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Quai des réseaux CCI 22
CCI 22
Les événements Quai des réseaux organisés par les CCI bretonnes (ici dans les Côtes-d'Armor) permettent aux entreprises de découvrir le ou les réseaux susceptibles de leur correspondre.

En Bretagne, les réseaux professionnels utiles à la bonne santé de l'entreprise et du dirigeant

, le 21.11.2017

Le réseau, levier de croissance incontournable pour développer son affaire ? D'après un sondage Odoxa pour Initiative France (réseau associatif de financement des créateurs et des repreneurs d'entreprise), 90 % des Français pensent qu'il est important de disposer d'un réseau relationnel pour créer ou développer une entreprise. A une époque où tout va plus vite et où les échanges peuvent se faire par écrans interposés, ils sont pourtant nombreux à trouver le temps de participer aux réunions de ces réseaux auxquels ils adhérent selon différents critères (secteur géographique, secteur d'activité, sexe, philosophie...) mais avec un même mot d'ordre : l'union fait la force ! 

Parole d'élu
La force des réseaux d’entreprise

Jean-François Garrec CCI Bretagne

Les réseaux d'entrepreneurs sont aujourd’hui nombreux et nécessaires dans la compétition que se livrent les territoires entre eux. Pour les Chambres de commerce et d’industrie, le sujet n’est pas nouveau ; plusieurs d’entre elles en ont fait un axe stratégique de leur politique, s’investissant à la fois dans l’animation de clubs, de réseaux filières, d’associations de zones d’activités et de communautés virtuelles…

En Bretagne, « Quai des réseaux », notamment, est  devenu un rendez-vous incontournable. Porté par les CCI à l’échelle de leur territoire, l’évènement attire chaque année entre 300 et 500 chefs d’entreprise, à Saint-Brieuc, Lorient, Quimper ou Rennes, où il s'appelle "Forum des réseaux d'entreprise". Qu’il s’agisse de l’organisation d’une telle soirée, du fonctionnement de certains réseaux ou de l’animation de « PLATO », un réseau qui a la particularité de chercher à mailler des PME locales avec des grandes entreprises, les CCI bretonnes ont fait des réseaux un véritable outil de développement économique.

Briser la solitude du chef d'entreprise est la première vertu de ces clubs et réseaux de dirigeants. Ils permettent de discuter entre pairs, de bénéficier de l'expérience d'un mentor, d'agrandir son propre réseau et de développer ses compétences, sa vision et ses affaires. Accélérateur quand tout va bien, le réseau aide aussi à affronter les moments difficiles. Ne passez pas à côté.  Les CCI vous conseillent et vous mettent en relation avec le réseau professionnel de votre choix.

Jean-François Garrec
Président de la CCI Bretagne

En cette fin novembre, plus de 260 dirigeants et dirigeantes d'entreprises ont convergé convergé à Carhaix pour assister à la réunion plénière régionale des groupes PLATO. Au programme, des temps d'échanges et des ateliers pour faire se rencontrer les membres des groupes actuellement en activité sur le territoire breton. "Le concept de Plato est né à la fin des années 80, en Belgique, dans une zone industrielle qui déclinait. L'idée était de créer des groupes avec des dirigeants de grandes et de petites entreprises, afin que les grandes aident les plus petites, notamment en partageant leurs méthodes et leur savoir-faire. PLATO est arrivé en France au début des années 2000 et la Bretagne, les Côtes-d'Armor en tête, s'en est emparée", raconte Catherine Lamidon, coordinatrice PLATO Finistère à la CCI métropolitaine Bretagne ouest.

Avec PLATO : le partage en toute confidentialité

Aujourd'hui, 32 groupes PLATO sont constitués en Bretagne et animés par les CCI : ils sont dix dans les Côtes-d'Armor et en Ille-et-Vilaine, sept dans le Finistère et cinq dans le Morbihan. Cela représente 420 entreprises et 80 parrains. Echanges, partages d'expériences et confidentialité sont les mots d'ordre des groupes PLATO qui, une fois constitués, se réunissent une fois par mois pendant deux ans (mais certains apprécient tellement le résultat qu'ils prolongent l'expérience d'une année).

