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MSPI s’ouvre au marché de l’isolation par l’extérieur

Publication : 18-10-2010
Laurent Petit et sa fille Tiphaine Durand
Laurent Petit et sa fille Tiphaine Durand

Depuis Saint-Malo et Saint-Gilles (35), MSPI emploie une soixantaine de salariés pour un CA de 5,2 millions d’euros. Cloisons sèches, plâtrerie traditionnelle, plafonds suspendus, aménagement de combles et isolation constituent depuis toujours le cœur de son activité. Aujourd’hui, le dirigeant confie à sa fille le développement de son activité isolation thermique par l’extérieur.

Laurent Petit et sa fille Tiphaine Durand"Tout a commencé en 1986 quand, à la suite d’un chantier pour l’Opéra de Nice, je suis resté huit mois absent. En rentrant chez moi à Saint-Malo, j’ai réalisé que si je continuais ainsi à taper de la feuille de plâtre aux quatre coins de la France pour différents patrons, je ne verrais jamais ma fille grandir. J’ai décidé de me mettre à mon compte", raconte Laurent Petit, 54 ans, aujourd’hui directeur de la SAS MSPI. "A l’époque, j’ai pris tous les bottins de France et adressé quelque 1 000 prospectus aux architectes. Sur le nombre, je n’ai eu qu’un seul retour pour une rénovation à Cancale mais il m’a permis de démarrer." En 1992, l’effectif compte 6 compagnons, l’entreprise unipersonnelle prospère et devient SARL. Deux ans plus tard, de gros impayés obligent Laurent Petit à déposer le bilan. "J’ai alors demandé à mes 13 gars si nous devions continuer. Tous étaient partants sauf un, qui demandait à voir. Eh bien, il est toujours là en 2010 ! » Le plan de continuation a duré jusqu’en 2003. "J’ai remboursé toutes mes dettes, soit environ 30 000 euros. Sans escompte, Dailly ou autre ligne de crédit, j’ai dû m’autofinancer toutes ces années et je vous assure que j’ai énormément appris ! » Malgré ces difficultés, les clients de MSPI, promoteurs privés et publics, architectes, mais aussi particuliers, ont continué à lui faire confiance du fait de son savoir-faire. La chute des prix dans les années 94 le fait momentanément arrêter le plâtre traditionnel pour ne traiter que le sec. En 2000, il s’ouvre le marché rennais avec des bâtiments industriels de "40, 60 à 80 000 m² d’un seul tenant". A la même époque, il lance avec un associé une activité de désamiantage et crée MSPI Chanel qui intervient sur des chantiers aux îles Jersey et Guernesey. Il emploie pour ces clients franco/anglais jusqu’à 60 intérimaires, des poseurs issus de tous les pays qui participent entre autres à la réalisation de l’hôtel Radisson de Jersey. Son activité se répartit à 2/3 sur la région malouine et 1/3 sur celle de Rennes.

A l’écoute du marché
La chute des prix de 20% subie par le bâtiment en 2008 a entrainé une diminution du CA de MSPI qui est passé de 7,1 millions d’euros à 5,6 millions. En 2009, année de l’ouverture de l’agence de Saint-Gilles (10 km de Rennes), il atteint 5,2 millions d’euros (2/3 Saint-Malo et 1/3 Rennes- 50% marchés publics et 50% marchés privés) mais avec un résultat de 69 670 euros, le meilleur sur ces 3 années ! L’effectif permanent est passé de 63 à 56 personnes « mais avec en plus une très forte coupe dans l’emploi intérimaire. De 60, je suis passé à 6 en moyenne sur l’année. Fin juin 2010, j’avais déjà 2,5 millions de commandes engrangées pour 2011. J’ai donc une année de travail devant moi. De toutes les façons, je « surbooke » de manière à parer à tout dérapage et franchement on y arrive toujours. En septembre, j’entame à Rennes plusieurs projets dont un pour le groupe Gambetta, un chantier de 52 logements à ossature bois. Pour ce faire, j’ai envoyé une douzaine de mes salariés en formation sur l’étanchéité à l’air. 2013 arrive vite, il va falloir former tous nos personnels aux déperditions énergétiques ou ponts thermiques et les sensibiliser au traitement et triage des déchets" explique Laurent Petit. Autre personnage clé chez MSPI, Tiphaine Durand, la fille du dirigeant, qui depuis 2010 a pris les commandes de l’activité Isolation thermique par l’extérieur, une diversification toute récente. « De nouvelles normes de sécurité, thermiques ou acoustiques, vont être obligatoires dès 2013, poursuit le dirigeant. Aujourd’hui, on refait des coques entières de maisons pour les isoler via des bardages en bois, plastique ou ciment. On isole également les murs en y injectant de la laine de verre. Toutes ces techniques réduisent sensiblement la consommation énergétique et permettent de substantielles économies. Les crédits d’impôts sur la pose et la fourniture de matériaux isolants ainsi que l’éco-prêt à taux zéro ont énormément boosté le marché de la rénovation. A terme, j’envisage de déconnecter cette activité de MSPI pour laisser voler ma fille de ses propres ailes car elle ne souhaite pas reprendre toute l’entreprise ». Passionné avant tout par son métier, Laurent Petit continue d’aller sur les chantiers pour donner un coup de main si nécessaire à "ses gars". "Je n’ai pris qu’une semaine en août. J’avais 2 700 m² de faux plafonds à poser et par principe je ne laisse jamais tomber un client surtout quand celui-ci m’a fait confiance à mes débuts."

Véronique Maignant
N° 202 septembre 2010




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