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Reprise de Doux : une nouvelle usine en projet à Châteaulin

Julie Menez, le 22.05.2018

Ce vendredi 18 mai, le Tribunal de commerce de Rennes a retenu les offres de reprise du groupe Doux déposées par le groupement LDC, Almunajem, Terrena, la Société des volailles de Plouray, YerBreizh et Saria. Une décision satisfaisante pour tous les partenaires, la Région Bretagne en tête.

Reprise Doux

"C'est un soulagement, après une longue période d'incertitudes pour les salariés et les éleveurs. L'essentiel des emplois est sauvé, des propositions sont faites pour ceux qui ne sont pas repris et un nouveau projet, porteur d'avenir, est sur la table. La période de liquidation se termine, celle de la transformation commence : c'est une nouvelle histoire qui s'engage", se félicite Loïg Chesnais Girard, président de la Région Bretagne.

La Région engagera 20 M€ pour accompagner ce projet de reprise

Le projet de reprise de Doux va se traduire par :

  • l'arrivée de nouveaux partenaires industriels. La Région Bretagne va devenir actionnaire de Yer Breizh, nouvelle entreprise qui regroupera les acteurs de la filière amont (éleveurs, accouveurs et aliments). "C'est la première fois, depuis les récentes lois de décentralisation, qu'une région française entre au capital d'une entreprise", précise la Région dans un communiqué.
     
  • la construction d'une nouvelle usine, toujours à Châteaulin, pour cibler les nouveaux marchés du poulet frais en France. Elle sera créée par LDC qui y investira 60 M€ pour produire du "poulet frais" à destination des marchés français et européens (290 emplois). Elle devrait sortir de terre d'ici deux ans. L'usine existante, poursuivant l'activité historique du groupe Doux (367 emplois), sera gérée par Almunajem.
     
  • le maintien d'une activité poulet export.

85% des soutiens régionaux seront affectés aux activités orientées vers les nouveaux marchés. "Demain, la Bretagne sera un acteur majeur de la conquête du marché français de la volaille, dépendant encore aujourd’hui à 45% des produits d'importation."

À ces soutiens régionaux s'ajoutera un plan d'accompagnement des éleveurs, de plusieurs millions d’euros, en cours de négociation entre l’État et la Région.