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EMR : la métropole brestoise en tête de ligne pour l’ingénierie

Publication : 13-05-2016

La venue de Ségolène Royale au port de Brest pour inaugurer la seconde hydrolienne Openhydro met le focus sur une filière EMR bretonne qui veut se structurer. Les ambitions de DCNS confortent l’économie bleue atlantique mais Brest attend les retombées. « C’est un moment national de premier plan que nous vivons ici aujourd’hui » a lancé la ministre de l’’Environnement aux officiels et industriels bretons réunis à Brest pour l’inauguration de la deuxième hydrolienne EDF-DCNS, qui partira dans quelques jours pour le site de Paimpol Béhat. Raccordée à la première immergée le 20 janvier, elle constitue ainsi « la première ferme hydrolienne mondiale » a souligné Ségolène Royale, et alimentera cet été 1 500 foyers à Ploubalzanec (22) avec ses 16 km de câbles. La venue ministérielle à Brest marque une étape importante de la consolidation d’une filière dédiée aux énergies marines renouvelables en Bretagne et en Normandie, où se trouvera la future usine d’assemblage des turbines d’hydroliennes de DCNS (Cherbourg, 25 turbines/an).

Publication d’un Appel à projets EMR-éolien posé

La ministre et présidente de la Cop21 est venue annoncer la multiplication par deux des ambitions françaises en matière d’énergies renouvelables liées à la mer : 6 000 MW dans l’éolien posé d’ici à 2023, qui s’ajouteront aux 3 000 en cours de déploiement ; 2 000 MW en fermes commerciales hydroliennes, s’ajoutant aux 100 en cours. « Un appel à projet est lancé dès aujourd’hui sur les fermes commerciales hydroliennes et dans l’éolien flottant, afin que le processus d’industrialisation s’accélère. Je souhaite que les opérateurs de la région en profitent. Le programme d’investissement d’avenir est également essentiel pour cette filière », a rappelé la ministre qui indique que 73 M€ y sont déjà investis. En réponse à Hervé Guillou, Pdg de DCNS qui pointait les lenteurs administratives et le danger d’être dépassé par un concurrence mondiale, Ségolène Royale indique vouloir « simplifier les procédures avec le permis unique et de cibler les produits dans les appels à projets afin que les industriels puissent projeter leurs investissements. »

L’emploi en ligne de mire

Pour les élus locaux, c’est maintenant que se joue l’avenir économique. Jean-Christophe Cagnard, vice-président de la CCIM Brest en charge des Ports, a rappelé tout l’enjeu de la filière EMR pour la métropole mais aussi toute la région, le port de Brest représentant à lui seul 2 000 emplois. François Cuillandre, président de Brest métropole, a rebondi sur les propos d’Hervé Guillou qui indiquait que DCNS était présent à Brest depuis 4 siècles « Oui DCNS fait partie de l’histoire de la ville... Et Brest a toute sa place dans ce défi collectif, d’où notre volonté de développer le polder en y finançant 20 M€ et le conseil régional 200M€. » « Nous avons ici une concentration exemplaire des savoir-faire en EMR, a rappelé Dominique Ramard, vice-président de conseil régional, nous sommes le territoire de la glaz économie. » 150 M€ ont déjà été investis par DCNS dans cette filière. 150 autres M€ sont nécessaires pour arriver au prix commercial recherché de série. Un quart des retombées économiques serait déjà revenu à la Bretagne qui pourrait tirer profit des appels d’offres étrangers. « Avec DCNS, notre industrie est bien placée pour répondre aux appels d’offres français et internationaux », pointe le dg d’EDF, Antoine Cahuzac. Le dernier contrat historique des 12 sous-marins australiens appuie ces propos.

L’ingénierie à Brest

« Nous avons conçu les premiers étages de l’hydrolienne ici à Brest, avec le design et les explorations des possibles, a rassuré Hervé Guillou. DCNS vient d’intégrer un nouvel établissement au Froutven où nos ingénieurs travaillent à l’élaboration de toutes ces technologies renouvelables, que sont le courant, la géothermie, l’éolien* et j’en passe. » 300 collaborateurs de Brest, Lorient et Cherbourg, et des sous-traitants locaux ont été impliqués dans cette technologie. Mais l’essentiel de la construction des hydroliennes commerciales de Paimpol-Béhat, du Canada et du Raz-Blanchard (Normandie) se fera à Cherbourg. Que devient Brest dans tout cela ? « Il y aura des emplois dans l’ingénierie, les turbines, le réseau câblé, la fabrication et la maintenance. A Brest se jouera l’histoire hydrolienne de notre pays », a conclu le pdg.

*DCNS a répondu à l’appel d’offres pour l’éolien posé au sud de Groix (6MW).



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