La recette des CCI pour composer les groupes PLATO ? Prenez une quinzaine de dirigeants de TPE ou de PME, issus de secteurs d'activités différents, et ajoutez deux ou trois cadres travaillant pour de plus grandes entreprises locales ou étant spécialisés dans un domaine. Autre ingrédient principal : un territoire commun. "On essaye que les entreprises d'un même groupe soient installées à environ une demi-heure d'un point central. Ce groupe va vivre ensemble pendant deux ans, à raison d'une demi-journée par mois", rappelle Catherine Lamidon. 

Le reste, c'est du sur-mesure puisque le groupe choisit les dates des réunions et les thèmes qui l'intéressent. "Tout y passe : la stratégie marketing, la communication, la prise de parole, la Loi de Finances... Ou alors des sessions de pur échange sur leur quotidien ou leurs problématiques du moment." Le point fort des groupes PLATO, c'est l'union des participants mais aussi l'implication des coaches ou des parrains. "L'animateur prépare et débriefe chaque réunion avec eux. Ils s'engagent pour des raisons diverses : sortir de leur milieu ou de leur secteur d'activité et partager leur savoir, par exemple."

Ce qui intéresse en priorité les participants : la pertinence des intervenants et l'apport "pratico-pratique" qu'ils retirent des réunions. "L'idée c'est avoir des cas concrets, de faire des simulations ou, mieux, de s'adapter aux situations des dirigeants présents. L'exemple de l'un profite aux autres."

 

Lire aussi : PLATO 22 : « L’aventure Adonf, une expérience fabuleuse à vivre »

 

L'APM forme les dirigeants pour le bien des entreprises

Faire profiter aux autres, c'est aussi ce qui anime Emmanuelle Legault (ci-contre avec des membres de son équipe), qui est venue témoigner sur le bouillonnement d'énergies au sein de son entreprise, durant la plénière PLATO. La co-dirigeante du groupe finistérien Cadiou est, depuis septembre, présidente du groupe APM Finistère Ponant, l'un des 22 groupes que ce réseau compte en Bretagne. "L'APM n'est pas un réseau classique, c'est un programme de formations. Nous avons dix réunions par an, durant lesquelles nous recevons des experts de niveau national ou international. Ce sont des intervenants plutôt visionnaires, auxquels nous n'aurions pas accès autrement", détaille Emmanuelle Legault, enthousiaste. Géopolitique, stratégie ou encore religion : différents sujets sont abordés par les intervenants afin d'ouvrir les perspectives des chefs d'entreprises.

En effet, l'APM (Association Progrès du Management) forme depuis 30 ans un réseau d'idées plutôt que d'affaires. En France, comme dans 27 autres pays, les 370 clubs sont animés par une même philosophie : le progrès de l'entreprise par le progrès du dirigeant. "Un dirigeant doit être éclairé, il doit apporter une vision structurelle et d'ouverture à ses salariés", insiste Emmanuelle Legault. Elle est entrée au club Finistère Ponant en 2008. "J'étais une toute jeune chef d'entreprise de 31 ans quand, généralement, on entre à l'APM après 40 ans et avoir été au CJD", note la cheffe d'entreprise, qui reconnaît volontiers l'influence de ce réseau APM sur sa façon de diriger. 

"Je suis opportuniste : j'applique ce que j'apprends. Je partage le contenu des cours avec le comité de pilotage et l'équipe... Tout ce qui me nourrit chez l'APM, j'essaye de l'utiliser pour faire grandir la société grâce à ce que j'ai appris."

