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TÉLÉCOMMUNICATIONS : COMPLEXITÉ CROISSANTE DES FORFAITS ET DES FACTURES

Bretagne économique, le 09.02.2009

Quand des économies se profilent...
_
_ de légères divergences se dessinent chez les nouveaux
acteurs télécom, tous reconnaissent que pour
proposer les solutions les plus optimales, rien ne vaut
une bonne écoute des besoins du chef d’entreprise.

Pas d’économie sans définition des besoins

“Il ne faut pas raisonner en termes de coût, insiste
Antoine Hamard, Directeur commercial chez “Come In”
(distributeur SFR) à Cesson-Sévigné (35), mais plutôt
en termes de productivité ! (voir encadré)” En clair, le
moins cher n’est pas forcément le mieux adapté pour
rendre son entreprise plus performante. Thomas
Lecompt ajoute que la meilleure façon d’optimiser sa
facture est de bien définir les besoins : “une entreprise
mono-site n’est pas organisée de la même façon
qu’une entreprise multi-sites…” Pascal Joffre, gérant
de l’opérateur et intégrateur “Lanestel” (29) prévient
même que “pour établir un bon diagnostic, il faut une
remise à plat de tout son système, car chaque cas est
différent et l’économie passe par du “sur mesure”.
“Dans la moyenne des PME, on trouve un schéma
classique d’utilisateurs qui n’ont pas forcément les
mêmes besoins : “Il y a d’abord le chef d’entreprise,
ensuite un directeur commercial, et enfin des commerciaux
qui prospectent et sont souvent sur la route”,
constate Thomas Lecompt. Enfin, certains secteurs professionnels
présentent des attentes spécifiques en communication :
“Dans la climatisation, le froid industriel, remarque Antoine
Hamard, ils doivent réagir rapidement.

 

 

Ainsi, la personne qui
reçoit l’appel en entreprise appuie sur la touche “entrée” de son
ordinateur et envoie la communication sur le mobile du technicien.
Tout cela ne demande qu’une saisie !” On l’aura compris,
la diversité des besoins est telle que les nouveaux acteurs
télécoms proposent des solutions au cas par cas.

 

 

 

 


Quand les intégrateurs réseaux entrent en jeu

 

 

 

L’Arcep (Autorité de régulation des communications
électroniques et des postes) tente pourtant de bien jouer son
rôle de gendarme des télécoms. Elle a en effet réussi à ouvrir
le marché à la concurrence et orienté à la baisse les prix pratiqués,
en matière de téléphonie mobile, par des opérateurs
comme Orange, SFR ou Bouygues Télécom. Las, les entreprises
continuent de voir leur facture télécom augmenter en moyenne
de 2 % par an. Plusieurs raisons à cela : les appels de fixe à
mobile (7 à 10 fois plus chers que de fixe à fixe) et le développement
de la data (Smartphone et PDA) alourdissent la facture.
Viennent aussi s’ajouter à ces nouveaux comportements la
transmission sécurisée de données et l’utilisation d’applications
mobiles. “La tendance est au nomadisme”, prévient d’emblée
Thomas Lecompt, Directeur commercial chargé des PME chez
France Télécom à Rennes. “C’est un phénomène national qui
permet de communiquer de n’importe où, et d’éviter les déplacements
pour alléger le compte “résultat” de l’entreprise !” Si La grande difficulté du contrôle des dépenses par les chefs d’entreprise
de PME tient aussi dans la complexité croissante des
forfaits et des factures, mais aussi dans l’enrichissement technologique
permanent mêlant voix, données et data… Un vrai
casse-tête ! Et si les intégrateurs, mais aussi conseillers et
gestionnaires de communication, simplifiaient la donne ? Joël
Chéritel, PDG de Rétis Communication (35) intégrateur de
réseaux, reconnaît : “On peut gagner du temps et faire des
économies grâce aux nouveaux moyens de communication.
Les entreprises sont très intéressées par la téléphonie sur IP,
centralisée et très économique, et par la sécurisation de leurs
données. Les salariés doivent pouvoir travailler n’importe où
sur leur ordinateur et avoir accès aux informations de l’entreprise.”
Aujourd’hui, la tendance est à la convergence des
moyens informatiques et des télécoms. Les intégrateurs semblent parfaitement maîtriser les deux et
offrir à leurs clients des services de proximité
que n’offrent pas toujours les grands
opérateurs. Chez Lanestel à Brest, intégrateur
mais aussi “opérateur à part
entière”, une “livebox” professionnelle
(capable d’apporter l’accès internet
sécurisé), unique en France, sera bientôt
commercialisée. Pour réaliser des
économies qui peuvent aller jusqu’à
40 %(voir encadré), Lanestel conseille
aux entreprises bénéficiaires de l’ADSL
de coupler téléphonie sur IP et téléphonie
mobile. Jean-François Guihard,
responsable de l’agence Adista à
Rennes, intégrateur et opérateur sur les
réseaux fibre optique mis en oeuvre par
les collectivités, conclut : “En gérant tout
ou partie de l’exploitation et de la
maintenance des systèmes d’information
des PME, nous permettons aux
dirigeants de communiquer mieux et
moins cher, de se concentrer sur leur
coeur de métier et de maîtriser les
dépenses improductives.”

 

 

 

 

- Anny Letestu

 

 

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