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Julien et Nolwenn Blaudeau viennent d’ouvrir Le Café qui fume à Auray, un coffee shop – épicerie fine qui séduit les curiosités.
Aude Sirvain
Julien et Nolwenn Blaudeau viennent d’ouvrir Le Café qui fume à Auray, un coffee shop – épicerie fine qui séduit les curiosités.

Le Café qui fume : le crowdfunding comme relais de communication

Véronique Maignant, le 04.07.2017

La trentaine fraichement atteinte, Julien et Nolwenn Blaudeau ont l’entreprenariat heureux. Ils viennent d’ouvrir Le Café qui fume à Auray, un coffee shop – épicerie fine qui séduit les curiosités. Pour se lancer, le couple a mené une campagne de crowdfunding sur la plateforme Bulb in Bretagne. Un ancrage local qui leur va bien.

’effluve de café torréfié embaume le quartier et attise les nez. Depuis quelques semaines, Julien et Nolwenn Blaudeau ont le sourire encore plus rayonnant. "Elle est arrivée !" Elle, c’est LA machine, la pièce clé de leur entreprise : un torréfacteur tout de fonte noire brossée qui impose son quintal au centre de l’espace comptoir, face à la porte d’entrée. On ne peut la rater !
 

Un coffee shop en Bretagne !

Elle vient compléter, en chef de file, la panoplie d’outils et d’équipements très spécifiques que le jeune couple d’entrepreneurs a acquis pour ouvrir son café hors norme. Après un voyage en terres anglo-saxonnes et la visite de leur cousin torréfacteur dans le Winconsin, Nolwenn et Julien sont revenus avec une idée fixe en tête : ouvrir un coffee shop en France, en Bretagne préférentiellement et si possible en Morbihan, terre natale de madame. Ce sera finalement à Auray dans l’ancienne boutique d’encadrement, place Joffre.

Ouvert depuis sept mois, Le Café qui fume - c’est le nom de leur commerce -, séduit de plus en plus d’amateurs, et nombre de novices qui découvrent les subtilités et les qualités d’une des boissons les plus consommées. Passionnés, Nolwenn et Julien ne tarissent pas d’explications et d’anecdotes pour raconter les différentes variétés et façons de préparer le café*. Ils se font également les ambassadeurs enjoués des producteurs, locaux pour la plupart, qu’ils mettent en avant dans les étals de leur épicerie fine. "Nous avons crééun commerce à notre image, local et engagé", sourit Nolwenn.

Un premier fichier clients

"Local", le mot est lâché. C’est aussi par ce prisme qu’ils ont choisi la plateforme "Bulb in Bretagne" pour mener leur campagne de financement participatif, ou crowdfunding pour les initiés. L’objectif : récolter 5 000 € pour investir dans du matériel d’extraction. Objectif atteint, dépassé même, grâce à une mobilisation continue de Nolwenn sur les réseaux sociaux et sur les canaux de la communication en général. "Cest chronophage certes, mais ça rapporte en termes de notoriété. Nous en sommes désormais convaincus."

Dans leur business plan, le crowdfunding a été appréhendé par le binôme entrepreneurial comme un relais de communication. "On a ainsi pu créer un premier fichier de clients, les souscripteurs dont certains sont devenus des fidèles et dautres des amis ! Cest lopportunité de se faire connaitre, d’écrire une histoire autour de notre entreprise, de faire de belles rencontres", précise Nolwenn. Soutenue par la CCI du Morbihan au cours de cette campagne, la jeune femme apprécie la plus-value singulière et évidente de la plateforme locale : l’accompagnement. "On nous a ouvert des portes, des réseaux, plus que le coup de pouce financier !"

Et si c’était à refaire ? "…Pas tout de suite, et sans les travaux liéà louverture", se remémore le couple.

Rédaction:Maude Duval 

*Torréfaction en public, le samedi

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