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Votre territoire


Simon Cohen

Créer son entreprise, oui... mais bien accompagné

Sophie Babaz, le 23.10.2017

Monter sa boîte, beaucoup en rêvent. Mais la route est longue et semée d’embûches. Mieux vaut alors être bien conseillé. Forte de son expérience, de son réseau et de son expertise, la CCI peut être le bon guide dans cette aventure.

Parole d'élu
Croyez en vous !

DR

Dans le Finistère, on se serre les coudes. Il n’y a pas le choix. L’océan nous rappelle tous les jours qu’on est petit et que le territoire est limité ! La CCI est faite par et pour les entrepreneurs. Qui mieux qu’un entrepreneur peut comprendre un autre entrepreneur ? Nous connaissons le microcosme de notre région puisque nous y travaillons. Nous voulons développer notre territoire et aider ceux qui se lancent. Alors croyez en vous ! Ayez la flamme ! On peut faire de grandes choses et l’épanouissement personnel est énorme quand on ose. Mais parfois, le lancement ou la reprise d’une entreprise peut faire peur. La CCI est là pour vous guider dans toutes les étapes de votre vie d’entrepreneur. Pourquoi se priver d’une telle aide qui, la plupart du temps est gratuite ? Que vous soyez porteur de projet ou déjà à la tête d’une entreprise, vous êtes ici chez vous.

Frédéric Donval
Elu à la CCIMBO et à la CCI Bretagne

Réaliser un rêve d’enfant, choisir ses horaires de travail, se rapprocher de ses valeurs et de sa personnalité, gagner plus d’argent… Qui n’a pas envisagé un jour être à la tête de sa propre entreprise ? Près d’un Français sur deux y a songé, selon une enquête récente d’Opinion Way1.

Les signes indicateurs d’une reprise économique mondiale se confirment2, portée par un nouveau contexte social français favorable aux entrepreneurs. Des signaux encourageants pour tous ceux qui veulent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. “Après toutes ces années de ressassement de la crise, on arrive enfin au bout de ce mantra stérile. On est en train de comprendre qu’il s’agit d’un changement de modèle économique et qu’un nouveau monde est en train d’advenir. Il y a des opportunités à saisir”, s’enthousiasme Fabien Barbier, responsable Conseil et Services aux entreprises à la délégation de Quimper de la Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Bretagne ouest, la CCI du Finistère.

A nouveau monde, nouvelles valeurs. Projets de proximité ou humanistes, portant sur  l’économie durable ou encore la blue economy, ces jeunes entrepreneurs profitent de modes de financements plus accessibles et de l'extraordinaire levier du numérique.

Trois ans après leur création, 77% des entreprises accompagnées existent toujours

Mais attention. Le rêve peut tourner court si l’on n'est pas suffisamment accompagné et équipé en conséquence. Au plus proche du terrain et au cœur des territoires, la CCI est l’interlocuteur numéro 1 pour les porteurs de projets.

Ses atouts : un réseau historique de chefs d’entreprises présents dans tous les secteurs d’activité, des experts pointus dans leurs domaines et une large palette de formations pour gagner en compétences une fois en poste. La CCI outille les nouveaux entrepreneurs et les suit tout au long de leur vie dans de nombreux domaines : développement commercial, financement, droit social ou juridique, fiscalité, marketing, gestion, etc.

Amalia Duroux (premier témoignage) s’est fait suivre pas-à-pas dans toutes les étapes de la création de sa crêperie de Rédéné. Après trois années d’exercice, elle part pour de nouvelles aventures en confiant la cession de son entreprise à sa conseillère CCI.

Gérant de Jaffrée Diffusion Menuiseries, à Rosnoën, Loïc Jaffrée (deuxième témoignage) est spécialisé dans la distribution de matériaux de menuiserie. Il a bénéficié du dispositif d’accompagnement Nacre (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise3) et de l'ARCE (Aide à la reprise ou à la création d'entreprise) permettant aux demandeurs d'emploi d’injecter leurs indemnités chômage dans leur nouvelle entreprise et d’obtenir des aides fiscales. Et ce, grâce au concours de la CCI. Il est aujourd’hui à la tête d’une entreprise dont le chiffre d’affaires ne cesse de croître.

