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Réserve d’ajustement au Brexit : Régions et villes européennes veulent la faire passer de 5 à 6 milliards d’euros

Véronique Maignant, le 22.03.2021

Pour faire face aux conséquences du Brexit sur l’activité économique de certaines régions européennes, le Conseil européen a approuvé, en juillet 2020, la mise en place d’une réserve d’ajustement au Brexit de cinq milliards d'euros. Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne et rapporteur sur la réserve Brexit au Comité européen des Régions estime que ce montant n’est pas suffisant. « Pour produire tous ses effets, cette réserve se devra également d’être ciblée au niveau régional. »

La part revenant à un État serait calculée en fonction notamment de l'activité de pêche dans la zone économique exclusive britannique.

Les conséquences du Brexit, effectif depuis le 1er janvier, sont en effet lourdes pour certaines régions européennes, en particulier celles dont l’activité économique est fortement liée à la pêche. Le départ du Royaume-Uni impacte aussi bien les administrations publiques que les entreprises et les citoyens. Suite à d’âpres négociations, l’accord de partenariat économique et commercial conclu fin décembre laisse aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques pendant une période transitoire, jusqu’en 2026. Durant cette période, le bloc devra progressivement s’habituer à renoncer à un quart de ses prises, soit une valeur marchande d’environ 650 millions d’euros par an.

C’est pour faire face à ces conséquences que le Conseil européen a approuvé fin juillet 2020 la mise en place de la Réserve d’ajustement au Brexit. Dotée de 5 milliards d’euros, son déploiement est prévu en deux temps avec préfinancement de quatre milliards d’euros en 2021, puis le versement du solde d'un milliard d'euros en 2024.

Dans un avis adopté, vendredi 18 mars, par l’assemblée plénière, le Comité européen des Régions veut faire passer l’enveloppe de la réserve d’ajustement au Brexit de 5 à 6 milliards d’euros. Il souligne aussi que les collectivités locales et régionales doivent être placées au cœur de ce nouvel instrument financier, étant donné que les répercussions du Brexit varient fortement d’une région à l’autre. « Fort heureusement, la plupart des régions entretenant un lien étroit avec le Royaume-Uni n’ont pas attendu la dernière mouture du Brexit en décembre dernier pour en anticiper les conséquences, indique Loïg Chesnais-Girard. Elles se sont néanmoins senties abandonnées à leur sort jusqu’à présent. Il est temps que l’Union européenne montre, sans plus attendre, qu’elle est prête à protéger ses citoyens et ses régions. Je crains cependant que le montant de 5 milliards d’€ décidé au niveau européen ne soit pas suffisant. Pour produire tous ses effets, cette réserve se devra également d’être ciblée au niveau régional. Sa réorganisation sur une base régionale est essentielle, car il ne s’agit pas uniquement de réparer les dommages causés par le Brexit, mais aussi de soutenir la reconversion et de créer de nouvelles possibilités au moyen, notamment, de la formation professionnelle. »

Répartition du préfinancement de quatre milliards d'euros (critères liés au commerce et à la pêche)

 


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