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Jean-Luc Dréano, Président d’Armor Inox (56) est conseiller du commerce extérieur au sein du comité breton depuis 8 ans.
V.Maignant
Jean-Luc Dréano, Président d’Armor Inox (56) est conseiller du commerce extérieur au sein du comité breton depuis 8 ans.

Conseiller du commerce extérieur ou le bon sens du chef d’entreprise au service du développement international

Véronique Maignant, le 17.05.2017

Parmi les 4 000 conseillers du commerce extérieur français (CCEF) que compte le réseau en France et à l’international, une petite  quarantaine  agit depuis la Bretagne. Quelles sont  leurs missions ? Pourquoi s’engagent-ils? Réponses avec l’un d’entre eux, Jean-Luc Dréano, Président d’Armor Inox (56). 

Logés au sein de Bretagne commerce International à Rennes, les conseillers bretons du commerce extérieur sont pour une grande majorité d’entre eux chefs d’entreprise ou cadres dirigeants de grands groupes. Expérimentés, bénévoles, nommés par le Premier ministre,  ils s’acquittent  d’une cotisation annuelle comprise entre 300 à  900 euros selon leur statut1. « Les comités régionaux des CCE ont fait le pari de l’expérience et de la proximité pour susciter les envies à l’export auprès des plus jeunes et aider les entreprises à développer leur business  sur les marchés internationaux », explique Jean-Luc Dréano,  membre actif du comité breton des CCE depuis 8 ans, trésorier. Cela passe par des interventions dans les universités ou les grandes écoles et des échanges informels  avec des primo-exportateurs. Dans ce cas, nous venons en appui de l’action des équipes de Bretagne Commerce International ou Business France. Chez Armor Inox, nous réalisons 95 % de notre CA à l’International dont 60% en Amérique du Nord. Quand un jeune entrepreneur breton cherche des « infos » sur ce marché, je pense que mon expérience de terrain peut l’aider à éviter certains pièges et ouvrir certaines portes. C’est toute la raison d’être de mon engagement ainsi que celle d’influer sur les décision de l’Etat en matière d’export».

 

Conseiller les pouvoirs publics

De fait une des principales  missions des CCEF est d’évaluer et analyser la concurrence sur les marchés extérieurs, les évolutions économiques et commerciales dans les différents pays et dans les différents secteurs où ils opèrent, pour ensuite les  communiquer à l’État. « Nos conclusions et recommandations sont transmises par le canal des services économiques de la préfecture. Notre organisation est unique en son genre. L’État dispose ainsi d’une information directe et non médiatisée sur ce qui se passe sur les marchés extérieur. Ainsi, en Bretagne, en 2016, nous avons dénoncé les travers de la LME pour les entreprises à l’export. Il est évident que dans le domaine du trading, les délais de paiement stipulés dans la loi Sapin II ne sont pas adaptés. Sujet épineux pour nombre de PME, d’autres comités régionaux se sont  joints à nous pour déposer des amendements. La députée du Finistère Chantal Guittet a porté le sujet devant l’Assemblée nationale et le 9 décembre 2016, après multiples aller-retour, une nouvelle proposition modifiant la loi a été adoptée par le parlement. Elle autorise enfin un allongement des délais de paiement pour les PME exportant des marchandises finies vers des pays hors UE. C’est une belle victoire !

 

Elever le défi de la compétitivité

Selon les CCEF, le principal défi du commerce extérieur français est de soutenir les politiques de compétitivité en France. « Les enjeux du commerce international sont intimement liés à la capacité compétitive française, pour maintenir et développer nos parts de marché à l’étranger. Les défauts sont connus : fiscalité trop élevée, droit du travail trop complexe et réglementation trop lourde. Il faut bien comprendre que l'attractivité est par essence relative. Or, si nous avons fait des efforts, nos voisins et concurrents en ont aussi fait. C'est pourquoi il nous faut rester ambitieux et proactifs. En devenant CCE, j’essaye  simplement d’aider « l’entreprise France ». Je l’aide à travailler à l’étranger, à rayonner, et j’aimerais faire en sorte qu’elle soit reconnue comme un pays qui mérite  toute sa place sur la scène internationale, par le biais de ses PME, » conclut Jean-Luc Dréano.

(1) Membre, membre honoraire ou personnalité experte associée


Chiffres clés  du Comité breton des CCE

36 conseillers

4 commissions permanentes

90 actions ou interventions

Président : Jean-Christophe Piot

Devenir CCE : Prendre contact et solliciter un entretien avec le Président du Comité régional CCE  via le site