En 2016, la CCIMBO a accueilli plus de 2.000 porteurs de projets, dont 600 ont concrétisé leur idée. Le taux de pérennité est positif puisque 77% des entreprises suivies continuent d’exister trois ans après leur création.

Plus de 2.150 entreprises à vendre d’ici à 2020 

Moins risquée, la reprise d’entreprise est une bonne manière de se lancer dans l’entrepreneuriat. Les repreneurs bénéficient de l’antériorité et de la visibilité d’une structure existante, de son savoir-faire et de son carnet de commandes. Karine Courtois (dernier témoignage) a fait ce choix. Nouvelle gérante d’une boutique de prêt-à-porter à Plougasnou, elle a suivi le stage phare de la CCIMBO, 5 jours pour entreprendre. Grâce à ça, elle a pu ouvrir sereinement sa boutique il y a huit mois : “Ex-professeur, il me fallait des formations pour ouvrir ma boutique car j’étais complètement novice dans ce domaine. De plus, je voulais être accompagnée dans les étapes-clé de la reprise d’une entreprise et avoir des partenaires proches de moi, sur lesquels je peux compter”.

Le marché de la reprise devrait s’intensifier dans les années à venir. Dans le Finistère, 2.150 entreprises seront à transmettre d’ici 2020 pour cause de départ à la retraite du dirigeant.

"Notre métier ? Qu’un porteur de projet devienne un vrai chef d’entreprise"

Plus qu’un simple prestataire de services, la CCI est avant tout un guide sur lequel l’entrepreneur peut s’appuyer à tous moments. “Le porteur de projet maîtrise sa technique et son produit mais ça ne suffit pas”, explique Fabien Barbier, chargé du conseil et des services aux entreprises à la CCIMBO-Quimper.

Les formations, les rencontres d’experts, le suivi régulier effectué par son conseiller, les évènements organisés par la CCI, comme le prochain Forum Terre d’entreprises à Brest,“tout cela doit permettre à l’entrepreneur de prendre des décisions éclairées et de gagner en autonomie, rappelle Fabien Barbier. Plus solide donc plus crédible, il pourra aller négocier avec ses interlocuteurs et les convaincre. Tout notre travail consiste à lui donner de l’envergure et de l’épaisseur”.

 
(1) Sondage Opinion Way - BNP Paribas 2017.
(3) A noter que le dispositif Nacre sera bientôt remplacé par un nouveau dispositif, initié par le conseil régional de Bretagne et en cours de formalisation, le "Pass Création". Pour plus de précisions contactez votre conseiller CCI.
 

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A noter

# Offre de formations. Les porteurs de projet peuvent bénéficier d’un accompagnement individuel personnalisé, assister à des demi-journées thématiques “les après-midi de la reprise d’entreprise” ou “matins créateurs”, profiter des permanences d’experts (juridiques et comptables, notamment) ou suivre le cursus professionnel “L’école des Managers”. Le stage-phare de la CCI reste “5 jours pour entreprendre”. Ils ont été 132 stagiaires à y assister dans les trois centres du Finistère : Brest, Quimper et Morlaix.

# CCI digitale. Les porteurs de projets peuvent simuler une création d’entreprise avec la plateforme CCI business builder. La bourse aux entreprises à vendre est en ligne sur Reprendre en Bretagne.

Repères

Les chiffres-clé 2016 de la CCIMBO

# Bilan CCI. Dans le Finistère, 2.105 porteurs de projets ont été accueillis par la CCIMBO et aidés dans leurs démarches : modèle économique, étude de marché, prévisionnel, forme juridique, financement, aides, formalités, etc. En tout, la CCIMBO a accompagné en 2016 la création de 514 entreprises et 78 reprises créant 811 emplois.

