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Faculté des Métiers

Ille-et-Vilaine : la formation professionnelle au plus près des besoins des entreprises

Stéphanie Hussenot-Guilloux, le 25.05.2018

Le pôle formation de la CCI Ille-et-Vilaine propose un large éventail de formations en alternance et continue, dispensées selon une pédagogie innovante. De quoi s’adapter aux nouvelles exigences de la future réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage.  

Parole d'élu

Martin Boudier

« Notre pôle formation est le premier acteur de formations professionnelles, après l’Education Nationale. Et leader de l’alternance grâce à notre connaissance des entreprises. Hyper-réactifs, nous nous adaptons rapidement aux attentes des entreprises pour répondre au mieux à leurs besoins en compétences et recrutement. Car nous formons pour un métier. Jouissant d’une notoriété relative auprès des sociétés et des pouvoirs publics en termes de résultats aux examens et de placement post-formation, notre pôle formation entend bien faire connaître aux plus jeunes la voie de la filière professionnelle, celle pour intégrer le marché du travail. Une ambition renforcée par la nouvelle réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage dont l’objectif est de valoriser l’apprentissage et d’en faire une voie d’excellence. »

Philippe Coirre
Vice-président chargé de la formation, Président de la commission Formation

Former les Hommes : c’est une des ambitions majeures de la CCI Ille-et-Vilaine. La Faculté des Métiers, son pôle formation, propose à Fougères, Rennes et Saint-Malo un large éventail de formations en alternance et continue au service des entreprises, des branches professionnelles, des jeunes et des adultes. “Notre catalogue évolue chaque année avec la création de nouveaux cursus autour notamment du tertiaire ou du numérique, signale Vincent Bobot, directeur du pôle formation de la CCI. Nous portons un intérêt particulier à former en local les compétences recherchées par nos entreprises. En contact permanent avec elles, nous leur répondons précisément, en leur proposant même des actions de formations sur mesure”. (Découvrir le témoignage des Ets Glory) Cette proximité lui permet ainsi d’adapter continuellement l’offre aux évolutions du marché et de répondre aux besoins et caractéristiques de recrutement des entreprises. Un des objectifs prioritaires de la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage qui devrait entrer en vigueur en janvier 2019. “Des formations que nous voulons certifiantes car elles représentent une vraie garantie de qualité grâce à une évaluation finale des compétences”. La certification devrait d’ailleurs porter à l’avenir sur la qualité des formations proposées, l'accueil des jeunes et leur accompagnement pédagogique.

 

Innovations pédagogiques

Une pédagogie que la CCI Ille-et-Vilaine souhaite innovante, en renforçant notamment la digitalisation de ses contenus. “ Le blended learning permet au salarié de se former à son rythme, sans impacter son organisation au travail (Découvrir le témoignage de Diana Food) et de réduire le coût de formation pour les PME. Quant aux apprentis, la digitalisation des contenus permet d’individualiser leurs parcours”. Innover, c’est aussi développer les séjours à l’international. “ 150 apprentis sont partis en 2018 en immersion, pendant 15 jours, dans une entreprise à l’étranger via le programme Erasmus +. Notre objectif est d’en envoyer 200 l’an prochain. Les entreprises demandent à leurs futurs collaborateurs un certain savoir-être agrémenté d’une dimension culturelle”. (Découvrir le témoignage de la Maison Beucher) Pour ce faire, la Faculté des Métiers développe des partenariats avec de nouveaux pays comme la Chine. “Et pour leur donner envie d’apprendre, nous nous appuyons sur des méthodes d’apprentissage différentes comme l’acquisition de la prise de parole en public en travaillant avec une troupe de théâtre. L’un des axes de la réforme est d’ailleurs de libérer et encourager l’innovation pédagogique ”. De quoi rendre la filière professionnelle plus attractive et la valoriser. D’en faire une voie d’excellence. “Des chefs d’entreprises du territoire se mobilisent pour la promouvoir et ce dès le collège (Découvrir le témoignage de C. Compagnon, restaurant Le Carré). Car tout est une question d’orientation. Une orientation qui devrait être confiée, avec la nouvelle réforme, au Conseil Régional avec l’ambition de renforcer l’attractivité de l’alternance. Tout comme la volonté affichée, et quasi révolutionnaire, du gouvernement de redonner du pouvoir aux entreprises et aux branches professionnelles dans les choix de formations”.

 

 

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TÉMOIGNAGES

A Pleugueneuc, Glory Injection Plastique investit dans la formation 100% sur-mesure

Jérôme Glory, qui a repris en 2011 la société fondée par son père, mise sur la formation de ses salariés.
Martin Boudier

Le pôle formation de la CCI privilégie la proximité et la personnalisation de ses réponses. Preuve à l’appui avec le spécialiste de l’injection thermoplastique de Pleugueneuc.

