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Top Atlantique, négociant en fruits et légumes de Bretagne : une trajectoire signée Le Saint

Publication : 16-10-2013

Dans le monde du mareyage, un opérateur breton, Top Atlantique, se distingue par la maîtrise de la logistique. Normal, nous direz-vous, il appartient au groupe finistérien le Saint (Bourg-Blanc), un des plus gros négociants en fruits et légumes de Bretagne.

En l’espace de quinze ans, le secteur des produits de la mer a pris une ampleur telle dans les comptes du groupe Le Saint, qu’il se situe parmi les plus gros intervenants du secteur en Bretagne. Avec une centaine de personnes, les ventes de son réseau ont atteint en 2012, 45 millions d’euros (près de 20 % du CA consolidé de Le Saint) dont 25 millions pour la seule Top Atlantique. Celle-ci intervient sur les régions Bretagne et Normandie (4 000 tonnes de produits de la mer commercialisés). La marée du groupe Le Saint s’étend aussi sur les régions Pays de la Loire, Aquitaine et Midi-Pyrénées au travers de filiales.

Maitre de sa logistique

Mais Top Atlantique est bien le navire amiral de l’entreprise nord-finistérienne avec trois implantations sur Trémuson, le Guilvinec et Lorient, chacune équipée d’un atelier de filetage. « En Bretagne, nous intervenons sous les criées de Saint-Quay Portrieux, Roscoff, Erquy, le Guilvinec, Concarneau, Lorient », explique le directeur de la branche marée du groupe Le Saint, Yann Kerdraon. Top Atlantique figure comme un gros acheteur en lotte, langoustine vivante du golfe de Gascogne, lieue jaune, merlu, sardine, etc. Il propose également à ses clients de la grande distribution (la moitié des ventes), de la restauration commerciale (35 %) et collective (15 %) coquillages et crustacés, via des viviers installés à Plougonvelin. Pour le groupe Le Saint, affaire familiale fondée en 1958 dans le nord-Finistère, se positionner dans le secteur de la marée à la fin des années 1990 n’avait rien d’une sinécure. Le Saint y entre pour satisfaire ses clients de la restauration commerciale et collective bretonne. D’abord avec les huîtres de Prat Ar Coum (Lannilis), puis des crevettes de l’Océan indien dont il externalise la cuisson, enfin aux espèces de poissons sauvages débarquées dans les ports bretons, au gré de rachats de sociétés et d’implantations nouvelles. Top Océan grandit avant de prendre définitivement le nom de Top Atlantique. Maître de sa logistique, Le Saint va dupliquer son organisation à la marée. Se distinguant ainsi de la quasi-totalité du mareyage français qui externalise le transport.

Un métier de centimier

Top Atlantique dispose d’une flotte de 200 camions de 3,5 t à 19 t chargés autant de la ramasse du poisson entre les criées et les ateliers que de l’expédition des produits finis vers les clients. « Nous livrons nos clients en A pour B, quelle que soit l’heure de débarquement », poursuit Yann Kerdraon. Grâce à un système informatique complexe, la gestion aval de l’expédition des produits Le Saint identifie les demandes clients et ordonne les commandes dans les ateliers. Les produits des deux familles sont regroupées dans des entrepôts tampon avant prise en charge dans des camions dont la remorque est compartimentée en deux espaces, l’un pour les fruits et légumes, l’autre en température dirigée pour les produits de la mer. Top Atlantique et ses filiales régionales parviennent ainsi à abaisser leurs coûts logistiques. « Mais notre secteur d’activité reste un métier de centimier, avec des marges très faibles », concède Yann Kerdraon. A l’avenir, Top Atlantique et ses sociétés sœurs devraient poursuivre leur croissance. Top Atlantique vient de faire l’acquisition d’une portionneuse pour fournir des parts de poisson à poids fixe à la restauration collective, un débouché en développement. Elle compte aussi renforcer sa communication sur la mention d’origine des produits de la mer qu’elle commercialise grâce à la démarche « Bonne Pêche ». PLV, site internet (bonnepeche.fr), tout est mis en œuvre pour communiquer sur l’orientation « pêche durable » des producteurs et fournisseurs en produits de la mer du réseau. Une excellente manière pour fidéliser des clients.

Franck Jourdain

Bretagne Economique n°223 Septembre 2013




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