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Recrutement et fidélisation des jeunes, construire une vraie complémentarité

Entreprise générale de bâtiment à la Roche-Derrien (22), Toupin emploie 24 personnes d'un âge moyen de 37 ans

On les dit happés par le monde virtuel, zappeurs, plus prompts à rappeler leurs droits qu’à respecter la discipline d’entreprise.... Le comportement de la nouvelle génération nourrit bien des appréhensions et pourtant les entreprises reconnaissent sa capacité d’adaptation à un monde mouvant, sa rapidité de raisonnement, l’œil neuf qu’elle pose sur l’organisation. Rencontre avec des entreprises plutôt satisfaites de leur recrutement. 

Faire confiance aux jeunes, ça marche ! 

Ecoutons Magali, 25 ans, et Cyrille, 27 ans, préparateurs chez Boiron à Brest : “En IUT, on était très loin de la réalité. En entreprise, j’ai découvert la rigueur des procédures mais aussi la convivialité de l’équipe. Je cherchais un emploi stable, je n’ai posé aucune question sur le salaire ou les horaires, explique Magali. A l’entretien j’ai fait le tour de l’entreprise, ça m’a donné envie.” “Au départ on nous donne un planning de formation sur deux ans car le métier évolue en permanence et ça me plaît”, souligne Cyrille.
Ou encore, Mathilde, 20 ans, et Pauline, 19 ans, étudiantes à l’IUT GEA à Rennes. Ce qu’elles ont apprécié en stage ? “On avance ensemble pour assurer un objectif. J’étais bien consciente que je n’allais pas révolutionner le management mais je rendais service à mon niveau, c’est une satisfaction.” Elles ont participé à l’opération CREA-IUT et suivi sur un an un porteur de projet : “il a fallu négocier pour faire entendre notre avis, apprendre à se plier au choix du décideur même si on croyait avoir raison avec un avis opposé !”

L’apprentissage plébiscité

“Les jeunes ne sont ni meilleurs ni pires que la génération précédente mais le monde a changé, ils s’expriment davantage et on n’a pas encore trouvé le bon moyen de communiquer,” déclare François Coudron, Saugera à Noyal-Pontivy-56 (25 salariés). L’industrie et le monde du travail pâtissent d’une image très noire, nourrie par les mots chômage, délocalisation.
J’accueille en stage d’orientation des jeunes sortis sans qualification du système scolaire. Je les reçois systématiquement en entretien pour exposer les règles. Le manque de repères est évident, mais ils sont capables de travailler et de montrer du respect devant un professionnel.
Je suis fervent partisan de l’apprentissage. Je peux prendre des apprentis même sans besoin strict dans l’entreprise, pour participer à la formation de jeunes à notre métier, la métallurgie. Il faut que l’on sème, si on veut récolter.”

“Sincèrement je ne connais pas les absences du lundi, si on arrive à ça, c’est qu’on a raté quelque chose. Il faut prendre le temps d’aller vers les jeunes, c’est du métier du chef d’entreprise”, estime Laurent Mignon, MCTI (chaudronnerie industrielle, 30 salariés à Lorient).
Les recrutements sont moins difficiles si on prend le temps de s’y intéresser, continue le dirigeant qui soigne ses relations avec le lycée professionnel. On ouvre les portes dès qu’on peut. Nous sommes sur le bassin lorientais, avec un passé ouvrier et une culture industrielle. Nous sommes attachés à l’accueil des apprentis. J’entretiens l’esprit de PME, une structure à taille humaine.
On ne peut calquer ni ressasser le modèle du passé. Sans assistanat à outrance mais avec diplomatie, on accueille en prenant le temps d’expliquer les règles. Il s’agit de remettre l’humain au centre du groupe.”

Clotilde Chéron
N° 209 septembre 2011




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