 

Lire aussi : Restaurateurs Pointe Bretagne : lieu d'échange et d'entraide pour les professionnels finistériens

 

Le CJD Bretagne engagé dans la formation et la recherche de nouveaux modèles économiques

La nécessité d'un apprentissage permanent, c'est une conviction partagée par Léna Roudaut, fondatrice de la start-up My Movie up et présidente du Centre des jeunes dirigeants (CJD) Bretagne depuis un an. Elle a rejoint il y a dix ans le CJD, d'abord au sein de l'antenne brestoise. Celle qui, de son propre aveu, ne connaissait rien aux réseaux professionnels, y a particulièrement apprécié ce qu'elle y a trouvé. "J'y ai appris énormément de choses et je continue d'apprendre ! Le travail en commissions apporte une vraie richesse dans les échanges, que je n'ai jamais connue ailleurs." La Brestoise y revendique aussi "une notion extrêmement forte d'engagement".
La formation est l'un des deux axes de travail principaux de sa mandature. "L'action est pilotée par Cathy Vallée, responsable formation région au CJD, également élue à la CCIMBO-Brest et future présidente du CJD Brest", précise Léna Roudaut. Le CJD Bretagne y consacre trois temps forts, en novembre, avril et juin. Cette année, une convention signée avec l'Université Bretagne Loire lui a permis de proposer une formation "Regard neuf", inspiré des Doctoriales. Il s'agit de faire se rencontrer les dirigeants d'entreprises et les universitaires. "En juin, cinq entrepreneurs bretons a rencontré un groupe de doctorants qui, pendant deux jours, se sont penchés sur leurs problématiques. Ca a été très positif pour tout le monde", apprécie la présidente du CJD Bretagne, qui voit là l'occasion de rapprocher les deux mondes et de faire bénéficier l'entreprise d'un regard neuf. "La méthodologie, la capacité d'analyse employée par les universitaires, c'est vraiment riche."
Autre formation menée par l'antenne bretonne du CJD, "Le Puzzle de l'innovation" : quatre formateurs interviennent sur des thématiques liées à l'innovation. Le but ? Faire profiter aux entreprises de toutes sortes des méthodes et des outils des start-ups.
 
Dans le même temps, le CJD Bretagne mène actuellement un projet déjà initié par la mandature précédente sur les nouveaux modèles économiques et piloté par Aurélien Pasquier, directeur de l'agence de communication Everest (Rennes). "La première promotion du parcours Nouveaux modèles économiques a débuté il y a un mois et demi. Dix chefs d'entreprises bretons interrogent une partie de leur modèle économique pour y intégrer plus de durabilité, dans tous les sens du terme. Ce dispositif est soutenu et accompagné par la Région Bretagne et l'Ademe." Le CJD Bretagne espère tirer des enseignements de cette expérimentation afin de proposer plus largement aux chefs d'entreprises du territoire (sans qu'ils soient forcément membres de ce réseau) de s'engager dans ce parcours. "Nous souhaitons développer un 'club' pour sensibiliser largement à cette culture d'un nouveau modèle économique et de durabilité", insiste Léna Roudaut.
 
Fort de 450 adhérents, répartis en huit sections, le CJD Bretagne a d'ailleurs mis cette notion de durabilité au programme de son congrès régional, le 8 février 2018, à Saint-Malo, orchestré par Eric Pelherbe. "La thématique sera celle de l'infini potentiel, détaille Léna Roudaut. L'après-midi, les intervenants seront Franck Zal (Hemarina), Sébastien Menguy (La Vallée des Saints), Yoann Le Névé (Hellfest), Roland Jourdain (Kaïros) et Christian Buchet (Le Grenelle de la mer). Le soir se tiendra une conférence de Virginie Guyot, première femme commandant de la Patrouille de France, et Guillaume Néry, apnéiste français. Ils aborderont l'infini potentiel de la relation humaine."
 
Et la présidente du CJD Bretagne de souligner : "Depuis 1938, le Centre des jeunes dirigeants porte la notion d'une économie au service de l'Homme. Un axe globalement repris par beaucoup de réseaux... et c'est tant mieux !"