Le secteur le plus dynamique reste les services, suivi de près par les commerces. Dans le Finistère, on estime que 2.150 entreprises seront à transmettre d’ici 2020 à cause du départ à la retraite du dirigeant. 40.120 emplois seront directement concernés. Les profils des porteurs de projets sont extrêmement diversifiés. On compte des salariés, des retraités, des étudiants et des demandeurs d’emploi. Ces derniers constituent près de la moitié des effectifs.


TÉMOIGNAGES

“Devenir patronne, j’y pense depuis mes 14 ans”

Création entreprise crêperie
Simon Cohen

Amalia Duroux et Maxime Kerleo ont ouvert leur première crêperie dans le sud Finistère il y a 3 ans. Retour sur leur parcours.

“J’ai toujours dit que je serai patronne. Salariée, j’ai souvent été déçue par le manque de reconnaissance de mes employeurs. Alors j’ai sauté le pas en 2013.” Gérante depuis trois ans de la crêperie “Au Bélier noir”, à Rédéné, Amalia Duroux revient sur ses motivations : “Revenir en Bretagne, la région d’origine de mon compagnon, travailler avec lui et dégager deux salaires.”

La rédaction du budget prévisionnel : l'étape incontournable

En 2013, le couple de trentenaires contacte la CCI finistérienne et rencontre celle qui sera leur conseillère tout au long du lancement de leur première affaire. Ils abandonnent l’idée de reprendre un fonds de commerce, trop cher pour eux, et commencent à envisager une création d’entreprise.

Ils craquent pour ce penty de Rédéné: un jardin-terrasse, une jolie vue sur l’église, une grande cheminée… Tout reste à faire ! Leur conseillère les assiste dans la rédaction du budget prévisionnel, pièce maîtresse servant à convaincre les banques.

“On ne savait pas lire les chiffres… On était perdus ! L’impression d’être dans un autre pays”. Ils participent également à 'La nuit de la création d’entreprise" organisée par la CCIMBO Quimper.

Au programme: tables rondes thématiques avec notaires, comptables, juristes, banquiers ou assureurs et testing de leur projet devant un jury.

“Jusqu’à la dernière semaine avant l’ouverture, notre conseillère CCI a été à nos côtés. On s’appelait tous les jours. Dans la dernière ligne droite, il y a beaucoup de démarches administratives à faire : les impôts, l’immatriculation au Journal Officiel...”

Des objectifs atteints et une nouvelle page à écrire

Amalia et Maxime ont ouvert leur établissement en septembre 2014. L’objectif qu’ils s’étaient fixés a été atteint. Mais l’arrivée d’un bébé a changé la donne et trois ans plus tard, le couple pense à changer de vie.

Ils souhaitent aujourd’hui revendre leur crêperie. Et c’est tout naturellement qu’ils ont confié la rédaction de l’annonce de la vente de leur jolie crêperie… à leur conseillère CCI.

Grâce au NACRE, Jaffrée Diffusion Menuiseries a pris son envol

Loïc Jaffrée menuiserie
Simon Cohen

Après 26 ans d’expérience dans le bâtiment, dont douze comme cadre chez Saint-Gobain, Loïc Jaffrée est à la tête d’une entreprise de distribution de matériaux de menuiserie prometteuse.

"C'est la CCI qui m'a parlé du dispositif d’accompagnement Nacre", se souvient Loïc Jaffré. Le Nacre, pour Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise, aide au montage d’un projet, à sa structuration financière et au démarrage de l'activité. Concrètement, le NACRE a d’abord permis à Loïc Jaffrée, alors inscrit comme demandeur d'emploi, d'être accompagné dans le montage de son projet et de bénéficier d'un prêt de 7.000 € à taux zéro. Il bénéficie également d'un appui de la CCIMBO-Brest, les trois premières années de la vie de l'entreprise. 
 
De plus, Loïc Jaffrée a perçu l'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise). C'est-à-dire qu'il a perçu l’intégralité de ses indemnités chômage, soit 24 mois d’allocations (versées en deux fois) pour créer sa structure : "Un vrai ballon d’oxygène pour monter sa société !" 
 