Installée à l'origine dans la cave de la maison familiale, Glory Injection Plastique a fait du chemin depuis sa création en 1967 par Georges Glory. Avec la société sœur Alpha Technic (réalisation des moules), la PME de Pleugueneuc, spécialisée dans l'injection thermoplastique, emploie aujourd'hui 64 salariés et enregistre une croissance de 10% par an de son chiffre d’affaires. Et si l'âge d'or de la téléphonie n'est plus qu'un lointain souvenir - la fabrication de touches en bi-injection pour Alcatel et Matra a fait les grandes heures de l'entreprise dans les années 80 –, le fabricant de pièces plastiques a toujours eu de la ressource : boîtiers pour la domotique (Delta Dore), cartouches d'encre pour Canon, bouchons pour flacons de parfum, boutons lève-vitres pour l'automobile…de nombreux marchés diversifiés en France et à l’international. Et pour faire progresser sans cesse l’entreprise, Jérôme Glory, qui a repris en 2011 la société fondée par son père, mise sur la formation de ses salariés.

Des formations à la carte pour se développer

Si nous voulons nous développer et avancer, nous devons nous donner les moyens. La formation sur-mesure en est un”, insiste le dirigeant. “C’est pourquoi tous les ans, nous nous réunissons avec le pôle formation de la CCI pour faire le point sur les formations à mettre en place pour nos salariés. Nous les co-construisons naturellement ensemble pour plus d’efficacité. Et en un minimum de temps. La CCI sait s’adapter et répondre rapidement à nos attentes, le tout grâce à une relation de confiance ”. C’est ainsi qu’ont été lancées courant 2016/2017 des sessions de formation en “management/gestion de projet”. “Une formation à la carte créée pour former des chefs d’équipe, dans un souci de réorganisation du travail. De quoi découvrir parfois chez les employés des compétences jusqu’alors cachées et de les faire ainsi évoluer mais aussi de les fidéliser”. Jérôme Glory a lui-même testé la formation à la carte, en “situation de travail”, lors des entretiens individuels. “Bénéficier d’un œil extérieur sur nos pratiques permet d’évoluer et de mettre en confiance”. Conquis par les formations 100% sur-mesure, le patron entend bien renouveler les sessions en management et élaborer avec la CCI une formation en “lean manufacturing”.   

http://www.glory-injectionplastique.fr

 

Diana Food s'appuie sur le blended learning pour former ses salariés

Loréna Leray, Responsable Relations Sociales et Administration-Paie au niveau France pour la BU Diana Food. a choisi de suivre une formation blended learning
Martin Boudier

Diana Food a toujours investi dans les formations en langue pour ses salariés. L’entreprise s’appuie généralement sur plusieurs formules et n’hésite pas à innover notamment avec la combinaison du présentiel et blended.

L’e-Learning et le présentiel sont complémentaires en matière de formation. L’un ne remplace pas l’autre”, insiste Loréna Leray, Responsable Relations Sociales et Administration-Paie au niveau France pour la BU Diana Food. C’est pourquoi la jeune femme a choisi de suivre, dans le cadre de ses fonctions chez le spécialiste des solutions naturelles à base de produits végétaux, carnés et marins, une formation mixte en anglais. Une formation blended learning.

J’alterne, depuis juin 2017, des sessions d’anglais à distance, en ligne, et des sessions en face-à-face avec un formateur de la Faculté des Métiers dans les locaux de Diana Food. 60 h de formation au total, dont 40 h en présentiel, soit 1h30 par semaine consacrée à l’oral, et 20h en e-Learning pour revoir les règles grammaticales anglaises et le vocabulaire via des exercices, des vidéos et de l’audio. Mon objectif est de reprendre confiance en moi pour dialoguer plus aisément en anglais et me remémorer les règles grammaticales apprises au lycée”.

 

Une formation individualisée

Diana Food, groupe international, a toujours investi dans les formations en langue pour ses salariés. Et le blended learning en fait partie, même si les collaborateurs ne privilégient pas cette formule qui demande une certaine discipline. “J’aime cette méthode de formation individualisée pour un apprentissage en toute autonomie. Grâce au e-learning, je peux revoir les bases anglaises à mon rythme. Je peux me former à tout moment et de n’importe où. Au final, moins de stress et une meilleure assimilation du contenu pédagogique”, souligne Loréna Leray. Les résultats se font déjà sentir : Loréna est déjà beaucoup plus à l’aise à l’oral et se sent prête pour passer en juillet son TOEIC Bridge. Convaincue par cette méthode d’apprentissage innovante, elle souhaite poursuivre cette formation. Et peut-être même aller plus loin en optant pour la semaine en immersion, soit à la Faculté des Métiers, soit à l’étranger.

https://www.diana-food.com

 

Au sein de son restaurant rennais « Le Carré », Charles Compagnon promeut l’apprentissage

Charles Compagnon, président du Carré Rennais (association des commerçants du centre-ville) et propriétaire du restaurant Le Carré, à Rennes.
Martin Boudier

Le propriétaire du restaurant “Le Carré” se mobilise pour revaloriser la filière professionnelle.

