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Nouveaux modes de vie, les horlogers, bijoutiers, joailliers, orfèvres de Bretagne (H.B.J.O.) doivent renouveler leur offre. Tout ce qui brille n'est pas d'or...

Bretagne économique, le 02.05.2011

Médaille de baptême, gourmette de communiant, bague de fiançailles, pierre précieuse pour une naissance… S’il fut un temps où le bijou «marquait» tous les grands rendez-vous d’une vie, il en va autrement en 2011. Nouveaux modes de vie (croisière au soleil plutôt que parure aux mille feux) mais aussi nouvelles opportunités d’achat (diamants sur Internet, or en GMS), la profession de bijoutier est chahutée. De là à voir bijoux rimer avec cailloux ?

«A l’école toute notre vie !»
_ «Je vais être franc : un bijoutier non «groupé» ou syndiqué, j’ai peur pour son avenir !» Président de la Chambre régionale syndicale H.B.J.O. (Horlogers, Bijoutiers, Joailliers, Orfèvres) qui dénombre plus de 300 professionnels (hors grandes surfaces et bijouteries fantaisies), André Bedel a vu le métier évoluer au fil des décennies. Il vient de céder, au terme de 40 ans d’activité, ses deux magasins (de Monfort-sur-Meu et Montauban-de-Bretagne dans le 35) à sa fille. «Je suis moi-même fils de bijoutier. On s’est retrouvé à l’école toute notre vie. Dans les années 70, on a vu arriver les montres à quartz par exemple. Ensuite, il a fallu composer avec d’autres évolutions, pas seulement techniques. Je pense aux nouveaux moyens de communication comme une 4 voies qui «rapproche» les clients des grandes villes… Mais aussi Internet, mode de distribution avec lequel il faut maintenant composer et qui a bouleversé nos habitudes.»
_ Résultat : en 2011, on est très loin de l’époque «où rien que sur le Pays de Brocéliande, soit 5 cantons, on comptait quelque 18 bijoutiers, 3 par chef-lieu parfois ! C’est simple : partout dans les petits pays, on trouvait des bijoutiers. Mais les grandes villes aussi ont été touchées, Brest comme Saint-Brieuc. Prenez Rennes, ils ne sont plus qu’une demi-douzaine.»

_ Serge Marshall
_ Numéro 207 mai 2011

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