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Aeroports Ports Finistère CCIMBO
La CCIMBO est gestionnaire de nombreux équipements publics, soit en direct (ports), soit en gestion majoritaire (aéroports). (Infographie : CCIMBO)

Finistère : des équipements performants au service du territoire

Sophie Babaz, le 29.05.2018

Investisseur et gestionnaire de nombreuses infrastructures publiques, la Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) imagine et développe le territoire finistérien au service des acteurs économiques et des populations. Une gestion qu'elle met en oeuvre en tant que concessionnaire pour les collectivités territoriales, au premier rang desquelles la Région Bretagne. La CCI porte une stratégie ambitieuse pour ces équipements au service des territoires et de l'économie bretonne.
A découvrir aussi en vidéo, l'édito de Jean-Paul Chapalain, président de la commission "Equipements" à la CCIMBO.

Parole d'élu


Jean-Paul Chapalain
Président de la commission "Equipements" de la CCIMBO

"Leader parmi les leaders", selon les mots de Jean-Paul Chapalain, vice-président de la CCIMBO. La CCI finistérienne peut se vanter d'être la troisième chambre de commerce et d'industrie de France en termes de volume d'affaires. Dans son giron, de nombreux équipements utilisés par les Finistériens: les trois aéroports de Brest, Quimper et Morlaix ; les ports de commerce de Brest et Roscoff ; les deux pôles de construction-réparation navale de Concarneau et Brest ; les sept ports de pêche de Cornouaille (Douarnenez, Audierne-Plouhinec, Saint-Guénolé-Penmarc'h, Le Guilvinec, Lesconil, Loctudy et Concarneau) et leurs criées, ainsi que celles de Brest et Roscoff, sans oublier les ports mixtes pêche et plaisance du Conquet, l'Aber Ildut, Aber Wrac'h et Roscoff.

Un gestionnaire à la mesure de ses responsabilités

Parce qu'elle gère depuis longtemps des équipements essentiels au territoire (en gestion directe ou en gestion majoritaire), la CCIMBO a imaginé, pour les aéroports de Brest et Quimper, un nouveau modèle économique mêlant industriels, banques et partenaires publics. Structurée comme un grand groupe, l'activité de la CCIMBO a doublé depuis 20 ans. Aujourd'hui, elle souhaite poursuivre son développement de gestionnaire d'infrastructures avec d'autres partenaires. Les multiples réseaux dont elle fait partie – Airport Council International (ACI), Union des aéroports de France (UAF), Union des Ports de France (UPF), European Sea Ports Organization (ESPO)...– témoignent de cette ouverture nationale et internationale.

Sentir le potentiel et créer les opportunités

Plus qu'un simple gestionnaire, la CCIMBO a souvent été visionnaire dans le développement économique de son territoire. En 1990, elle mise sur le trafic de conteneurs... Brest talonne aujourd'hui Bordeaux. "Il fallait prendre le tournant. Résultat : moins de camions sur les routes et des coûts moindres pour les entreprises bretonnes qui ont aujourd'hui un port pour exporter dans le monde", se réjouit Jean-Paul Chapalain.

 

> Lire le témoignage de Jérémy Le Pors, responsable logistique chez Synutra

 

Développer l'avenir

Le transport aérien doit lui aussi anticiper les usages de demain. Concessionnaire des trois aéroports finistériens (en gestion directe à Morlaix et majoritaire à Brest et à Quimper dans le cadre de la SAS Aéroports de Bretagne ouest et de sa filiale Aéroport de Cornouaille), la CCIMBO prévoit un doublement du trafic de passagers à Brest et Quimper dans les 20 ans à venir. Passer à 2.000.000 clients par an ne s'improvise pas ! Elle a investi 54 M€ dans la création de la nouvelle aérogare à Brest, privilégiant la qualité du parcours passager. L'ouverture de nouvelles lignes et la commercialisation de ses aéroports auprès des compagnies font partie de ses prérogatives. Passerelles, sécurité, confort dans les aérogares, maintenance des pistes, commerces, assistance aux passagers, etc. sont autant de services de qualité pour les passagers.

 

> Lire le témoignage de Michel Saläun, dirigeant de Salaün Holidays

 

Soutenir le dynamisme de l’économie bretonne et ses spécificités

La gestion des ports de pêche et criées de Cornouaille (Sud-Finistère) représente une mission de premier plan pour la CCIMBO, et ce depuis plus d'un siècle. La CCI poursuit aujourd'hui cette mission, en tant que délégataire de service public, auprès du Syndicat mixte Pêche et Plaisance de Cornouaille, nouvelle forme de gouvernance comptant parmi ses membres le Département du Finistère, la Région Bretagne et les intercommunautés du territoire. Cette organisation marque une étape dans les relations historiques et privilégiées entre la CCIMBO et les délégants (l'Etat autrefois, puis le département).

