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Les tendances du logo dans les PME bretonnes   « Le logo joue le rôle de la signature »

Bretagne économique, le 18.10.2010

Le logo constitue souvent le premier point de rencontre entre une marque et un consommateur et joue à ce titre un rôle crucial dans la notoriété et la stratégie de séduction de toute entreprise. Sa conception est d'ailleurs le fruit d'un savant mélange entre les tendances sociologiques contemporaines et des valeurs chères à l'entreprise qu'il incarne. Voyons en Bretagne comment il est appréhendé par les PME !

En Bretagne, les entreprises ne semblent pas afficher de goûts particuliers pour les couleurs et les formes ; en revanche, elles semblent prendre conscience, crise oblige, de l’importance de leur image, via leur logo. « On doit justement tout faire, pour que le travail vienne à nous, grâce à notre communication », affirme Pierre Guezello, dirigeant de Jan Construction, dans le Morbihan. De son côté, Loïc Bohuon, dirigeant de l’agence de communication « Autrement », à Cesson-Sévigné (35), constate : « il y a une génération qui arrive à la tête des entreprises. Eux sont nés dans la culture de l’image, et ça se voit à leur stratégie de communication ! »



Le logo a un sens

Que ceux qui pensent que le logo doit ressembler à un joli dessin se ravisent. Il n’est pas suffisant de savoir crayonner des fleurs depuis la maternelle pour s’improviser graphiste-designer : « le logo joue le rôle d’une signature. Il est le signe d’identification de la marque, explique Yvonnick Dubourg, créateur de « Polivalys » à Plouagat (22). Cela permet au client ou au prospect de l’identifier d’un simple coup d’œil ! » Enfin, la pertinence du logo permet de se démarquer des concurrents, quand les autres oublient la communication. Il y a aussi ceux qui jouent la carte insolite. Ainsi,Tribord à Brest titille la curiosité de ses clients, comme de ses partenaires, depuis vingt ans.



Le logo vise l’immortalité

Plus il est sensible à la mode, plus le logo prend des rides. Tous les professionnels du graphisme donnent le conseil de la sobriété, pour viser l’intemporalité, et se différencier des concurrents. « J’influence toujours vers les formes simples et efficaces, suggère Cedric Bescond, directeur artistique d’une agence brestoise. Un bon logo comporte au minimum 3 formes, et 2 ou 3 couleurs. » Si le logo reste élégant, sans maniérisme (ce que les professionnels appellent « l’illustratif »), il devient une marque. « Si vous remarquez les logos d’entreprises très connues, vous constatez qu’ils passent toutes les modes. Demain, le logo d’EDF ne sera pas plus démodé qu’aujourd’hui, insiste Yvonnick Dubourg. Idem pour celui de SFR, ou d’eBay. »



Le logo évolue

Souvent, il arrive que le logo soit teinté d’une certaine désuétude, pour ne pas dire plus. Rien de pire pour un dirigeant que de sentir combien son logo est ringard, surtout quand la société évolue. 'Il y a des logos qui sont dépassés, qui ne représentent plus l’entreprise, prévient Ronan Bernard de l’agence « Terre en Vue », à Vannes. Or il faut une homogénéité entre l’entreprise et son image. » Impossible non plus de jeter l’ancien logo car on risque de perdre son image. Les couleurs de base sont à décliner en douceur. « Si l’on prend l’exemple le plus connu qu’est Coca-Cola, signale Loïc Bohuon, il bouge tous les 3 ans, mais le logo en tant que tel est toujours reconnaissable par ses couleurs et ses lettres… » La tendance actuelle est aux couleurs chaudes, « un peu flashy », s’amuse Yvonnick Dubourg. Tandis que Cedric Bescond admet : « C’est un peu nous qui créons les tendances. En ce moment, il y a une volonté d’avoir des logos qui passent web.2.0. Le brillant et les reflets font moderne, contemporain. » Ne pas oublier qu’un logo ne doit pas être de la poudre aux yeux…



Anny Letestu

N° 203 octobre/novembre 2010

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