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Zéro-Gâchis ouvre son tout premier magasin à Douarnenez

Julie Menez, le 22.08.2017

Présent dans près de 200 supermarchés, en France et en Belgique, pour inciter les consommateurs à acheter les aliments dont la date de péremption approche, Zéro-Gâchis se lance à présent dans le non-alimentaire. Le premier magasin ouvre ce mercredi 23 août, à Douarnenez.

Zéro-Gâchis

S'attaquer au gaspillage de produits non-alimentaires, Zéro-Gâchis y pensait depuis plusieurs années. L'entreprise vient de sauter le pas.

Lancée en 2012 par un jeune Brestois, Paul-Adrien Menez, son frère, Christophe Menez, et un ami, Nicolas Pieuchot, Zéro-Gâchis a d'abord été un site Web et une appli pour guider les utilisateurs dans les espaces "Zéro-Gâchis" mis à disposition dans les supermarchés partenaires. Les consommateurs y trouvent des produits bientôt périmés, à plus petits prix.

Premier magasin Zéro-Gâchis : un retour aux sources

"Après être passés par l'incubateur de Produit en Bretagne et de la CCI de Brest, nous sommes restés six mois dans l'accélérateur de start-up Numa, à Paris. Aujourd'hui, nous sommes basés à Nantes, pour l'ouverture au sud", explique Paul-Adrien Menez. Pour autant, le jeune PDG de 28 ans n'en oublie pas ses racines finistériennes : "Je suis très fier et très heureux d'ouvrir le tout premier magasin Zéro-Gâchis dans le Finistère."

C'est Gilles Blasco, dirigeant du centre E.Leclerc de Douarnenez, qui a proposé à Zéro-Gâchis de s'implanter son premier espace non-alimentaire sur le secteur, dans un bâtiment de 500 m². Le magasin, situé boulevard Jean-Moulin, à Douarnenez, va remplacer l'enseigne de déstockage qui appartenait au E.Leclerc. "On va y trouver 80 % de produits nouveaux et inédits", assure Paul-Adrien Menez. Ainsi télévisions, machines à laver et autres appareils de petit électroménager, ou encore articles d'outillage ou textiles y seront donc proposés, à un prix inférieur à leur prix d'origine. Les articles saisonniers qui ne seraient pas vendus "au bon moment" y trouveront aussi une deuxième chance.

La lutte contre le gaspillage non-alimentaire

"Au bout de six mois, une télé exposée en magasin est considérée comme périmée. Elle est chassée par un autre modèle, plus récent. Stocker les anciens modèles, pourtant neufs, ou les vendre à l'étranger, ça représente un coût pour les fabricants", détaille le fondateur de Zéro-Gâchis qui veut surtout lutter pour que ces appareils neufs ne finissent à la casse, faute d'avoir pu être vendus dans les temps

La gestion de ce premier magasin a été confiée à Teddy Arnout. Il aura pour mission de faire en sorte que ce dispositif contre le gaspillage non-alimentaire trouve autant son public que les espaces Zéro-Gâchis, qui ont déjà conquis près de 200 supermarchés français et belges, toutes enseignes confondues, et les consommateurs. En effet, 315 tonnes de produits étiquetés Zéro-Gâchis s'écoulent par an.

Et si, à son tour, Zéro-Gâchis ne parvient pas à tout vendre, l'équipe a déjà pensé à une parade : "On est prêts à trouver une filière de revalorisation associative. D'ailleurs, on veut que le magasin soit une plaque tournante autour du gaspillage. Faire que le consommateur soit consom'acteur." Dons, bons d'achat... Zéro-Gâchis veut mettre en place un cercle vertueux, entre les utilisateurs, son magasin et les associations locales, oeuvrant notamment pour le développement durable.

 En effet, Zéro-Gâchis compte bien poursuivre son développement, fidèle à ses principes. "Il y a un an et demi, nous étions cinq à travailler. Aujourd'hui, nous sommes une quinzaine. Les développeurs sont à Nantes mais nous avons aussi des salariés à Lille, Lyon, Nancy..."

 

Renseignements sur Zéro-Gâchis.com


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