L'enjeu est de taille, rappelle Michaël Quernez, président du Syndicat mixte Pêche et Plaisance de Cornouaille : "La Cornouaille doit rester la première place de pêche fraîche en France et cela suppose des investissements importants. Notre ambition est d'y investir 60 M€ sur dix ans. Le Guilvinec doit rester l'une des premières criées de France et nous devons nous occuper de Concarneau : rééquiper sa criée, couvrir sa cale sèche". La CCI est sur le pont pour piloter l'ensemble de ces travaux. Elle connaît son sujet... Depuis 2011, l'établissement consulaire a porté plus de 36 M€ d'investissements avec l'appui de ses partenaires financiers.

 

> Lire le témoignage de François Gallen, mareyeur

 

Proche du territoire et de ses entreprises

Ancrée au coeur des territoires de Morlaix, Brest et Quimper, la CCIMBO prône l'efficacité au service des entreprises. Celles-ci doivent pouvoir compter sur des outils et équipements fiables pour se développer, aujourd'hui et demain. Accessibilité, souplesse des échanges, maintien des activités traditionnelles ou mise en oeuvre des innovations, c'est parce qu'elle est à l'écoute de l'activité économique du Finistère et de ses habitants qu'elle est performante dans sa stratégie de développement.

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Repères

21 équipements portuaires et aéroportuaires gérés

Pêche : Première place de pêche fraîche en France. Avec 52.700 tonnes de poissons débarquées en 2017, les sept ports de Cornouaille conservent la première place sur le podium de la pêche fraîche française et assurent la moitié de la pêche fraîche bretonne. Quatre cents bateaux y ont débarqué l'année dernière faisant vivre 5.000 emplois. Brest et Roscoff enregistrent respectivement 1.800 et 11.000 tonnes de poisson débarquées.
 
Aéroports : Premier aéroport breton, Brest enregistre 15.000 mouvements aériens par an et plus d'un million de passagers. 41 M€ y seront investis dans les 20 prochaines années et 9 M€ de plus seront consacrés à l'aéroport de Quimper. Morlaix-Ploujean accueille le centre de maintenance et de formation de la compagnie Hop !.
 
Port de commerce de Brest : Premier port de commerce de Bretagne, Brest est relié à 350 ports dans le monde. Deux millions et demi de tonnes de marchandises ont transité par ses quais en 2017 et 685 navires y ont fait escale, dont 14 paquebots pour près de 12.000 passagers.
 
Construction-réparation navale : Récemment inaugurée, l'aire de Concarneau est l'une des premières de France, forte de ses 46 entreprises (dont Piriou) au savoir-faire reconnu internationalement. À Brest, la réparation navale accueille les plus grands navires existants sur 800 m de quai en eaux profondes et dans trois formes de radoub, dont l'une de 420 m par 80 m.
 
Roscoff : 530.000 passagers environ passent chaque année par le terminal ferry et 500.000 tonnes de marchandises sont traitées. Le port de plaisance possède 627 places de pontons avec un taux d'occupation de 85% et le port de pêche a bénéficié d'investissements structurants pour son agrandissement.

Enfin, la CCI gère également les ports de de l'Aber Ildut (premier port européen de récolte d'algues avec 30.000 tonnes débarquées par an), l'Aber Wrac'h (300 places de pontons, un quai de pêche), du Conquet (pêche et plaisance) et de Morlaix.

TÉMOIGNAGES

Salaün Holidays : l'aéroport de Brest, base incontournable pour les clients finistériens

Salaün Holidays
Gwenaël Saliou

Pour les clients finistériens de Salaün Holidays, l’aéroport brestois est le point de départ des destinations lointaines.

"Il y a 30 ans, nous affrétions des vols charters au départ de Brest pour Vérone, Malaga, Ibiza, Venise, Marrakech, Djerba... La mode de l'époque, c'était la Méditerranée. On négociait directement avec la compagnie aérienne et on faisait partir des avions pleins pendant la période estivale", raconte Michel Salaün, président du groupe Salaün.

L'arrivée du low-cost a bouleversé l'industrie touristique. L'agence Salaün a donc fait évoluer son offre et s'est diversifiée.