 

Femmes de Bretagne soutient  l’économie locale 

Plus récemment, l’association Femmes de Bretagne a vu le jour il y a trois ans, à l’initiative de Mary Eloy. « Au début, nous avions la simple ambition de créer un réseau social capable d’inspirer et d’encourager les femmes à entreprendre en véhiculant des valeurs d’entraides et de bienveillance, indique-t-elle. J 'ai créé l'association pour donner un élan et rompre l'isolement de celles qui veulent entreprendre et, bien souvent, n'osent pas ». Aujourd’hui, Femmes de Bretagne compte près de 6.000 adhérents en Bretagne et Loire-Atlantique. Une cinquantaine de bénévoles animent entre 30 et 40 rencontres mensuelles ainsi que des ateliers destinés à encourager l'entrepreneuriat au féminin. Fort de ce succès, le réseau s'est structuré et de nombreux  partenaires, institutionnels et groupes bancaires en majorité, soutiennent activement la démarche.

Très récemment, le cabinet conseil parisien Utopies a montré l'impact de Femmes de Bretagne sur l'économie locale. Bilan :  un emploi sur 500 en Bretagne est « soutenu » par les 1.459 entreprises du réseau avec un effet multiplicateur de 1,63. Ces  emplois sont solidement ancrés dans le territoire. En créant des activités non délocalisables, en utilisant des ressources locales, les entreprises du réseau Femmes de Bretagne portent un projet alternatif au modèle mondialisé.

 

Lire aussi : Le Club du Pays d'Auray joue la carte du territoire

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Pour tout savoir des groupes Plato :

Côtes-d'Armor

Sophie Payoux-Chevillard : tél. 02.96.78.72.33 ou sophie.payoux-chevillard@cotesdarmor.cci.fr

Finistère

A Brest : tél. 02.98.00.38.00 ou plato.brest@bretagne-ouest.cci.bzh
A Morlaix : tél. 02.98.62.39.39 ou plato.morlaix@bretagne-ouest.cci.bzh
A Quimper tél. 02.98.98.29.29 ou plato.quimper@bretagne-ouest.cci.bzh

Ille-et-Vilaine

Anne-Yvonne Mathieu : tél. 02.99.23.63.84 ou amathieu@rennes.cci.fr
Christine Delaunay : tél. 02.23.20.37.15 ou cdelaunay@rennes.cci.fr
Ghislaine Le Sayec : tél. 02.99.23.63.85 ou glesayec@rennes.cci.fr

Morbihan

Fabienne Le Galliot : tél. 02.97.02.40.00 ou f.legalliot@morbihan.cci.fr 

Repères

Evénement à venir 

Septième édition du Forum des réseaux d'entreprises, organisé par la CCI d'Ille-et-Vilaine, le mardi 5 décembre, à Rennes.

Des pistes pour trouver un réseau professionnel en Bretagne

Sur le site de la CCI Bretagne
L'annuaire des réseaux morbihannais sur Quai des réseaux 56
La liste des réseaux de Cornouaille, par filière et par métier
Le guide des réseaux économiques dans les Côtes-d'Armor
L'annuaire des réseaux d'entreprises en Ille-et-Vilaine paraîtra courant décembre
 

Les réseaux féminins

Sur tout le territoire : Femmes de Bretagne et Entreprendre au féminin
Dans le Finistère : Ell'à Brest et Ell'en Cornouaille, réseaux de femmes cadres
Dans les Côtes-d'Armor : Par Elles, réseau de femmes en responsabilité

Les réseaux de financement

Le Réseau Entreprendre Bretagne
Le réseau Initiative Bretagne


TÉMOIGNAGES

PLATO 22 : « l’aventure Adonf, une expérience fabuleuse à vivre »

Une dizaine de membres dont Daniel Lautru (debout à droite) composent le groupe PLATO  Adonf piloté par la CCI 22
PLATO 22

PLATO est un réseau d'échanges pour les dirigeants des TPE-PME, basé sur le partage d'expériences. Importé dans les Côtes-d'Armor en 2000, 133 patrons et 29 cadres animateurs y participent aujourd’hui. Parmi les 10 groupes PLATO qu’anime la CCI des Côtes d'Armor, Adonf est un des plus anciens. Créé en mars 2014, il est toujours actif, tant ses membres se plaisent à avancer et progresser ensemble.

