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Salons internationaux : des Bretons de plus en plus nombreux à y participer

SIAL 2010
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SIAL 2010

Selon le 1er Observatoire régional du commerce international mis en place par CCI International, les entreprises bretonnes sont 53 % à attendre une hausse de leurs ventes à l’export et 43 % à envisager leur maintien. Frileuses devant les marchés émergents (le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine), elles y exportent deux fois moins que la moyenne française.
Les opportunités sont à l’étranger
“Le marché français pour l’élevage est un peu saturé en France, constate Frédéric Barbier, conseiller CCI International à la CCI Côtes d’Armor, et les entreprises se tournent de plus en plus vers l’export.” Force est de constater qu’elles vont parfois chercher très loin leurs matières premières (voir encadré Olmix), mais aussi leurs distributeurs et leurs marchés. Chez EPI Ingrédients, dans le Finistère, les nouveaux marchés sont entre autres à Dubaï : “On a commencé par l’Europe, ensuite l’Asie, raconte Alain Jaffre, responsable export, et on se rapproche maintenant du Moyen-Orient. Là-bas, on peut voir des clients afghans et pakistanais. Ils importent énormément d’ingrédients.” Idem chez Capic, constructeur d’équipement et de matériel de cuisine (20 % à l’export), à Quimper : “Dubaï est une plaque tournante pour les pays du Golf, soutient Sophie Caillarec, responsable export, l’Arabie Saoudite se développe beaucoup, et les irakiens, les iraniens, les koweitiens se déplacent à Dubaï et pas chez nous !” Même tendance chez Lactalis Ingrédients (CA : 650 millions d’euros dont les 2/3 à l’étranger) à Bourgbarré (35), puisque leur prochaine destination salon a pour nom “Gulf Food”, à Dubaï.
Savoir profiter des subventions La plupart des exposants déplorent le manque d’aide. “On fait la différence avec les autres pays comme l’Italie et l’Allemagne où les gouvernements aident très largement les entreprises à l’expor,”, fait remarquer Sophie Caillarec. Pour avoir un stand clé en main, des tarifs négociés dans tous les domaines (hotel, transport etc.) et bien sûr des rendez-vous partenaires, rien de tel que de faire appel à des organismes spécialisés. En Bretagne, 3 acteurs accompagnent les entreprises : le tandem CCI International-Ubifrance, Bretagne International et la Chambre des métiers et de l’artisanat. Gilbert Hascoët, conseiller CCI International à la CCIT de Quimper Cornouaille, précise même que sur le Salon Djazagro, une entreprise finistérienne peut recevoir une aide de 50 %, en cumulant celle du Conseil Régional et celle du Conseil Général. Marc Gillaux, directeur de Bretagne International ajoute : “Nous sommes là pour assurer la logistique, mais aussi pour trouver des solutions, organiser des rendez-vous, des missions à l’étranger (voir encadré Digitaleo)...” Les 3 intervenants rappellent tous qu’un salon se prépare, en amont, et en aval. “Il vaut mieux ne pas participer à un salon plutôt que de véhiculer une image négative. Donc attention à la décoration du stand, à la documentation en anglais, à l’offre que l’on veut faire !” Comme le dit malicieusement, et judicieusement Henri Bullier : “Pour voyager loin, il faut voyager accompagné...”

Anny Le Testu
N°205 février-mars 2011




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