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Brexit : la Bretagne veut en limiter les impacts

Christelle Hall, le 03.03.2017

Le Ceser vient de publier une étude sur les impacts potentiels du Brexit sur la Bretagne dans les deux ans à venir. Il en ressort des inquiétudes concernant les secteurs économiques majeurs que sont la pêche et le tourisme. Et un espoir, celui d’entretenir des relations économiques de gré à gré entre régions transmanche.

Jean Hamon, président du Ceser et Forough Salami, vice-présidente Europe et international du conseil régional
Chall

Invité à Brest pour la soirée de restitution de l’étude, Desmond Clifford, directeur du cabinet du premier ministre du Pays de Galles, a apporté, en français, un éclairage bien utile sur sa vision du Brexit et ses espoirs d’une issue positive pour sa région. « Les résultats du referendum* ont été très difficiles pour notre région qui a majoritairement voté contre. Mais c’est une réalité. Le Pays de Galles exporte à 67 % dans l’Union européenne et 14 % en France. 80 % de nos entreprises et 8 000 emplois en dépendent. Nous avons aussi besoin de l’immigration dans les services, l’ingénierie, l’agroalimentaire. Notre priorité est de continuer à participer au marché unique. Nous voulons le Brexit le plus soft possible. »

5e marché breton

Ce Brexit soft, le conseil régional de Bretagne l’appelle de ses vœux. Le Royaume-Uni est le 3e pays pour l’export breton et le 8e pour l’import, avec « une croissance nette des exportations bretonnes depuis trois ans », indique le rapport. C’est le 5e client avec un volume d’activité annuel évalué à 350 M€. Sans oublier les programmes européens en cours (Interreg, Erasmus…) qui risquent d’en pâtir.

parts des nuitées étrangères en hôtellerie de plein air en BreragneD’où l’urgence d’évaluer et de comprendre les effets d’un tel retrait du marché unique, dans ses hypothèses extrêmes. « Dès le lendemain, indique Forough Salami, vice-présidente en charge de l’Europe et l’international, Jean-Yves Le Drian a demandé au Ceser de mener une étude sur les conséquences pour notre région. »

« 50 % de la pêche bretonne se fait dans les eaux britanniques et nous ne voulons pas que cette filière serve de variable d’ajustement dans de futures négociations, commente Jean Hamon, président du Ceser. Le transport maritime** et aérien, le tourisme, notamment de plein air, l’agroalimentaire et la recherche seront aussi impactés », notamment par la dépréciation de la Livre par rapport à l’Euro, « entre -15 et -10 % », poursuit le rapporteur.

La région, niveau pertinent

Pour tempérer ces effets néfastes pour une partie de l’économie bretonne, « nous devons trouver des solutions acceptables des deux côtés de la Manche, préconise Emmanuel Morucci, président de la Maison de l’Europe de Brest. 
« Les relations transmanche doivent perdurer, appuie Forough Salami. La Bretagne doit peser dans ces négociations qui vont prendre du temps et pour cela se rapprocher d’autres régions aux intérêts communs sur les secteurs d’activité comme la pêche. »
Cette façon d'atténuer les dommages collatéraux intéresse le Pays de Galles, dont la région exporte chaque année, en France, 23 000 tonnes de viande transformées de mouton.

Etude disponible sur le site internet du Ceser

* Le 24 juin le Royaume Uni fait savoir que 51,9% des Britanniques ont voté pour le Brexit, c’est-à-dire sa sortie de l’Europe

** 83 % des 2,1 millions de passagers de la Brittany Ferries sont britanniques


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