spécialité de la Bretagne." En 2018, l'entreprise a d'ailleurs enregistré une croissance de 12 %.

Le chocolatier finistérien s'est aussi réapproprié les pâtes de fruits, la guimauve et la nougatine afin de faire revivre des saveurs d'antan. Des produits haut de gamme qui, Michel Chatillon l'espère, vont trouver leur place dans les épiceries fines. "Nous cherchons à nous développer dans ces commerces en Bretagne et en Ile-de-France. Nous recrutons d'ailleurs des agents commerciaux en Bretagne et en France pour atteindre cet objectif."

Des vues sur le Moyen-Orient, l'Amérique du Nord et l'Asie

Si l'activité export représente pour l'heure moins de 10 % du chiffre d'affaires de l'entreprise, Chatillon entend bien la développer rapidement. Le Finistérien envisage d'être présent sur plusieurs salons internationaux professionnels. Dans ce cadre, il va se rapprocher de BPI qui propose une assurance prospection prenant en charge une partie des frais de prospection à l'international. Le chocolatier breton a d'ores et déjà identifité trois cibles potentielles pour diffuser ses gourmandises à l'étranger : le Moyen-Orient, l'Amérique du Nord et l'Asie (hors Chine). "Nous visons les importateurs, les distributeurs et nous positionner dans les épiceries fines à l'international", résume Renaud Cherel. L'entreprise a également bénéficié d'un diagnostic export mené par une conseillère de Bretagne Commerce International (BCI).

Ses atouts pour se positionner sur le marché étranger ? La bonne réputation de la gastronomie française, des décennies de savoir-faire et la volonté d'aller de l'avant. "La responsabilité d'un dirigeant c'est d'assurer la pérennité de son entreprise et de la développer", conclut Michel Chatillon. L'entreprise occupe aujourd'hui 1.000 m² en centre-bourg de Pleyben et emploie douze personnes.

En savoir plus

L'évènement

Sécurité économique et numérique à l'honneur, les 19 et 20 septembre 2019 à Saint-Brieuc et à Ploufragan.

Sécurité économique et numérique à l'honneur, les 19 et 20 septembre 2019 à Saint-Brieuc et à Ploufragan.

Le colloque sera  précédé par un « Before », le 19 septembre 2019, ouvert aux étudiants et au public, pour permettre de sensibiliser plus largement les concitoyens aux enjeux de sécurité numérique et économique. Enfin, le colloque SecNumeco, réservé aux professionnels, donnera la parole le 20 septembre 2019 aux spécialistes et experts du domaine. Informations et inscriptions