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Ports de pêche de Cornouaille : 7,3 M€ d'investissements prévus sur l'année

Julie Menez, le 07.01.2019

Pour la seconde année consécutive, les ventes sous criée des six ports de pêche de Cornouaille sont en baisse en termes de tonnage et de valeur. Pour autant, le prix moyen se maintient et tout est fait pour conserver et améliorer l'attractivité de la première place de pêche française.

Pêche Cornouaille
DR

L'année 2018 des ports sud-finistériens (Audierne, Concarneau, Douarnenez, Le Guilvinec, Loctudy et Saint-Guénolé Penmarc'h) a été marquée par la baisse des apports de langoustines vivantes (-755 tonnes), des départs de bateaux et une baisse de productivité des navires.

Ainsi ce sont 36.997 tonnes (-5,8 % par rapport à 2017) pour une valeur de 124 M€ qui ont été vendues en criée et 13.852 tonnes (+2,5 %) pour une valeur de 21,6 M€ qui ont été vendues hors criée en 2018 dans les six ports de pêche sud-finistériens. Le cours moyen est de 3,37 euros le kilo, contre 3, 38 €/kg en 2017.

Ne pas descendre en dessous des 50.000 tonnes 

"Nous sommes la première place de pêche en France et nous voulons le rester, a rappelé Christophe Hamel, directeur des criées à la CCIMBO-Quimper. Pour 2019 et les années à suivre, nous ne voulons pas descendre en-dessous des 50.000 tonnes."

Pour garder le cap et doper l'attractivité des ports de pêche de Cornouaille, la Chambre de commerce et d'industrie — à laquelle a été renouvelée la délégation de service public (DSP) des ports cornouaillais en 2018, pour huit ans — mise sur plusieurs leviers : "La politique tarifaire, des services flexibles et des investissements innovants, ainsi que le renforcement de la cellule commerciale".

Cette dernière a permis de vendre 1.600 tonnes contre 1.000 tonnes en 2017. Il s'agit essentiellement d'espèces qui ne sont pas ciblées par les producteurs finistériens afin d'éviter la concurrence. L'objectif est de répondre aux besoins des mareyeurs en faisant venir par camions ces produits pêchés ailleurs. 

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2019 et 2020, années cruciales pour les ports de pêche de Cornouaille

"Ce sont 28,6 M€ d'investissements (dont 15 M€ de subventions du Syndicat mixte des ports de pêche et de plaisance de Cornouaille) sur les huit ans de la DSP des ports de Cornouaille qui sont programmés, a rappelé Philippe Le Carre, directeur des ports et de la CCIMBO-Quimper. 2019 et 2020 sont des années cruciales pour améliorer les services, surtout qu'il n'y a pas de Fonds européens pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp) prévu après 2020."

Pour la première année de la nouvelle DSP, la Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Bretagne ouest (CCIMBO) a réalisé 1,9 M€ d'investissements et de travaux, dont 784 K€ subventionnés par le syndicat mixte. Des études pour la modernisation des criées du Guilvinec et de Concarneau ont ainsi été menées, notamment pour la refonte des process de travail. 

Le renouvellement et la modernisation des installations frigorifiques programmés en 2018 pour près d'1M€ n'a pas été fait en 2018. Le coût au kilo des fluides frigorigènes ayant été multiplié par cinq, la CCI va se tourner vers une autre technique.

72 % de vente à distance

Sur 2019, la CCIMBO prévoit 7,3 M€ d'investissements et de travaux sur les ports de pêche de Cornouaille (dont 3,18 M€ de subventions du syndicat mixte). La modernisation de l'informatique de vente va notamment faire l'objet de 1M€ d'investissement. Une nécessité alors que la part de l'achat à distance en tonnage approche des 72 % pour les criées cornouaillaises en 2018.

Sont aussi prévus 700 K€ pour des grues de débarquement, 1M€ pour un système de gestion des bacs de criée afin d'en assurer la parfaite traçabilité, 190 K€ pour de la vidéosurveillance et 100 K€ pour une nouvelle machine à glace pour Saint-Guénolé Penmarc'h.

Enfin, la CCI va continuer à former et à recruter pour remplacer le personnel des ports et de la criée qui part à la retraite. "3.500 personnes travaillent dans nos ports sur les 5.000 qu'emploie la filière", a rappelé Jean-François Garrec, président de la CCIMBO-Quimper. La pêche est une activité nécessaire à la vie de notre Cornouaille."

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De gauche à droite, Philippe Le Carre, directeur des ports de Cornouaille et de la CCIMBO-Quimper ; Jean-François Garrec, président de la CCIMBO-Quimper, et Michaël Quernez, président du Syndicat mixte des ports de pêche et de plaisance de Cornouaille.


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