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La Craquanterie, fabricant et distributeur de biscuits artisanaux, Cap sur Shangaï

Publication : 09-05-2012
Hervé Le Merdy, Frédéric Adam et Stéphane Modelès
Hervé Le Merdy, Frédéric Adam et Stéphane Modelès

Restructuration, élargissement de la gamme de produits, exploration de nouveaux territoires de développement… La marque « La Craquanterie » poursuit sa marche en avant à un rythme soutenu depuis la création de son produit phare : le craquant. Un biscuit bientôt décliné à l’international.

 En juillet dernier, le trio d’associés, Hervé Le Merdy, Frédéric Adam et Stéphane Mordelès, a ouvert son sixième magasin costarmoricain à l’entrée de Perros-Guirec. Un déploiement rapide et régulier, centré sur une production exclusivement locale. L’idée : proposer non seulement des produits estampillés Craquanterie, mais également ceux d’autres artisans de la région, orientés haut de gamme. C’est le cas notamment des chocolats de Michel Cluzel. « 80% des produits présentés dans nos magasins, sont fabriqués en Bretagne, indique Stéphane Mordeles. 60% dans les Côtes d’Armor et 20% dans les 3 autres départements. Pour le reste, il s’agit de produits non alimentaires, indispensables dans des magasins comme les nôtres, que nous avons intégrés sous la pression de la clientèle ». Vêtements, bols bretons, biligs, etc. ont ainsi fait leur apparition dans les magasins depuis 2 ans. « Si la clientèle touristique demeure importante, notre priorité va d’abord vers la clientèle locale, poursuit Stéphane Mordelès. D’où la nécessité d’enrichir notre palette et d’animer régulièrement nos magasins ». Pour contourner l’effet saisonnier de son activité, La Craquanterie vient de se lancer dans la fabrication de Kouign aman, de chocolat et de confiture. Une offre qui s’ajoute aux crèmes de caramel élaborées depuis deux ans. L’occasion de créer un concept store attractif, avec la confection des produits devant la clientèle et la possibilité de déguster avant d’acheter. « Nous ne portons pas que la casquette de commerçant, souligne Stéphane Mordelès. Nous sommes également des artisans soucieux de faire savoir et de transmettre un savoir-faire ». Un savoir-faire qui se décline désormais en 25 parfums pour les craquants, élaborés dans le but de bénéficier d’une couverture nationale : anis, lavande et herbes de Provence viennent de sortir pour le sud-est de la France.

 

Cap sur l’export

 Lors de notre première visite à la Craquanterie en 2008*, l’entreprise –LMA Sarl pour la fabrication et Renan Sarl pour la distribution- affichait un chiffre d’affaire de 650 000 euros et 8 salariés. Un chiffre multiplié quasiment par 3 qui atteint 1,9 million d’euros sur l’exercice 2011 avec un effectif de 22 personnes. Une progression due essentiellement au réseau des 500 distributeurs, épiceries fines ou magasins de produits régionaux, répartis dans l’Hexagone. Pour y répondre, 260 000 euros ont été investis dans de nouveaux matériels de production en 2010 et 2011. 200 000 euros d’investissements supplémentaires sont prévus pour 2012/2013. D’autant que désormais, si le partenariat avec de nouveaux détaillants français reste un enjeu, la PME oriente son développement vers l’export. « Nous cherchons de nouveaux marchés mais nous voulons laisser à nos distributeurs l’opportunité de se développer sans les gêner, indique Stéphane Mordelès. C’est la raison pour laquelle nous nous orientons vers l’export (Hollande, Belgique, Allemagne, Espagne et Hong Kong) qui représente aujourd’hui 5% du chiffre d’affaires ». Pour étoffer ce marché, l’entreprise mise sur le SIAL qui se tint à Shanghai en mai 2012. Elle s’y rendra avec dans sa mallette, un craquant au gingembre… Avec le même leitmotiv : nouveau marchés, nouveaux territoires, adaptation des produits à ces territoires.

En attendant de prendre sa place à l’international, le craquant s’est doté d’une belle référence en étant admis dans les rayons de la Grande Épicerie (le Bon Marché) à Paris. Désormais une référence dans le Trégor, le craquant est en passe de devenir une véritable spécialité locale. « A terme, nous comptons bien devenir un repère au même titre que la gavotte de Dinan ou les rillettes du Mans ! », conclut Stéphane Mordelès.

 

Véronique Rolland

Bretagne Economique n°213 Avril 2012

 

*Voir Bretagne économique n° 187 juin- juillet 2008




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