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Proconcept, le développement export personnalisé

Publication : 10-06-2013

A Guidel (56), Irtech imagine les concepts et Proconcept, sa filiale à 75 %, assemble les machines. La TN 200 V364, produit phare de Proconcept, séduit actuellement en France et à l’étranger. Une version simplifiée a été développée pour les pays à faible coût de main d’œuvre.

Au départ, il y a Irtech à Guidel, créé en 1991. A l’époque, Jean-Louis Sourbès arrive d’Aquitaine, après plusieurs années passées au sein du groupe Intermarché comme responsable de la filière mer. "J’ai créé Irtech à Guidel, où j’avais une maison, pour proposer des missions de conseils stratégiques et techniques dans le domaine halieutique, auprès d’intervenants spécialisées en produits de la mer." L’activité d’Irtech se développe rapidement et l’entreprise embauche, notamment un ingénieur pour l’exécution et la réalisation de plans. Au fil de ses missions de conseil, Jean-Louis Sourbès voit apparaître des besoins dans la conception d’équipements. Il commande la réalisation de machines à des tiers, puis créée Proconcept en 1998 pour internaliser le montage des concepts imaginés par Irtech. Les pièces sont commandées à des entreprises de pointe.

75 à 80 % du saumon français tranché avec Proconcept

Aujourd’hui, il y a Irtech (SA), qui conseille et imagine les concepts et sa filiale Proconcept (SARL) qui assemble les pièces pour en faire des machines et qui reverse des royalties à Irtech pour l’utilisation des brevets. Ce sont deux entités bien séparées, mais aux activités intimement liées. Les deux entreprises emploient 15 personnes ; Jean-Louis Sourbès et son épouse en sont les actionnaires. Pourquoi ce montage ? "Parce que les missions de conseil développées par Irtech exigent une certaine neutralité, surtout lorsqu’elles aboutissent à des notions d’investissement importants", explique Jean-Louis Sourbès. Le produit phare de Proconcept, c’est la TN 200 V 364, une machine très innovante à trancher le saumon fumé, qui a conquis le marché. "Cet appareil était au départ équipé d’un système de variation d’angle et d’épaisseur. Il a évolué vers une reconnaissance 3 D pour piloter le trancheur afin d’optimiser la finesse en fonction du poids cible par tranche. L’objectif étant d’extraire d’un filet le maximum de tranches potentiellement réalisables", résume Jean-Louis Sourbès. "Derrière la machine, on a couplé un système de mise en lots en nombre de tranches et en poids fixe sans intervention manuelle, jusqu’à la pose sur les plaquettes. C’est la ligne DDV 400." Aujourd’hui en France, 75 à 80 % du tranchage de saumon est effectué avec cette machine, conçue entre 1996 et 1998 et dont le développement a bien pris à partir de 2000.

Une machine simplifiée pour les pays à faible coût de main d’œuvre

Grâce à leur participation au Seafood de Bruxelles, Irtech et Proconcept ont réalisé 55 % de leur CA 2010/2011 à l’export. Avec sa machine à trancher le saumon, Proconcept séduit actuellement la France, le Royaume-Uni, le Danemark, l’Espagne, la Suisse et le Canada. Le savoir-faire de Proconcept plaît aussi aux Polonais, qui produisent désormais en masse du saumon fumé, mais différemment. "Comme les besoins en technicité sont moins importants en Pologne, du fait d’une main d’œuvre trois fois moins élevée pour une entreprise polonaise qu’une entreprise française, nous avons totalement réadapté notre machine. La version polonaise, la TC M 300, est plus basique et contient moins d’intelligence embarquée que sa grande sœur la TN 200 V364. Elle est évidemment moins chère à l’achat, mais elle nécessite une présence humaine beaucoup plus importante."

Vers l’agro-alimentaire en général

Malgré ce franc succès, Irtech et Proconcept n’ont pas été épargnées par la crise économique (de 3,5 M € en 2011 à 2,1 M € en 2012). De nombreux clients ont en effet reporté leurs commandes. Les deux entreprises souhaitent continuer à innover, mais en élargissant leur clientèle, vers l’agro-alimentaire en général. "Nos études portent actuellement sur la reconnaissance matière des produits carnés", annonce Jean-Louis Sourbès.

Charlotte VIART

Bretagne Economique n°221 Mai 2013




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