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Immobilier d’entreprise : Rennes et Brest ont des atouts (et des m2) à faire valoir

EuroRennes Crédit FGP TER

L’offre en immobilier d’entreprise reste dynamique à Brest et Rennes. Dans les deux métropoles bretonnes, on observe l’émergence de pôles tertiaires en périphérie, dans des locaux neufs et accessibles aux dépens du centre-ville. Un mouvement que les collectivités tâchent d’adoucir avec des projets en cœur de ville.

 

Entre les deux plus grandes métropoles bretonnes, le match n’existe pas. La capitale régionale attire irréversiblement les plus grandes administrations publiques (Dreal, Direccte, Agence régionale de santé) et les sièges régionaux d’entreprises. « Elles ne sont pas comparables. Le plus souvent, les entreprises s’implantent à Rennes avant de venir à Brest », affirme François Rivoal, de l’agence de développement économique brestoise, l’Adeupa.

 Les volumes des transactions de bureaux varient il est vrai presque du simple (49 000 m2 en 2010 à Brest) au double (85 000 m2 en 2011 à Rennes). Mais en rapportant ces volumes à la proportion du nombre d’emplois, les Finistériens coiffent leur voisin sur le poteau. D’après une étude de l’espace Loire-Bretagne*, Brest remporte la pole position des métropoles de l’Ouest : avec 575 m2 placés en 2010 pour 1 000 emplois de service, elle devance Rennes et ses 533 m2, loin devant Nantes, troisième avec ses 335 m2.

 

Voilà le signe que les deux métropoles bretonnes ont de l’espace à offrir aux entreprises tertiaires. Les acteurs du secteur observent tous les mêmes mécanismes en marche depuis plusieurs années. L’image des deux métropoles s’améliore et la demande augmente progressivement. A la lisière des centres-villes, des pôles tertiaires se forment où l’on trouve souvent les meilleures affaires à réaliser. A Rennes, le mouvement est déjà bien enclenché. Au point que depuis deux ans, les professionnels du secteur placent chaque année autour de 85 à 90 000 m2 de bureaux. Plusieurs zones en périphérie (Saint-Sulpice, Atalante…) sont déjà identifiées comme des pôles tertiaires. La Courrouze, Champ-Blanc, sont en développement ou dans les cartons. « En centre-ville, en revanche, nous n’avons pas de neuf mais que du seconde main », prévient Catherine Godet Duval, directeur associé à BNP Paribas Real Estate Rennes. 

François Neliaz

Bretagne Economique n°214 Mai 2012



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