« Nous ne nous sommes pas choisi mais il est vrai que notre groupe est exceptionnel, avec de fortes personnalités, souligne d’emblée Daniel Lautru, membre du groupe Adonf. La mayonnaise a pris tout de suite entre nous. Il faudrait vraiment un cas de force majeure pour que l’un d’entre nous manque une des réunions mensuelles. » Ce chef d’entreprise a créé, en 2009 à Saint-Brieuc, LLDA  Automobile, spécialisée dans la distribution de pièces automobiles et d’équipements de garage pour les professionnels. A la tête d’une équipe de huit personnes, la TPE travaille avec quelques 300 clients et réalise un CA d’1,9 million d’euros. Une fois par mois, le lundi après-midi, il éprouve un véritable besoin à retrouver la dizaine d’entrepreneurs locaux qui compose le Groupe Adonf. Leur QG est le Carré Rosengart, lieu d’animation et de séminaires géré par la CCI des Côtes d’Armor.

Le coeur du dispositif : l’échange

« La réussite du système repose sur la variété des profils, indique Sophie Payoux-Chevillard, coordinatrice départementale du réseau PLATO pour la CCI, mais aussi la qualité des cadres animateurs. » Dans le cas du groupe Adonf, c’est Bruno Lorand, cadre chez Enedis, Stéphane Jamet, cadre chez Le Gouessant, et Michel Baldasseroni, dirigeant d’Handirect, qui assument cette mission. Se côtoient là autour de la table un dirigeant dans le bâtiment, un assureur, un expert-comptable mais aussi un propriétaire de château. Des profils éclectiques mais tous réunis dans un même but : leur développement personnel au service de la croissance de leur entreprise. À travers une méthode simple : le partage d'expérience entre dirigeants de PME-PMI et cadres de grandes entreprises. « C’est aussi une façon de lever la tête du guidon, de sortir de notre isolement, pointe Daniel Lautru. J’ai notamment appris à me connaître et à connaître l’autre pour mieux travailler en équipe. »

Diversité des thèmes

Développement personnel du dirigeant, stratégie d’entreprise, RH, management, commercial, communication (stratégie web – réseaux sociaux), etc.  Les thématiques abordées dans chacune des réunions PLATO se veulent aussi éclectiques que le public qui y participe. « Nous  recherchons des conseils pratico-pratiques fournis par des cadres de grands groupes locaux ou par des experts », poursuit Daniel Lautru. Des thèmes qui évoluent selon les besoins ou le contexte économique. C'est là aussi la force de PLATO : une adaptation en continu. « Au fil des années, nous sommes parvenus à constituer une grande famille, nous sommes devenus des amis. C’est une expérience fabuleuse à vivre », conclut Daniel Lautru. Après trois années à PLATO, dont une en supplément, le groupe Adonf va devoir se résigner à quitter l’aventure. Il réfléchit à renaître sous une autre forme.

 

Contact : sophie.payoux-chevillard@cotesdarmor.cci.fr

Le Club d'entreprises du Pays d'Auray joue la carte du territoire

Club d'entreprises du Pays d'Auray
Club d'entreprises du pays d'Auray

Il y a 20 ans était créé le Club d'entreprises du pays d'Auray. Aujourd'hui, riche d'une soixantaine de membres, ce dynamique réseau ne manque pas d'activités. Tout est fait pour que les adhérents (des chefs d'entreprises de petites et moyennes entreprises, quel que soit le secteur d'activité) se rencontrent et partagent leurs expériences.

