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Avec 51 % de l’électricité produite en Bretagne, l’éolien terrestre enregistre une forte progression.

Bretagne économique, le 02.05.2012

Malgré un baisse de 7% de sa consommation totale d’électricité en 2011, année la plus chaude que l’hexagone est connu depuis 1900, la Bretagne dépasse encore largement la tendance française. Depuis 2003 la croissance cumulée de sa consommation électrique atteint 11,9 % contre 1, 4 % au niveau national et va ainsi augmenter, selon RTE, jusqu’en 2020. « La Bretagne reste toujours très dépendante des sites de production éloignés, rappelle Didier Bény, Directeur RTE Ouest. C’est pourquoi, ici, l’investissement de RTE se maintiendra à hauteur de 30,7 millions d’euros, pour mémoire, il s’élevait déjà à 32,5 millions en 2011.»

Outre le projet du cycle combiné gaz à Landivisiau dont RTE assurera le raccordement par une liaison de 225 000 Volts, celui d’un filet de sécurité est également en cours. D’un montant de 120 millions d’euros, ce projet prévoit notamment une liaison entièrement souterraine à 225 000 volts équipée de fibre optique, sur une distance de 80 km entre les postes électriques de Lorient, Mûr de Bretagne et Saint-Brieuc. « Ce sera l’une des plus grandes liaison installée en France. Elle sera opérationnelle en 2017 et permettra de sécuriser l’alimentation du nord et du centre Bretagne mais aussi d’évacuer la production des énergies renouvelables dont se dote progressivement la Bretagne.» Parmi ces dernières, l’éolien terrestre enregistre une forte progression et voit sur un an sa production en électricité croître de 22,2%. En Bretagne, 87% de l’électricité produite provient des énergies renouvelables et plus de la moitié est assurée aujourd’hui par l’éolien avec une puissance installée de 665 MW (mégawatts). Une trentaine de parcs éoliens, en plus des 95 existant sont prévus d’ici 2016, pour une puissance d’environ 250 MW. « Si on ajoute les 500 MW fournit par le futur parc éolien offshore au large de Saint-Brieuc à l’horizon 2017, précise Didier Bény, la Bretagne devrait être à la même hauteur que les autres régions françaises et produire 30 à 35 % de sa consommation au lieu des 10% actuels.»




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