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Relations banques - PME : Quand Bâle III durcit le ton

Sylvain Crespel (cogérant Difeudis-Districoncept)

Les banques ne prêtent plus aux PME ! "C’est faux", réplique le comité régional des banques : en Bretagne, les encours de crédit aux entreprises ont progressé d’un peu plus de 4%. Alors, qui croire ? Pour vérifier "en direct", passage chez Vincent Robert et Sylvain Crespel, gérants associés des sociétés Difeudis et Districoncept basées à Bruz-35. Arrivés au bout d’une première décennie d’activités... chahutées, ils sont bien placés pour nous parler de leurs relations avec les banques. Ce jour-là, autour d’eux, Elisabeth Sohier, comptable rentrée dans la structure, Pascal Leblanc, expert-comptable (Groupe CAPEX CONSEILS / SOFEX CONSEILS, Fougères), Bernard Gougeon (expert financier d’entreprise) et un banquier : Nicolas Duzer, Directeur commercial entreprises à la Société Générale (Rennes). Illustration d’une bonne "Dream Team" ? Oui, à condition d’avoir les bons joueurs !

 

 

On sait que les PME sont diversement touchées par la crise mais « pour les sociétés en croissance qui ont de gros besoins d’argent comme les vôtres, les marges de manœuvre se restreignent » se plaignent certaines d’entre elles…

Vincent Robert

- Aujourd’hui, nos relations avec les banques se sont apaisées. Cela n’a pas toujours été le cas. Nous sommes une entreprise de négoce. A l’époque de notre création, en 2004, nos besoins d’argent étaient certes moins importants qu’aujourd’hui. Néanmoins, on était toujours bloqués, soit par des lignes d’escompte insuffisantes, soit par des autorisations de découverts insuffisants... Donc, oui, les banques ont toujours été relativement frileuses. A leur décharge, je dirai qu’une relation de confiance doit s’instaurer. Il nous a fallu quelques années pour faire nos preuves en tant que société. Et les banques se basent alors sur les résultats.

Dans les faits, nous sommes engagés avec la Société Générale depuis 2007, après avoir été suivis par CIO et CMO. Le basculement a eu lieu en 2005.

Nicolas Duzer

- J’ai deux commentaires à faire. L’un sur la réalité des faits et l’autre sur ce qui peut s’épancher parfois dans les médias. La notion de "crédit crunch" qui a souvent été mise en avant n’a pas eu lieu. Si je regarde sur 2011, dans mon établissement, nous avons des encours de crédit qui ont progressé de plus de 2 chiffres. Il faut donc regarder les chiffres objectivement : les banques ont continué à accompagner les PME.

 

 

Au-delà de ces relations « apaisées », quel fut le problème avec vos deux premières banques ?

Vincent Robert

L’entreprise a été en difficulté jusqu’à nous mener à un redressement judiciaire simplifié que l’on a payé. Nous n’avons pas déposé le bilan. C’est à cette époque que nous avons rencontré Bernard Gougeon. Il nous a aidés à surmonter ces dossiers juridiques parce qu’il a cru en nous. Il faut savoir que l’entreprise a toujours été viable ! Là où résidait le problème, c’est que nous étions très mauvais dans la partie administrative et dans notre gestion avec les partenaires banquiers. En plus, nous étions tombés sur un mauvais comptable... On avait tout faux !

Propos recueillis par Serge Marshall 

Bretagne Economique n°213 Avril 2012




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