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Reprise d’entreprises : en 10 ans le fonds Brit à bénéficié à 2 660 porteurs de projets bretons

Publication : 22-09-2016
de g à d : Loic Rolland (Caisse des Dépôts) ; Loïg Chesnais-Girard (Conseil régional) Patricia Lasnier et Béatrice Parmentier, coprésidentes du fonds Brit

Créé en 2006 par le Conseil régional de Bretagne et la caisse des Dépôts, le fonds Brit est géré par le réseau Initiative Bretagne. A l’occasion de son dixième anniversaire, les deux co-présidentes , Patricia Lasnier et Béatrice Parmentier ont tenu à rappeler son fonctionnement et établir un bilan chiffré. Celui-ci est largement positif puisque que le nombre de projets de reprises aidés annuellement est passé en une décennie de 163 à 415 permettant en 2015 la création ou le maintien de 1 450 emplois. « La pérennité des projets que nous accompagnons est de 95 % dans les 5 années qui suivent la reprise. Ce taux exceptionnel s’explique par la proximité et le niveau d’engagement des professionnels et institutionnels réunis au sein des 20 comités d’agrément répartis sur le territoire. Leur rôle est double. Il leur faut détecter les bons profils de repreneurs, notamment ceux qui seront à même de pérenniser les emplois. Le prêt d’honneur que nous leur accordons déclenche systématiquement la confiance des banques. » Le montant moyen du prêt d’honneur s’élève à 12 650€, celui des banques associés au projet de 178 200 €. L’autre mission importante du comité d’agrément est l’accompagnement du repreneur dans ses premières années d’activité et dans le développement de son entreprise.
A suivre le témoignage de Jean Matthieu Blondel, repreneur de l’entreprise PEC (35)

3 questions à Jean-Matthieu Blondel, dirigeant de l’EURL PEC à Vern sur Seiche, bénéficiaire du fonds Brit en 2012 et accompagné par Initiative Rennes.

1- Vous avez repris l’entreprise Sarl PEC spécialisée en plomberie, électricité et chauffage à Vern- sur-Seiche en 2012 ? Comment s’est déroulée la reprise ?

Après une formation en école de commerce et plusieurs années comme cadre dirigeant dans des groupes français, j’ai été confronté à un plan social et ai décidé à ce moment là de me lancer dans l’entreprenariat, un souhait de longue date. Intéressé par le milieu du BTP, j’ai, sur les conseils d’un membre de la fédération du bâtiment rencontré aux JRCE à Rennes, entrepris un CAP de plomberie et travaillé pendant 9 mois en entreprise avant de racheter l’entreprise PEC à Vern-sur-Seiche. Une formation préalable au métier et à la connaissance du milieu était nécessaire, alors que je n’avais jamais exercé un travail manuel ni fréquenté le milieu ouvrier.

2- Vous avez bénéficié d’un prêt d’honneur via la plate-forme Initiative de Rennes ainsi qu’un prêt Brit dans le cadre de cette reprise. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

La principale difficulté à l’heure de la reprise a été le financement. J’étais jeune (31 ans) et je n’avais pas assez de capitaux propres pour bénéficier d’un prêt suffisant auprès de ma banque. Sur les conseils de mon expert-comptable et de la Chambre de commerce qui m’accompagnaient dans l’élaboration de mon projet, j’ai présenté un dossier devant le comité d’agrément Initiative Rennes pour l’obtention d’un prêt d’honneur Brit. J’ai dû monter un dossier très complet sur l’entreprise, prouver que j’étais en capacité à la diriger et surtout démontrer ma forte motivation. Cela a été une épreuve très positive et formatrice. « L’argent n’est pas gratuit, il faut le mériter » est la philosophie de ce comité qui ne laisse rien passer mais agit de manière responsable. Finalement j’ai obtenu l’équivalent de 10 000 € de prêts d’honneur et ainsi pu gagner la confiance de ma banque qui m’a suivi, sans hésitation. Sans Brit, je n’aurais jamais pu acheter cette entreprise. Ce prêt d’honneur a eu un effet levier auprès de ma banque pour l’obtention des prêts bancaires.

3- Vous dirigez l’entreprise PEC depuis 4 ans. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Le chiffre d’affaires de l’entreprise a progressé de 60% en 4 ans. L’effectif est passé de 4 personnes (j’ai gardé les salariés déjà dans l’entreprise) à 8 aujourd’hui. Devenir chef d’entreprise ne s’improvise pas et n’est pas simple tous les jours. Il faut savoir s’entourer et se faire conseiller. Initiative Bretagne, présent dès le début, continue à m’accompagner dans la gestion de mon entreprise. Mon parrain, un professionnel du BTP, me guide lui aussi dans mes choix en m’inculquant la culture du secteur. Un expert-comptable et la Fédération du bâtiment m’apportent leurs compétences et leur connaissance du secteur. Des alliés indispensables pour ne pas se sentir seul, pérenniser son entreprise et imaginer de nouveaux projets.



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