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En 2017, la Sica enregistre un chiffre d'affaires de 205 M€

Julie Menez, le 06.03.2018

Avec 700 exploitations dans le Finistère, soit près de 900 producteurs, la Sica est le premier groupement de producteurs de légumes et d'horticulteurs de France. Elle a vécu une année 2017 correcte, même si son projet de plateforme logistique à Saint-Pol-de-Léon, que la coopérative juge prioritaire, n'a pas connu d'avancée. "C'est un projet prioritaire", énonce Marc Kerangueven, le nouveau président.

Sica bilan 2017

En 2017, les activités de la Sica ont généré un chiffre d'affaires de 205 M€, soit une augmentation de plus de 1,5 % par rapport à 2016 (202 M€).

Le chiffre d'affaires de l'activité légumière est de 170 M€. "L'année a été plutôt correcte. Les produits phares sont restés à leur place et le cours de l'échalote a été notre variable d'ajustement", précise Marc Kerangueven, qui a pris la présidence de la Sica en janvier, après la démission de Jean-François Jacob.

La part du bio continue de progresser à la Sica

Comme précédemment, la part du bio continue d'augmenter. "Le chiffre d'affaires de la section bio augmente de 25 % et représente 5 % du chiffre d'affaires 2017, soit 6,5 M€, détaille le président. La coopérative n'a pas attendu les évolutions sociétales pour faire du bio : cette section de Prince de Bretagne fête ses 20 ans cette année. Elle représente un potentiel de 20.000 tonnes par an."

En 2018, la Sica va développer encore sa part du bio. "Nous sommes à l'écoute des demandes sociétales. Les sections produits travaillent sur le sujet pour y répondre", note le Finistérien. Des actions sont aussi menées pour proposer des produits nécessitant moins de pesticides et avec moins de résidus, notamment sur les tomates.

Concernant la filière horticole, son chiffre d'affaires est identique à l'an passé, soit 35 M€. Là encore, le président Marc Kerangueven note que l'année a été globalement correcte, mais nuance : "L'activité plantes en pot a fait une très bonne année, en dépit d'une période de la Toussaint qui n'a pas été très favorable, l'année est bien meilleure qu'espérée. La pépinière fait une bonne année alors que l'année avait été très difficile en 2016. C'est plus difficile pour les fleurs coupées car nous manquons de productions."

La plateforme logistique de la Sica : le serpent de mer

Voilà dix ans que les producteurs de la Sica espèrent voir le projet de plateforme logistique à Saint-Pol-de-Léon. Problème : des recours ont été déposés contre le projet et le plan local d'urbanisme de Saint-Pol-de-Léon, où cet outil doit sortir de terre.

"Nous avons deux objectifs prioritaires : défendre le revenu des producteurs et construire cette station", insiste Marc Kerangueven. Lui-même producteur à Lannilis, dans le Nord-Finistère, le président de la Sica revient sur l'origine d'un projet "vital pour les cultivateurs" : 

  • le gain logistique : les 20 stations de la Sica réparties sur le département "coûtent aujourd'hui des millions à la coopérative". Surtout, "ce que le négociant paye pour le transport, c'est de l'argent en moins versé aux producteurs".
  • l'accès à de nouvelles gammes : les habitudes des consommateurs évoluent. Ainsi, les légumes anciens font leur grand retour. Problème, il s'agit de légumes qu'il faut pouvoir laver en station. Impossible d'équiper toutes les stations, notamment pour répondre aux normes de rejets des eaux.
  • le conditionnement et des services en plus : pour développer des produits à forte valeur ajoutée, cela implique un conditionnement spécifique. "Les négociants nous demandent aussi des palettes avec, par exemple, des choux de toutes les couleurs. Il faut que le picking soit fait en amont". 
  • les économies d'énergie : "Les stations existantes sont équipées de frigo anciens, forcément énergivores ou qui tombent en panne... De plus, on nous demande à présent des salades refroidies à 4° le jour même de la coupe, c'est nécessaire pour avoir une date limite de consommation plus large, au bénéfice des consommateurs comme des distributeurs."

La force du collectif

Soutenue par les négociants, la Sica espère voir rapidement les obstacles levés et commencer les travaux pour bâtir la plateforme logistique à Saint-Pol-de-Léon. Quant au nouveau président, il mise sur un esprit collectif ravivé au sein de la coopérative : "Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin", cite-t-il.

La coopérative tiendra son assemblée générale samedi 10 mars.

 


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