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1M€ d'investissement : l’aéroport de Quimper lance sa métamorphose

Christelle Hall, le 24.03.2017

2017, l’année de la stabilisation pour l’aéroport Quimper Cornouaille : telle est la volonté finistérienne de la société Aéroport de Cornouaille, qui ouvre des pourparlers avec Air France tout en lançant des travaux d’amélioration de la plateforme.

Ludovic Jolivet, maire de Quimper, Jean-François Garrec, président de Aéroports de Cornouaille et Frank Bellion, président de la CCIMBO
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« Nous voulons arrêter l’hémorragie des passagers qui ne prennent plus l’avion ou vont le prendre à Brest, souligne Frank Bellion, président de la CCIMBO*. Il faut redonner confiance d’une part aux usagers et, de l’autre, à Air France ainsi qu’ à toute compagnie susceptible d’y développer des vols. Pour cela, nous voulons travailler en complémentarité avec l’offre de l’aéroport Bretagne Brest. »

Il y a quelques années, la plateforme aéroportuaire quimpéroise tablait sur 130 000 passagers annuels. Tombé à 87 000, elle souffre d’une image dégradée, « du fait des avions en retard ou annulés au dernier moment. Les avions qui partent à l’heure sont devenus l’exception », s’inquiète Ludovic Jolivet, maire de Quimper.

La ligne opérée sur Paris concentre aujourd’hui les efforts de la société nouvellement créée pour reprendre à bras le corps la concession de l’aéroport cornouaillais. Son président, Jean-François Garrec, souhaite engager le plus tôt possible des pourparlers avec la compagnie Hop !/Air France. « Il nous faut prouver que nos investissements vont permettre à la compagnie de remplir des avions plus grands. » A ce jour, leur capacité est de 70 places.

1 M€ d’investissements

Pour mettre sur pied « une liaison fiable, régulière et digne de ce nom », selon les mots de Frank Bellion, la société Aéroport de Cornouaille met 1 million d’euros sur la table cette année. « Nous allons revoir l’aménagement du parcours passager ainsi que la partie sûreté et sécurité côté piste », détaille Raoul Laurent, directeur des équipements de la CCIMBO. Nous espérons consolider le nombre de passagers à 87 000 et progresser peu à peu. »

L’arrivée de la LGV en juillet n’est pas vue comme une concurrence par les concessionnaires : « Les chambres de commerce sont même favorables à un train encore plus rapide vers Paris. Nous avons étudié de près cette question dans la réponse à l’appel d’offres du conseil régional et, si notre offre est performante sur Paris, elle saura faire la différence avec le train. »

Clientèle d'affaires

La ligne sur Paris s’adresse en effet pour partie à une clientèle d’affaires. « Engie est un des premiers consommateurs de cette ligne, suivi de Verlingue ou Amor Lux, constate Jean-François Garrec. Elles font partie d’un club auquel participe Quimper communauté, qui veut prouver qu’il y a une demande forte d’une ligne fiable et de proximité. »

Aéroports de Cornouaille se donne un objectif de deux à trois ans pour construire avec Air France et des compagnies de destinations estivales, une offre capable de répondre aux besoins des entreprises tout comme au tourisme réceptif du sud Finistère.

* Pour faciliter la gestion des aéroports de Brest et de Quimper, le consortium Rein Lusk a créé deux sociétés : ABO (Aéroports de Bretagne ouest, dans laquelle la CCI métropolitaine Bretagne ouest détient 66% des parts) et sa filiale quimpéroise ADC (Aéroports de Cornouaille). ABO y détient 86% des parts et Quimper événements 4%.

Les lignes existantes à l’aéroport de Quimper sont : Paris-Orly, trois fois par jour ; Londres City (en progression, 5 000 passagers en 2016) et Figari (été).

 


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L'évènement

Les mercredi 6 et jeudi 7 septembre, à Quimper, auront lieu les Blue Deiz. Cette académie de la Blue Economy en Cornouaille se tiendra à la CCIMBO, à l’Ecole de Management Bretagne Atlantique (EMBA) et aux Halles de Quimper. Au programme, des conférences, des workshop et des tables rondes, en présence de Gunter Pauli (Fondation Zeri).