Troisième dispositif dont a pu profiter le Finistérien, l'Accre (Aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise). Cela se traduit par des exonérations de cotisations sociales pendant les deux premières années d’exercice. Dans le cas de Loïc Jaffrée, cela a permis l’embauche de son premier salarié.

Capitaine d’entreprise

Loïc Jaffrée est aujourd’hui à la tête d’une entreprise en pleine expansion. Jaffrée Diffusion Menuiseries a presque triplé son chiffre d’affaires en six ans et atteindra les 2 M€ d’ici la fin d’année.

Implantée à Rosnoën, l’entreprise travaille avec les artisans, architectes et constructeurs de maisons du littoral finistérien. Deux salariés y sont employés et un troisième poste pourrait bientôt voir le jour.

Depuis sa création, Loïc Jaffrée a toujours maintenu un contact régulier avec la CCIMBO, dont il apprécie “le fait d’avoir un interlocuteur unique, disponible et qui a réponse à tout.”

Ex-salarié habitué à prendre des décisions collégiales, la solitude du chef d’entreprise est parfois difficile à gérer. La CCI est l’un de ses points d’ancrage. “Diriger une entreprise, c’est un peu comme naviguer. On se demande toujours si c’est le bon cap, le bon vent, qu’on a pris. Ceux restés à terre nous aiguillent bien.”

Karine Courtois a sauvé l’unique boutique de prêt-à-porter de Plougasnou

Reprise de commerce Plougasnou Courtois
Simon Cohen

A 47 ans, Karine Courtois a tout quitté pour reprendre un commerce de proximité dans le Finistère. Bien préparée par la CCIMBO-Morlaix à sa nouvelle vie de commerçante, elle ne regrette pas son choix.

Sa boutique s’inspire des boudoirs anglais : un petit salon central pour prendre le thé et les vêtements tout autour. “C’est une vraie sortie pour les dames âgées que j’habille. Elles viennent accompagnées d’une amie, d’une fille ou d’un mari et restent parfois une demi-journée”, se réjouit la nouvelle gérante d’"Aux dames de la côte", la seule boutique de prêt-à-porter de Plougasnou, commune de 3.110 habitants.

Karine Courtois a repris ce commerce en mars 2017, après le départ à la retraite de sa gérante. Elle a ainsi permis à ce commerce de continuer d’exister après 20 années d’existence.

A la recherche d'une meilleure qualité de vie

La désertification des campagnes m’attriste. Je suis sensible aux valeurs d’entraide, de partage et de proximité. J’avais aussi envie d’avoir une meilleure qualité de vie”, raconte l’heureuse gérante. C’est en regardant l’émission télé SOS Villages, de Jean-Pierre Pernaut, et en découvrant l’annonce de la cession de cette boutique que Karine Courtois s’est lancée. “L’idée me trottait depuis des années alors j’ai sauté le pas”. Un challenge osé pour ce professeur de lettres-espagnol de la région parisienne, munie d’un petit capital de départ.

De l'importance de bien se préparer

La CCIMBO-Morlaix lui conseille de se préparer à son nouveau métier. Karine Courtois suit le stage 5 jours pour entreprendre et découvre le mécanisme de la TVA, les différents statuts juridiques d’entreprises, les cotisations sociales, etc. Epaulée par sa conseillère création, Karine Courtois met un an à concrétiser son rêve.

“La CCI est passée cet été pour s’assurer que tout allait bien. On m’a aussi donné des petits conseils comme laisser la porte ouverte quand il fait beau ou soigner l’affichage. C’est rassurant d’être ainsi soutenue quand on se lance.”

De nouveaux services en projet

L’objectif de Karine Courtois est double : maintenir la barre de l’ancienne gérante et y ajouter sa pâte : un service de pressing et de nouveaux produits (accessoires, petits cadeaux et cosmétiques bio).

Comme “Aux dames de la côte”, 2.150 entreprises finistériennes seront à transmettre pour cause de retraite du dirigeant d’ici 2020.