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Novatech Industries, concepteur de solutions en électronique

Publication : 08-01-2013

Lancée en 1985 par Jean-Yves Le Guillerm au sein de la technopole de Lannion, Novatech est un sous-traitant en électronique pour de grandes marques internationales de l’industrie, de la téléphonie mobile, du multimédia… Des marchés impossibles à approcher sans une politique d’innovation constante et assidue. Rencontre avec Alwyn Rea, Directeur général délégué.

L’électronique, un secteur fortement concurrentiel, quels sont vos ressorts en tant que sous-traitant ?

Nous devons faire face à deux typologies de clients. Ceux qui voient l’électronique arriver dans leur métier et ne la maîtrisent pas – comme dans l’automobile ou la domotique - ; et ceux qui connaissent bien l’électronique, mais parce que ça bouge beaucoup et que cela implique de gros investissements, décident de sous-traiter cette partie de fabrication. Or, nous sommes impactés par les pays de délocalisation à bas coûts comme le Maghreb, l’Europe de l’Est et plus loin, l’Asie. Une grande partie de notre tâche consiste donc à innover en permanence, que ce soit dans les solutions proposées aux clients, dans notre organisation ou dans nos processus de fabrication. Nous restons convaincus que l’on peut continuer à fabriquer des produits électroniques en France à des prix et une qualité attractifs pour les donneurs d’ordres. Pour cela, il faut pouvoir proposer une gamme complète de prestations. Des études aux tests, en passant par l’assemblage, et de plus en plus, la fabrication de produits finis et la logistique jusqu’au client final : on livre chez le client de notre client, ce dernier ne voyant même plus son produit.

 

Vous exercez dans des secteurs très différents, comment rester innovants dans ces conditions ?

En investissant constamment. N’ayant pas de produits propres, nous pouvons en effet être présents dans plusieurs secteurs d’activité : aéronautique spatiale et défense pour l’État français, secteur pétrolier, géolocalisation, télécommunications, médical, et même l’électroménager. De ce fait, on ne peut pas uniformiser notre pratique car il s’agit toujours de solutions sur mesure. Cela nécessite tous les ans des investissements de plusieurs millions d’euros et une remise en cause de l’organisation tous les trimestres. Nous fabriquons environ 500 000 produits par an pour de grandes marques d’électroménager. Nous sommes par exemple en train de valider les prochaines générations de fours à induction. Tout cela est lié directement à des techniques de fabrication innovantes. C’est le cas également de la téléphonie mobile, pour laquelle nous avons un processus que nous sommes 4 à maîtriser en Europe. Ces technologies nous donnent un avantage, car nous fabriquons dans nos usines les prototypes des téléphones portables de l’avenir. Il a fallu 18 mois de travail pour mettre au point ce processus qui nous ouvre les portes des grandes marques de téléphonie partout dans le monde. Nous occupons une niche avec la fabrication de prototypes, pour un contrat pesant plusieurs millions d’euros par an. On sait que la production de masse de téléphones portables se délocalise. Mais il reste une partie de ce marché accessible aux entreprises innovantes.

 

De quels moyens humains disposez-vous ?

Nos 4 usines sont chacune spécialisées dans un secteur d’activités, avec un effectif de près de 600 salariés. Nous disposons d’un bureau d’études qui fait appel à un réseau de partenaires bretons et nationaux, ce qui permet de variabiliser nos coûts et, le moment venu, de disposer des compétences nécessaires ; sans compter une veille technologique très poussée. Par ailleurs, les enjeux sont tels que nous avons en permanence des équipes de nos clients dans nos usines, parfois pendant plusieurs mois. Ainsi, même si nous ne pouvons les nommer pour cause de confidentialité, nous avons un portefeuille de clients dont nous sommes très fiers. D’ailleurs, avec un chiffre d’affaires de 69 millions en 2011, nous n’avons jamais gagné autant de nouveaux clients que ces deux dernières années.

 

Véronique Rolland

Bretagne Economique n°218 décembre 2012-janvier 2013




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