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« On fera une bonne année 2012 » annonce Vincent Marsaudon à la tête de Lorima (56) depuis 2003

Bretagne économique, le 01.06.2012

La PME qui vient tout juste de fêter ses 10 ans, occupe 6 000 m² à la base sous-marine de Lorient en plein cœur du centre nautique. Une trentaine de salariés y fabrique des mâts en carbone, de 9 à 55 mètres, de la haute technologie pour les bateaux de compétition comme le dernier Groupama 4 mais de plus en plus en plus pour le marché de la croisière. 2008 est passée par là et «le nautisme de course a trinqué confirme le dirigeant. Notre développement passe désormais par la réalisation de mâts pour yachts de luxe (de 25 mètres et plus) et la participation à des salons internationaux comme le Monaco Yacht Show. C’est un marché en pleine expansion sur lequel notre expertise du monde de la course au large est précieuse. Nous sommes devenus la formule 1 des mers en France sur cette activité de niche, nous devons y parvenir à l’échelle internationale. La concurrence est vive mais on commence à se faire un nom, d’autant que seuls les gros projets m‘intéressent comme le mat de 54 mètres (5,8 tonnes) que j’ai réalisé l’année dernière pour le plus gros catamaran de croisière jamais construit : sa grandeur ? 45 mètres ! »
Vincent Marsaudon, dirirgeant de Lorima (PHOTO Christophe Launay)

A titre de comparaison les 2 mâts réalisés par Lorima pour le nouveau monocoque « Groupama 4 », engagé dans la course Volvo Océan Race qui fera étape à Lorient le 17 juin prochain, mesurent 32 mètres. « On fabrique en moyenne une cinquantaines de pièces par an. » Sur les 5, 5 millions d’euros de CA réalisés par la PME en 2011, 70% proviennent du marché de la croisière et le reste de la compétition. En 2008 ce taux n’était que de 10%. « Si on veut construire et produire en France, nous devons nous ancrer sur ce marché de luxe et courir le monde pour montrer notre technologie. Le matériau que nous utilisons, la fibre de carbone va coûter de plus en plus cher, il est d’ailleurs essentiellement utilisé par l’aéronautique. Dans ces conditions il n’est pas envisageable de mettre en place un système industriel de production de mâts en carbone, à moins peut-être de le faire fabriquer en chine. » Mais là n’est pas du tout l’objectif de ce passionné qui vient de se voir confier l’étude et la réalisation du tout nouveau gréement (mât, standing rigging et bôme) d’un yacht d luxe dont il ne peut encore dévoiler le nom du de l’heureux bénéficiaire mais qui devrait faire parler de lui dans les semaines à venir. Affaire à suivre.


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