"Nous organisons une réunion le troisième jeudi de chaque mois et le programme est varié, explique Christine Buttikofer, élue depuis deux ans et première femme à présider le Club d'entreprises du pays d'Auray. Soit nous visitons une entreprise, bien souvent celle d'un membre, mais pas nécessairement, soit nous organisons des réunions thématiques autour de problématiques communes."

Sécurité, fiscalité, évolutions du Code du travail... Des choses qui font partie du quotidien du chef d'entreprise mais qui leur sont plus facilement appréhendables lors de ces réunions thématiques, rendez-vous balisés dans un emploi du temps souvent chargé. Suivant les thémes abordés, les réunions sont animés par des membres (experts comptables, notaires...) ou bien par des intervenants extérieurs. "Par exemple, si un chef d'entreprise fait venir un spécialiste pour sa société, il lui propose d'intervenir pour les autres, durant la réunion", précise Christine Buttikofer.

Le club d'entreprises multiplie les visites d'entreprises

Les visites d'entreprises sont aussi des moments très appréciés par les adhérents de ce club d'entreprises. Sa présidente en souligne l'intérêt : "Découvrir les autres entreprises du pays d'Auray et le réseau économique de la région. Cela donne une belle image du territoire." Ces visites sont aussi l'occasion de sortir du quotidien, de découvrir des savoir-faire, des organisations et de s'en inspirer. La soirée se poursuit par un dîner... et les échanges aussi ! "Il n'y a rien de pire que l'isolement, quand on est chef d'entreprise. Le réseau sert à en sortir." Et s'il peut aussi mener à du business entre membres, même si ça n'est pas l'objectif premier... tant mieux !

Pour préparer ses différentes réunions mensuelles, le bureau du club d'entreprises du Pays d'Auray se réunit une fois par mois. Il bénéficie de l'appui de la CCI du Morbihan pour l'envoi des invitations, la gestion des inscriptions aux différents rendez-vous... "Autrement, ce serait impossible de tout gérer !", apprécie la présidente.

Récemment, le Club d'entreprises du pays d'Auray est allé à Belle-Île pour fêter ses 20 ans. Il y a rencontré une dizaine d'entrepreneurs et deux visites de sociétés ont été organisées. "Un rapprochement avec le Club d'entreprises de Belle-Île qui va bientôt se créer est en projet", précise Christine Buttikofer.

Des actions vers les jeunes

L'autre versant des activités de ce dynamique réseau : son engagement auprès du milieu de l'enseignement. Chaque année, le club organise son "Printemps de l'entreprise", en mars. A l'origine née à Vannes, cette manifestation a essaimé dans le territoire morbihannais. Les membres du Club d'entreprises du pays d'Auray participent avec plaisir à cette semaine d'échanges avec les jeunes et leurs profs, avec le soutien du Crédit agricole et de la Région Bretagne. "Nous intervenons dans les classes de premières : des chefs d'entreprises racontent leur parcours... Et quand il s'avère qu'ils n'ont pas suivi les études normalement adéquates pour exercer leur métier actuel, ça peut inspirer les élèves, leur montrer que c'est possible." En clôture de cet événement, le club organise un temps fort à destination des lycéens, avec un intervenant prestigieux. Cette année, un anthropologue du Collège de France est venu évoquer l'évolution de l'Homme devant des centaines de jeunes. Une réussite que le Club d'entreprises espère réitérer au printemps 2018.

Restaurateurs Pointe Bretagne : lieu d'échange et d'entraide pour les professionnels finistériens

Yann Kermarrec Le Coq en pâte
Le Coq en pâte

Yann Kermarrec est la troisième génération à diriger le restaurant familial Le Coq en Pâte, en centre-bourg de Lesneven. "Né dans la marmite", ce fils de restaurateur a vadrouillé une dizaine d'années avant de retrouver la cuisine de son enfance au début des années 2000. Avec sa femme Moeata, rencontrée en Polynésie, ils ont repris l'établissement qu'ils ont progressivement modifié. Cette transition en douceur a été accompagnée par un conseiller CCI. "Je connaissais déjà mon interlocuteur, puisqu'il était client du restaurant", se souvient le chef.