"Nous aimerions l'ouverture d’une ligne annuelle vers Londres"

Avec ses 130 agences de voyages partout dans l'Hexagone, Salaün Holidays, devenu tour-opérator de référence, s'est spécialisé dans les destinations lointaines. Pour le voyagiste de Châteaulin, l'aéroport de Brest est une base incontournable pour transférer ses clients finistériens (10 % de ses clients sur 220.000 par an) vers le hub international de Roissy-Charles de Gaulle et les longs-courriers.

L'aéroport de Brest représente également un point de départ pour des vols directs vers Marseille, Lyon ou Lille ou les week-ends touristiques tout compris. "Nous construisons ces produits à partir des vols proposés par les compagnies. Nous aimerions l'ouverture d’une ligne annuelle vers Londres. Nous pourrions travailler en business travel ou bien créer un package week-end avec vol + visites + hôtel."

 

Le site Internet de Salaün Holidays

François Gallen, mareyeur : "En Cornouaille, la prestation criée est de haut niveau"

Simon Cohen

La gestion et les efforts de modernisation des criées cornouaillaises profitent à toute la filière pêche et notamment aux salariés de l'entreprise Gallen, quatrième acheteur le plus important de Cornouaille.

De la débarque sur les quais au départ des camions en passant par le tri des poissons (qualité, pesée des lots, calibrage) et la mise en vente, dans les criées de Cornouaille, la CCIMBO est le chef d’orchestre. La chambre de commerce et d'industrie est le gestionnaire historique des sept ports de pêche de Cornouaille que sont Audierne, Concarneau, Douarnenez, Lesconil, Loctudy, Saint-Guénolé et Le Guilvinec.

La modernisation des criées pour conserver la première place

François Gallen est l'un des 204 acheteurs référencés sur la zone (chiffres 2017). PDG de l'entreprise du même nom, il salue le grand chantier de modernisation dont les criées de Cornouaille ont bénéficié : tour à glace, système de traitement de l'eau de mer pour l'agroalimentaire, modernisation du système informatique de vente, transformation des criées traditionnelles… L'enjeu est de taille : conserver la première place française en pêche fraîche. "On n'a pas le choix, si on ne se modernise pas, on disparaît. La CCI met de l'huile pour que ça se passe bien", rappelle François Gallen.

Implantée depuis trois générations à Concarneau, son entreprise achète chaque année des tonnes de poisson en Cornouaille ainsi qu'à Roscoff et Erquy (Côtes-d'Armor)."La prestation est de haut niveau. On a aujourd'hui un super outil à disposition et on travaille en toute confiance."

L'entreprise Gallen dispose également d'un local de transformation sur trois de ces sites qu'elle loue à la CCI. Les poissons ultra-frais y sont apprêtés et conditionnés avant d'être envoyés sur les routes.

Pêche et plaisance de Cornouaille

Brest, port d'embarquement du lait finistérien de Synutra

Synutra conteneurs Brest
Simon Cohen

En 2017, Synutra France International a transformé 288 millions de litres de lait frais en poudre de lait infantile. C'est du port de Brest que sa marchandise part vers la Chine.

Chaque jour, Synutra remplit 10 à 15 conteneurs de lait séché dans son usine de Carhaix. Ils rejoignent Brest en camion. Un feeder, navire de petit tonnage assurant le ramassage des marchandises de plusieurs autres ports atlantiques, les emmène chaque semaine à Rotterdam.
 

Exporter depuis Brest, gage de souplesse et de réactivité pour Synutra

C'est à bord d'un super porte-conteneur qu'ils partent à Qingdao, où est installé le siège de l'entreprise mère Shengyuan, l'un des leader chinois des aliments nutritionnels maternels et infantiles. "Le port de Brest a été une clé pour développer notre circuit logistique", explique Jérémy Le Pors, chargé de la logistique chez Synutra. "Notre usine est à moins d'une heure de route de Brest. Nous sommes plus flexibles et plus réactifs que si nous exportions à partir de Saint-Nazaire ou du Havre. On peut ajuster plus facilement les transports au flux de production."
 
C'est aussi à Brest que certains de ces conteneurs sont réparés, nettoyés, inspectés et parfois requalifiés par les entreprises agréées. Jérémy Le Pors sait qu'il peut compter sur la CCIMBO en cas de pépin ou de demande exceptionnelle. "Si j’ai besoin de charger un samedi, d'avoir des prises supplémentaires pour les reefers (navires frigorifiques) ou d'avoir plus de place pour le stockage conteneurs, je sais qu'elle sera à notre écoute, comme elle l'a été depuis toujours."