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I-Tek, concepteur et fabricant d’équipements de porcheries, la conquête de l’Est

Publication : 08-09-2011

Il aura fallu peu de temps à cette jeune entreprise, créée en 1992, pour prendre la place de leader français dans son domaine. Si, grâce à la mise au point régulière de nouveaux produits, I-Tek s’est imposée auprès des professionnels français, c’est sur le marché européen et au-delà qu’elle fait l’essentiel de son chiffre d’affaires.

L’élevage de porcs, Pierre Lesnard en connaît déjà tous les rouages lorsqu’en 1992, il créé I-Tek avec Françoise Rouxel. Fils d’éleveur, technicien bâtiment durant 15 ans à la Cooperl, il sait qu’il y a un créneau à prendre, dans une région où se pratique 60 % de l’élevage de porcs national. « Nous devons notre leadership français à l’innovation, qui nous a permis de nous faire connaître rapidement. Dès 1993, nous avons eu la chance de lancer une case maternité améliorant les performances d’élevage, le confort et l’hygiène des animaux. C’est devenu notre produit-phare, détenteur du label vert européen. Ce produit nous a permis d’investir dans de nouvelles recherches ». En contact permanent avec les éleveurs et les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien dans l’exercice de leur métier, I-Tek sait dans quels domaines porter son attention et possède désormais une dizaine de brevets européens. « Avec un effectif de 45 salariés, nous disposons de deux bureaux d’études, poursuit Pierre Lesnard. L’un consacré au développement et à l’innovation de produits, l’autre à la conception de bâtiments d’élevage. » Confort des animaux, ergonomie des postes de travail, questions de ventilation ou d’environnement, etc., les domaines d’intervention sont larges. Pour cette raison, I-Tek est actionnaire dans une dizaine de sociétés auxquelles elle confie la fabrication en sous-traitance. Des quatre coins de France, d’Allemagne et d’Espagne, les pièces sont acheminées jusqu’ici, à Trémeur (22), où de vastes bâtiments abritent 20 000 m² de stockage, soit 2 000 références. Préparées sur le site, elles sont destinées au marché français mais également, grâce au rachat d’une société dans l’est de l’Hexagone et l’installation d’une filiale en Ukraine (20 salariés), au marché européen et à l’Est.

De la Russie à la Chine

 « Aujourd’hui nous exportons notre savoir-faire dans une vingtaine de pays, particulièrement en Russie, Roumanie, Ukraine et Serbie, indique Pierre Lesnard. Ces pays sont en fort développement et nous permettent de réaliser 70 % de notre chiffre à l’export. » 26 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008, 11,2 millions en 2009 et 18 millions en 2010, le marché est incertain et très fluctuant. Certes, on sent un mouvement à la hausse depuis quelque temps, mais le marché français n’a pas bougé depuis 3 ans. Ce n’est qu’à l’export qu’une progression est possible. « Nous voulons rester leader sur le marché français qui représente près de 15 millions d’euros. Notre objectif étant de nous emparer au moins de la moitié de ce marché. Mais en Russie et en Ukraine notamment, le cours du porc est bien plus élevé que dans la CEE car ce sont des pays importateurs qui souhaitent développer leur marché interne. » La grande affaire du moment : aller encore plus à l’est en s’attaquant au marché chinois avec la création d’une filiale d’ici septembre prochain. « Pour être compétitifs en Chine, nous devons fabriquer nos produits sur place, constate Pierre Lesnard. Pour autant, la plus-value technologique continuera à être fabriquée en Bretagne et expédiée en Chine. La France a une bonne image, mais on ne sait pas se vendre. Aujourd’hui, les clients qui achètent nos équipements nous demandent également de leur proposer un financement. Or, contrairement à nos concurrents allemands ou danois, nos banquiers ont du mal à accompagner les PME françaises à l’export. Il est difficile d’admettre que l’on rate des marchés alors que nos produits sont de qualité et compétitifs. » En attendant que les choses évoluent, chez I-Tek la culture de l’export est devenue une seconde nature… Après l’innovation.

Véronique Rolland
N° 208 juin-juillet-août 2011

 




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