En 2004, le couple Kermarrec choisit de déplacer la cuisine, installée au sous-sol, au rez-de-chaussée. A une époque, où ça ne se faisait pas encore beaucoup, les convives du Coq en Pâte profitent ainsi d'une vue directe sur la cuisine du chef. "D'un restaurant de 140 à 150 couverts, pouvant accueillir des banquets ou des mariages, on est passé à une salle d'environ 70 couverts", raconte Yann Kermarrec. Un parti pris et un repositionnement qui s'adaptent aux envies des consommateurs, plus aptes à faire appel à un traiteur et à se réunir dans des salles où il est permis de faire la fête jusque très tard...

Aujourd'hui, Le Coq en Pâte emploie cinq personnes et réalise un chiffre d'affaires d'environ 300.000 €. A sa carte, le chef Kermarrec fait la part belle aux produits de saison et locaux, puisqu'il est adhérent de l'association "D'ici même", portée par le Pays de Brest et notamment soutenue par la CCIMBO. Ce dispositif valorise l'action des professionnels qui oeuvrent en circuit-court, pour le bien-être des consommateurs comme de l'économie locale !

Les réseaux : avoir une vie associative malgré des horaires décalés

Le restaurateur de Lesneven est également membre de l'association Restaurateurs Pointe Bretagne, qu'anime une conseillère de CCIMBO. Ce réseau apporte beaucoup à Yann Kermarrec : "Les réunions sont des temps d'échanges et d'écoute qui comptent, apprécie le chef. C'est important d'avoir ce réseau car nous avons tous des horaires décalés et nos affaires à gérer. Cela nous permet d'avoir quand même une vie associative et, selon moi, c'est important de réussir à donner de son temps." Surtout, le réseau des Restaurateurs Pointe Bretagne permet à sa quarantaine de membres, répartis sur tout le Finistère, d'évoquer un quotidien parfois compliqué. "Plus ça va, plus l'activité est compliquée, explique Yann Kermarrec. On se pose tous des questions sur les habitudes de consommation, sur leurs évolutions... On peut alors échanger avec les collègues, savoir comment va l'activité de leur côté, quelles sont les formules qu'ils proposent. On réfléchit ensemble."

Parmi les problématiques du moment, les restaurateurs finistériens se posent notamment la question du déjeuner : "Il y a pléthore d'offres de restauration à midi. Les consommateurs expédient leur déjeuner ! Il faut coller à cette attente des clients, sans rogner sur la clientèle", estime Yann Kermarrec.

Des échanges de CV

Autre aspect de leurs activités professionnelles, les restaurateurs partagent aussi leur quotidien de chefs d'entreprise. "On s'échange aussi des CV. C'est toujours rassurant de recruter quelqu'un qui a travaillé dans l'une des maisons qu'on connait bien. On gagne du temps !", apprécie le chef de Lesneven.

Surtout, le réseau professionnel des Restaurateurs Pointe Bretagne leur donne une force de frappe décuplée quand les chefs participent à des événements. C'est le cas de la Semaine du goût, qui donne lieu à l'opération Nos restaurateurs ont du goût, organisée avec le soutien de la CCIMBO. "C'est un événement extrêmement positif qui permet de mettre l'association, nos métiers et nos maisons en avant. On est tous pris dans notre quotidien mais ça fait vraiment du bien de se parler et de porter ça ensemble", raconte Yann Kermarrec. Et le chef de conclure : "On ne peut plus fonctionner seul !"