L’apprentissage est incontestablement une filière d’excellence et un accès privilégié vers le monde du travail. Il n’y a pas de meilleur système pour apprendre un métier”, déclare Charles Compagnon, président du Carré Rennais (association des commerçants du centre-ville) et propriétaire du restaurant Le Carré, à Rennes. Et il sait de quoi il parle. “ J’ai appris les rouages du commerce sur le terrain, en travaillant avec mon père qui avait monté une boîte de gestion d’archives et de services aux entreprises. J’y ai occupé toutes les fonctions, de chauffeur-livreur à directeur commercial, avant que la société ne soit vendue en 2008 à des Américains avec lesquels j’ai travaillé pendant 4 ans en tant que directeur commercial Europe. Mais j’avais très envie depuis quelques années de diriger ma propre entreprise.” Et pourquoi pas dans la restauration. “Quand j’étais étudiant en sciences éco, j’ai travaillé comme barman dans des bars branchés rennais. Reprendre en 2012 le restaurant le Carré, m’a tout de suite emballé”.

 

Ambassadeur de l’apprentissage

Pour le faire tourner, Charles Compagnon s’est entouré d’une équipe de professionnels mais aussi de jeunes apprentis en cuisine et en sommellerie de la Faculté des Métiers. “ Je ne sais pas si mon nom y est pour quelque chose mais j’aime transmettre aux jeunes mes connaissances et les accompagner sur le terrain pour les former aux métiers de la restauration. Je suis très dans ‘le compagnonnage’ ”. Convaincu par l’apprentissage, le restaurateur se mobilise pour vanter ses mérites. “Je me déplace dans les collèges pour présenter les filières professionnelles qui forment aux métiers de la restauration et en expliquer certains comme le service en salle, souvent dévalorisé. Pour ce faire, je compare souvent mon équipe à l’équipe de foot du Real Madrid! Et leur démontre que l’ascenseur social existe aussi dans notre secteur”.    

http://www.lecarrerennes.fr

 

A Châteaugiron, la Maison Beucher prône la mobilité internationale des apprentis

Isabelle Beucher gère les ressources humaines et les apprentis de l’entreprise familiale Beucher, basée à Châteaugiron.
Martin Boudier

L’entreprise de charcuterie artisanale mise sur la formation des jeunes et adhère au programme Erasmus +.

“ Je ne crois qu’à l’apprentissage ! Les jeunes doivent passer par la case entreprise pour apprendre un métier ”, clame haut et fort Isabelle Beucher, qui gère les ressources humaines et les apprentis de l’entreprise familiale Beucher, basée à Châteaugiron. Le fabricant de charcuterie artisanale - qui vend en gros mais aussi au détail dans trois commerces situés à Châteaugiron, Vern-sur-Seiche et aux Halles centrales de Rennes - investit donc dans la formation des jeunes. Il s'agit d'une philosophie d'entreprise car nous croyons à notre profession qui est un métier artisanal noble et trop souvent méconnu. Puis en formant en interne, nous essayons de pallier nos difficultés de recrutement. Nous recevons à la fois des jeunes mais également des personnes en reconversion ou qui se sont parfois égarées, remarque Isabelle Beucher. Nous formons sur quatre métiers : vente, charcutier, boucher, traiteur. Huit jeunes de la Faculté des Métiers de Ker Lann sont formés actuellement”. 

 

Une expérience certifiée

Parmi ces apprentis, celui issu du Bac Pro commerce a bénéficié, à l’automne dernier, d’une expérience professionnelle dans un pays européen grâce au programme Erasmus +. “ Il est parti deux semaines bosser à Barcelone sur son temps de travail. Un séjour clé en main proposé dans le cadre de son apprentissage. Certes son absence a un peu chamboulé  l’organisation de la société mais c’est une expérience en tous points positive, insiste Isabelle Beucher. Elle permet l'acquisition de compétences et de nouvelles méthodes de travail dans un environnement professionnel différent. Au-delà, les jeunes progressent en langues, gagnent en confiance et en maturité, s'ouvrent aux autres”. Une expérience unique certifiée par une attestation de 15 jours d’une expérience terrain à l’étranger. “Un plus sur son CV”, souligne celle qui accompagne d’une main de maître les jeunes en formation au sein de la Maison Beucher.

http://www.beucher.fr

 

 


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