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La Société Armoricaine de Canalisations (35) passe aux mains des salariés et d’un management responsable

Véronique Maignant, le 29.02.2020

La Société Armoricaine de Canalisations (Sarc) emploie 215 personnes réparties sur l’Ouest de la France. L’actionnaire actuel a décidé de céder 80% de son capital aux salariés. La meilleure solution à ses yeux pour pérenniser l’entreprise familiale. Une petite révolution dans cette PME de travaux-publics qui, avec un management responsable vise la performance globale.

Jean-Louis Vanhee, manager de transition , aujourd'hui directeur général, à l'origine de la reprise de la Sarc par ses salariés

Créée en 1977, la Sarc n’a eu cesse de se développer durant 40 ans sur le marché de la réalisation et de la rénovation de réseaux d’eau et plus largement dans les travaux liés au cycle de l’eau. Toutefois, la crise économique de 2007-2008 stoppe cet élan et commence à entamer les réserves de l’entreprise.  En janvier 2019, afin de redresser la barre, l’actionnaire nomme Jean-Louis Vanhee, manager de transition, à la direction générale. En un an, avec le concours des équipes en place, il remet le Groupe sur le chemin de la croissance. Résultat, fin mars 2020, la Sarc affichera un chiffre d’affaires d’environ 42 millions d’euros et un résultat d’exploitation positif. « Le carnet de commandes tient également toutes ses promesses » souligne le nouveau Directeur général.

 

8 cadres à la manoeuvre

C’est dans ce contexte que l’actionnaire, confie en avril 2019, à Jean-Louis Vanhee, la mission d’organiser une reprise de la Sarc par les salariés. « Avant de pouvoir confirmer le projet, il a fallu trouver des banques qui acceptent de financer l’emprunt nécessaire à l’achat et cela n’a pas été facile du tout, indique le directeur général qui, avec 7 autres cadres, détiendront 76 % du capital via la holding arc@dev. Au final, les bons résultats à fin 2019 ont fini par convaincre les partenaires bancaires de la solidité de l’équipe de management et de l’attachement des salariés à l’entreprise. « C’est l’aventure collective qui nous motive avec une volonté forte de transparence entre nous tous. La poursuite du développement de l’entreprise passe par l’engagement de chacun ».

 

Intéressement et compte courant d’associés

Les 8 cadres, désormais actionnaires majoritaires, ont investi de manière homogène. Les autres salariés qui souhaiteront investir le feront au travers d’une deuxième holding, arc@sol. La souscription démarrera le 15 mars et se clôturera un mois après. « Le capital de cette deuxième société permettra d’une part d’investir au capital de la Sarc pour 2%, mais aussi sous forme de compte courant d’associés. Ce dernier sera rémunéré annuellement », précise Jean-Louis vanhee. Un minimum de souscription fixé à 175 euros en actions est obligatoire pour ouvrir droit à sa souscription, le maximum a quant à lui été fixé à 20 actions. « De même, poursuit-il, « afin de pouvoir satisfaire tout le monde et notamment les plus petits porteurs, les demandes seront servies en proportion de la somme des actions demandées par la collectivité des salariés avec un minimum de 1 action garantie. Le compte courant d’associés de chaque salarié sera placé dans arc@sol, qui le prête à la Sarc, limitant ainsi les risques pour les salariés. Il sera rémunéré au taux prévu à compter de sa souscription, pendant les cinq premières années, puis à taux du livret A + 2% ensuite.  Les actions ouvriront droit à dividende dès 2020 ». Voilà pour le montage.

 

En 2025, il est prévu que l’actionnaire historique cède le restant de ses actions, 20% du capital, à la holding arc@dev, permettant ainsi aux salariés de prendre le contrôle total de la Sarc. Quand des actionnaires responsables décident par respect d’un héritage familial de privilégier l’emploi durable tout devient possible. En effet, en parallèle, l’entreprise s’est lancée dans une vaste transformation environnementale.

La Société Armoricaine de canalisations (Sarc) se lance dans une vaste transformation environnementale


L'évènement

Santé du dirigeant : une conférence en ligne pour ré-entreprendre sans s'épuiser

La crise du COVID-19 induit des changements majeurs : tout est possible, le meilleur comme le pire. Cette conférence, organisée par la Fondation MMA des Entrepreneurs du Futur en partenariat avec la CCI Morbihan, donne à l'entrepreneur des pistes pour entreprendre dans un monde plus incertain tout en veillant à se préserver.

Animée par Olivier Torres, professeur à l’Université de Montpellier et Montpellier Business School, Président de l’Observatoire Amarok, premier observatoire sur la santé des chefs d’entreprises et travailleurs indépendants ; Laure Chanselme, psychologue et Chihiro Kageura, chargée de mission, cette conférence sera centrée sur l'entrepreneuriat et l'entreprise : elle restituera les résultats de l’enquête nationale de l’Observatoire Amarok et abordera notamment la question de la vigilance entrepreneuriale et comment entreprendre dans l'incertitude avec cette reprise et ce redémarrage d’activité. La deuxième partie fera un focus sur l'entrepreneur en tant qu'individu et sur l'importance de se préserver pour pouvoir entreprendre sans s'épuiser.

LE 06 JUILLET 2020 - WEBINAIRE - DE 18H30 À 19H30

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