Les dirigeants d’APPA Côte d’Emeraude travaillent en synergie avec les élus

L’Association des Professionnels des Parcs d’Activités (APPA) de la Côte d’Emeraude est aujourd’hui présidée par Pierre Henry Mercier.
ABC Texture

Créée en  2000 sous l’impulsion des délégués consulaires du canton de Dinard, des élus locaux de l’époque et par la volonté de quelques chefs d’entreprises décidés à se fédérer pour mieux se faire entendre des collectivités locales et territoriales, l’Association des Professionnels des Parcs d’Activités (APPA) de la Côte d’Emeraude est aujourd’hui présidée par Pierre Henry Mercier.

« A plusieurs, on est plus fort ! Et il est plus facile de peser sur les décisions des élus, du moins de se faire entendre d’eux sur les sujets d’ordre économique, indique d’emblée Pierre Henry Mercier, par ailleurs co-dirigeant de l’entreprise ABC Texture, située en pleine zone d’activités de la Ville es Passants, à Dinard. 

Il y a cinq ans, il a adhéré à l’APPA, convaincu « que la proximité favorise les échanges dans la durée et, au final, un engagement  réciproque. Même si nous travaillons dans des domaines d’activités très différents, nous avons une volonté de nous impliquer ensemble pour porter des projets communs et à faire entendre notre voix auprès des élus ». La méthode semble efficace puisque l’association rassemble une cinquantaine d’entreprises adhérentes réparties sur neuf parcs d’activités et six communes du ressort de la communauté de communes de la Côte d’Emeraude.

Animée par Patrick Le Guen, conseiller et animateur territorial à la délégation de la CCI Ille-et Vilaine à Saint-Malo, l’APPA organise chaque année quatre à cinq conseils d’administration plus une assemblée générale, ainsi que deux à trois réunions  thématiques sur différents sujets (signalétique, fibre optique, sécurité des biens et des personnes ou encore sur le sujet des friches commerciales et de la vacance des locaux). « Une fois par an, poursuit Pierre Henry Mercier, nous organisons une rencontre avec l’ensemble des élus de l’intercommunalité. Nous les alertons sur certains projets ou difficultés en cours et faisons des propositions. Ils sont à l’écoute et cela permet des avancées concrètes. Ce respect mutuel nous a même  incités à conventionner pour que, systématiquement, chacun remonte les informations à l’autre sur les sujets qui le concernent. »

L’aménagement du carrefour des Millières, action prioritaire sur 2017

En 2017, par exemple, deux sujets ont été portés prioritairement par les membres de l’APPA : l’installation illégale des gens du voyage sur les zones d’activités et les travaux qui viennent de débuter au niveau du carrefour des Millières en direction du Barrage de la Rance. « La 2x2 voies entre Saint-Malo et Dinard va connaître deux ans et demi de travaux au niveau de La Richardais. Nous ne sommes pas encore dans la phase critique, mais déjà les incidences sur la circulation entraînent une baisse d’activité sur au moins deux ou  trois commerces. Nous avons sensibilisé les élus du Conseil Départemental et les élus locaux sur les difficultés rencontrées par ces entreprises et fait des propositions pour les atténuer. Il apparait qu’ils ont tenu compte de nos remarques. En 2018, à  chaque nouveau plan de déviation, nous continuerons à agir de la sorte, non pas pour aller à l’encontre de ces travaux mais bien pour atténuer leurs conséquences sur le développement économique du territoire ».

L’autre sujet qui préoccupe les membres de l’association est l’installation illégale et fréquente des gens du voyage sur des parcelles inoccupées situées sur les zones d’activités. « Il s’agit très souvent d’installations brutales. Face à cette situation, les élus locaux se trouvent mis devant le fait accompli et disposent de peu de moyens légaux pour agir rapidement au bénéfice de tous. L'État peine à trouver une solution pour permettre des évacuations rapides en cas d'occupation illicite. Aussi les maires et nous-mêmes avons un sentiment d'impuissance. Notre rôle est d’aider les élus de la  communauté de commune à sensibiliser l’Etat à agir plus vite et plus efficacement contre de tels agissements ».